CONDAMNATION
CONDAMNATION. Comme il pouvait arriver qu'un religieux fût assez insensible pour résister même à. la question extraordinaire , et qu'il persistât dans mie dénégation absolue , la loi apprenait aux juges que^ dans les crimes qui se commettent dans Tombre, et qu'il est difficile
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de prouver, de violens soupçons devaient suffire pour faire condamner le prévenu , surtout lorsqu'il y avait conne:i(ion. .Par exemple , un moine qui se serait introduit nuitamment dans un couvent de moniales , aurait eu beau afBrmer qu'il n'y était venu que pour s'y promener , il n'aurait pas été cru , mais condamné comtne incontinent. C'est l'exemple que cite Spatharîus (pag.65.)
La sentence était à peu près énoncée en ces termes : «Au nom du Seigneur, ainsi soit-il.
» Nous prononçons, nous sen tentions , nous cou-
w damnons le Frère à six mois de pénitence,
» dans la prison , qu'il accomplira de cette ma- » ni ère : pendant deux mois , il sera dans les ceps » de bois ; pendant les quatre autres mois , il sera » sans lesdits ceps; mais sans le grand scàpulaire. » Il jeûnera au pain et à l'eau, chaque semaine ^ » tandis qu'il sera en prison , et après en être » sorti, il jeûnera pendant âeu£ ans, tous les ven*» » dredis, au pain et à l'eau ^ assis à terre. Deux » fois chaque semaine , le Supérieur lui adminis- M trera la discipline , pendant que ses Frères ré- » citeront un miserere au réfectoire ; et tant que » durera sa pénitence , il ue pourra sortir du V cloître , ni écrire , ni recQvoic aucune lettre, n
pans les crimes énormes , l'arrêt de condam-
naUon ^tai( prononcé avec plus de pompe , afin d'inspirer aux Frères ^ par cet appareil , plus de frayeur et plus de repentir* Le coupable ëtait condamné à l'exclusion du cloître ou à une prison perpétuelle^ ;?oi£r/- être tourmenté et affligé nUsérahlementm Quelquefois Tarrét l'envoyait aux galères^ ou bien encore inpaœ. Ce jugement était exécuté dans toute sa rigueur, si le condamné nes'empressaitd'interjeter0/?pe/i (f^o/M ce niot.)
CONFIDEUTE (là).
CONFIDENTE (la) J'unedes douze poches des Capucins^ placée sur la poitrine , à c6té du coeur^ en sorte qu'un grand pli de la robe en cachait l'ouverture* On y mettait les lettres et l'itinéraire de la quête. Le P. Jean Damascéne de Yillepreux en enseigna la forme et l'usage.
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GOMs^rrruTioNs.
COISSTITUTIONS. A proprement parler, tous les moines de l'Occident seraient des Bénë-
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dictins^ puisqu'ils suivent la règle de Saint Benoit ; mais la différence et les divers besoins des "temps où les religieux ont été établis^ et plus encore l.e degré de ferveur des instituteurs, j ont apporté de telles modifications^ que chaque ordre pouvait se flatter d'avoir son code particulier. Le plus cruel amendement , selon moi , que pouvait recevoir la règle de Saint Benc^t , est cdiui qui retranche le salutaire précepte du travail des mains. En vain a-t-on cru y suppléer par la discipline ; il est plus facile de se fustiger cruellement pendant quelques minutes^ que de travailler patiemment dans le silence du cloître, pendant quelques heures. Toutefois cependant, on a vu des Supérieurs ramener par d'u« tiles réformes leurs religieux à Tétroite observance des premiers statuts : tels furent les Ghar^ treux , les Bernardins , et , en ces derniers temps, les Trappistes*
Anciennement il suffisait que les constitutions d'un monastère fussent confirmées par le Saint-Siège; mais en 1768, le Parlement décréta que non-seulement on vérifierait les règles des communautés qui s'établiraient par la suite, mais encore qu'on ferait un examen de celles déjà suivies dans les divers couvons, afii^ de les mettre en harmonie avec les lois de l'Etat.
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Cette nouvelle disposition , fort sage sans doute , n'avait peut-être qu'un inconvénient : celui de produire un effet diamëtralement opposé à celui qu'on en attendait. Un Supérieur pourrait difficilement se résoudre à livrer à la justice séculière un régulier coupable d'un délit commis dans le cloître. Il sait trop bien qu'une injustice populaire rend les religieux en quelque sorte responsables les uns des autres. Ex hîs popuU malevoli acuuni linguas sicui serpentes : A de telles nouvelles , les peuples pervers dressent et aiguisent leurs langues comme des serpens. Heureusement les crimes du ressort des Cours d'assises sont, sinon incon^ nus , du moins fort rares dans les monastères*