CAMALDULES
CAM ALDULES. Le CamaMttïé (KEiiïGîEtJX solitaire) est refnarquAbte ^ar une longue barbe descendant Mt* '^a pditriiie. Sa tété rasée est garnie de poils courts qui forment une corolle linéaire. Il porte culotte , et a les pieds protégés par une semelle de bçis. Sa robe blanche^ d*un drap grossier , tombe sur ses pieds; le capuçon en est arrondi et lâche; les manches, de Ia longueur des bras 9 sont amples ; le ^capukirc est fité au nlbyéh d*unë ceinture blanche, et le collier étroit et côùsu à la robe. Uhe veste de laitie lui tient lieu dé fchemisë; enfin uii atuplë rïiant^u blanc envfelbppé tous ses autres i^tëmeHs y et retombe sur ses pieds.
Les Frères lais ont le corpS (ceint d'une courroie.
Le Camaldulë a l'air sévère , la démarche pesante; il chahte au chcfeut sept fois le jour, et se relève au milieu de la nuit poùt le même exercice. Il fae èdrt que rki^emént, et, dans ce càfe j échange sa chaussure dé bois contre une p^ite de mauvais ioulièrs. Il hë quitte que ses Vandales en se Couchant, et dort toutvétù, même dans les plus grandes chaleurs. îl se noUr-
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rit de poisson , d'oeufs et de végétaux, et ne fait usage que d'huile* La punition la plus usitée est la discipline circulaire : i^^esi passer par les armes du couvent.
Cette espèce de moines fut tou)ours assez rare en France. En 1782, elle fut chassée des Etats d'Autriche*
CAPUCB.
CAPtfCE. Le capuce est le couvre-chef de tous les moines ; la forme en varie suivant les us et coutumes de chaque ordre ^ et il peut être versatile 9 lâche, fixe ^ mobile , pointu , en entonnoir, carrée en cœur, court, long, en pointe ou en (jueue de morue. Nous ne saurions trop avoir de vénération pour les capuces , puisque ce vêtement monastique a donné son nom à nos Rois , et que , suivant le Bénédictin Ducange , Hugues, le chçf de la troisième race, fut surnommé Capet , parce qu'il avait coutume de porter un capuce. ( Voyez Capuçow. )
Des Forges Maillart, sous le nom de mademoiselle de Malerais de la Vigne, dans son épitaphe du frère Hilarion ^ Capucin ^ dit de ce fameux quéCeur :
Sans impudence il fut badin , Sans être cafard il fut sage , Mérite assurément divin Chez le capuclioiiné (i) lignage*