CONVERS
CONVERS. Au II* siècle, les cloîtres étaient peuplés d'un grand nombre de Frères qui > la plupart, ne savaient pas lire, même les nobles. U fallait donc les occuper des travaux corporels, du ménage, de la campagne , et des affaires du dehors. On les nommait Frères lais , ou Cbmuers. Ils éuient vêtu» un peu différemment de»
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moines > et portaient la barbe longue commit les autres laïcs. Les Chartreux , \es moines de Grandmont et de Qteaux ont eu d'abord des CiOQvers f et tous les ordres religieux venus depuis ont suivi )eur exemple : enfin» il est passé même jusque chez \^s religieuses* On distinguait di09 elles les filles de chœur et les Soeurs converses.^ sans rai^n toutefois, puisqu'ordinairement elles n'entendent pas plus le latin les unes que les autres.
Selon Fleury, cette distinction entrç les religieux a été une grande source de relâchements Les moip^ de chœur regardaient les Frères lais comme des ignorans et des hommes grossiers , destinés à les servir, et les traitaient effective* ment en esclaves. D'un autre côté , les Frères convers se vengeaienten négligeant la cuisine , dont le soin était dans leurs attributions, comme s'ils voulaient réduire leurs tyrans par la famine , et prouver la supériorité du temporal sur le spirituel» Ce fut pour réprimer de ^els abus que les religieux se virent forcés de tenir les Frèces convers dans une continuelle servitude.
Chez les Chartreux , on distinguait lesFrèireis lais* en Conpers et Donnés : les uns et les autres étaient traités avec la plus grande rigueur.
Chez ks Jacobins , si un Convers s'édtiappait ^
et se mariait ayant ses vœux , on n'ordonnait pas la dissolution du mariage ^ mais on enjoignait aux ëpoux de vivre dans la continence.