‹ Encyclopédie monastique, ou, Histoire des monastères, congrégations religieuses, et couvens quiChapitre 73 sur 120 · MINIMES · texte numérisé non relu

MINIMES

MINIMES. Lés Minimes récônnàiâiéht pbùt fondateur Saint Franooii5*de-Paulé ^ hé dans la Galabf e , au commencement du i S* siècle. Dès l'âge de treize ans, il se retità dànd le dësert ; maiis quelques fervens découvrirent sa retraite y et vinrent se joindre à cet en&nt mitaculèuk.

Les nàtioiis profanes se flattent toutes de dé* voir leur origine à dé ^randd hoÂmes; lès royaumes monastique^, âU contraire, s'honorent de la siinplicittf âé leurs fondateurs : c'est afin ^u'on reconnaisse qu'ib ont été guidés pih lé doigt de Dieu. Parmi leii premiers compagnons de François, l'un s'eilti*etènait avec un ânè, dont l'intelligence était à là portée de la sienne ; l'autre était si grô^icr qu'il ne savait ^as^ parler du tout» Le Frère Jean de Sàînlé- Lucide prenait du sable pour des anguilles, et s'il mettait cuire le dîner» il oubliait d'allumer le fèti. ( Fqfez Histoire des Minimes , par le P. D'Attichj, pag. i6g, lyû.)

A l'âge de dix-neuf ans , Saint François-dé-' Paulè avait bâti un couvent, q[ui se trouva bientôt trop petit pour le nombre de ^es disciple? , qui grossissait tous \^ jours. H le démolit pour

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en construire un plus vaste. C'est à cette époque qu'il faut reporter Forigine de l'Ordre, qui commença en Galabre , sous le nom d'Ermites , l'an i4^9; nksàs Alexandre YI , qui l'autorisa, changea le nom d'Ermites en celui de Minimes. Leur règle , qvie François dicta sous l'inspiration du Ciel , et qu'on a appelée Correctoire , fut approuvée par Jules II, en i5o6, et reçue dans le Chapitre général tenu à Rome l'année suivante. Aux trois vœux ordinaires , ils ajoutaient celui de la vie quadragésimale ; c'est-à-dire , d'un carême perpétuel. Ils traduisaient ainsi ces paroles de Jésus-Christ : Quod uni ex Minùnis mets fecistis , mihifecistis ; ce que vous faites à un de mes Minimes, vous le faites à moimême. Us jouissaient de tous les privilèges des mendians , quoiqu'ils possédassent , surtout en France , de bonnes maisons hién reniées^

Les Minimes ne faisaient usage que d'huile, et disaient communément que l'huile était le quatrième élément de leur petit monde. Un Capucin, chargé de faire le panégyrique de Saint François-de-Paule , prit pour, texte ce verset du psaume : Posait pedem in oleoj il a mis son pied dans l'huile. Puis il continua ainsi son ^rmon : « Saint Bruno , Chrétiens , mes frè- >^ res , le fondateur des Chartreux , a mis son

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» pied dans la solitude ; Saint Ignace a mis son » pied dans la poussière des classes ; notre bien- » heureux Sëraphique Saint François a mis son » pied dans la besace , et Saint François-de- » Paule , fondateur des Minimes , a mis son » pied dans Thuile. Voilà pourquoi cfes Révé- » rends mangent de Thuile. ^w Maria. »

Le Minime est sans barbe ; ses cheveux for ment une touffe sur l'occiput ; ses pieds sont chaussés; il porte culotte, sous une robe de laine noire et ample. Son capuçon est triangulaire, mobile, ponctué, presque écailleux, roide, et formé de deux draps cousus ensemble. Le collier est noir , bordé de blanc. Les manches larges , repliées sur le poignet^ forment au coude un sac qui descend jusqu'aux genoux. Le scapulaire, large, arrondi par le bout, descend antérieurement jusqu^aux genoux; postérieurement, il tombe plus bas et forme une queue large. Sou corps est ceint par deux cordons de laine cylindriques , tombant sur la droite , ornés de deux régions de nœuds, cinq à chaque. Ses habits , dont il ne se dépouille jamais, pas même là nuit| sont doublés de laine.

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MINUTIim.

MBÎUTION, Un Supéricdr prudent doit savoir prévenir le mal , afin de ne se voir {las un jour obligé de le punir. Dans le plus grand nombre des bloîtresi on croyait qne de fré<* quentes saignées devaient amortir la force du sang, en prévenir les ravages, et tempérer une vigueur inutile. Cet usage , connu sons le nodx de minution^ après avoir été sans doute inspîrà par la candeur des premiers religieux^ devint une loi dans les monastères. Les premiers Ghar-r treux s^ faisaient saigner cinq fois dans Fannée , et les Chanoines de Saint-Jean^^es^Vignes six, fois. Le nombre des minutiohs était assez gêné* ralement fixé à quatre pour les Gbnvers.

Quelquefois TAbbé, comme si^il redoutait unB attaque prochaine de l'esprit malin y ordonnait une minùtion génîérale, qui n'opérait pa^ toujotrrs l'effet qu'on en avait attendu. On lit ce qui srûii dans les Annales des Cisterciens (Ahno lONgfSl, ehap. 3 , n** 8) : a Pour ce qui est de la saignëe> :«> que le lecteur sache qu'elle était aiïtrefoti

V fréquente dans notre ordre , mais qu'elle exci-

V tait plutôt les mouvem^ais de la chair, et irri".

V tait les passions plutôt que de les amortir. J'ai

» entendu Nicolas de Gellis , notre Abbé > dire » à ce sujet t Dérnièremait y lorsque la rage de ^ l'aquilon embrasait notre sang avec trop de M violence.' nous ayons reçu Tordra d'une mu^ » nition gén^f^Ofte. Pauvres moines! nousignd- » rioiis que la saignée enflardime encote^^tc, etc.»i Quod àttinet ad minutionem sangidfitJSy à:itit leçtçr, intei* ff€^ freqmntemf olim d^llàndœ subjiciy camis oupidini j idipi^itm^Uiëti réfà^. 9endœ. Audi Nicoiaum Cellemétn jàbbatérn y de his hquentem : Nupen own ût/uîlôHaris mbies rapidioî'ejîatufluiditàîsstn nôsthtntpentsisse^ ei percussisiet y j^si sumus MiriUeré sàhgUinètn UniversL

îgtuira, Héû! mohackis mentes^ quid.^ sanguine Juso ^ Firga etflà^MjU^nt ! est mGllisJtàmmà hédutlà.

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