DÉVOTIONS
DÉVOTIONS. Les nouvelles dévotions introduites par quelques religieux ont concouru h faire diminuer la correction des mœurs. « On peut porter un scapulaire^ dire tous les jours le chapelet, ou quelque oraison fameuse, sans pardonner à son ennemi, restituer le bien ma!
acquis, ou quitter sa concubine. Voilà les dévotions qu'aime le peuple^ celles qui n'engagent pas à être meilleurs ; et, en pratiquant ces petites dévotions , on ne laisse pas que de s'estimer plus que ceux qui ne les pratiquent point. »
MONASTIQUE. tSg
/C'est ainsi que parle l'abbë Fleuri de toutes les dévotions qui faisaient un des meilleurs revenus des. moines y et surtout des Mendians* Je soupçQnne cet auteur d'être un peu janséniste.
Les plus célèbres dévotions sont celles du scapulaire, inventé par les Carmes; duflosaire^ imaginé chez les Dominicains ; de la portioncule, chez les Mineurs^ et de la ceinture , chez les Augustins. Les deux premières jouissent encore aujourd'hui d'une grande vogue en France.