ARTICLE II
Des petites Perruques.
c< n s'en faut beaucoup que les petites per- » ruques qui paroissent modestes^ et semblables » aux cbeveuz naturels, ne soient aussi blâma- » blés que les grandes ; elles ne laissent pas » néanmoins de Tétre , tant parce qu'elles sont M faites de cheveux empruntez , et le plus sou- » vent de la dépouille des morts, ou des per- » sonnes de mauvaise vie , qu'à cause qu'elles » sont frisées et bouclées, qu'elles sont supera» fluës, que les ecclésiastiques y ont renoncé so- » lennellement en recevant la tonsure, qu'elles » sont contraires aux prières que l'E vaque a fait » sur eux et pour eux en leur administrant la » tonsure , et que ceux qui en portent ont la
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» téie couverte en priant piiUîqu6m«bt^ en ce^ » lebrant les ^nts mystères ,' ou en lisant , ou » en entendant lire TEvangile à la messe, q^oy » que, selon la tradition de Saint Paul et la }Mra- »' tique ancienne de l'Eglise , ils doivent avoir » la tête nue en ces occasions : aussi ont-^dles » esté expressément défendues pai* Tassemblëe » générale de la Goagr^tlon de FQratoire ^ » tenue à Paris le quinzième jour de septembre B i684 f sous peine d'exclusion , ipso facto. »
ARTICLE m.
Dea Perruqaes à caloUes.
a Les perruques dont les diereus tiennent et » sont cottsns à des caloclesi ', sont les plus an^ » ctennes de toutes , si l'on en excepte celles des » fêmmfes. Lés teîgziettx , les courtisans' et les to rousseaux sont les preibiers qui en ayeht perlé]; » et parce que les teigneux n'avolent pas toujours » sein de les tenir propres , on donna le nom » de teigna^es par m^ris aût perruques mal >» peignées et -mal àrangées, et ce nom leur est » demeuré jusqties h présent r on n'eu porte » presque pins au jourd^hiiy ; cependant on ett
MOHASYIQUB. 3â&
» wil eocore à quelques )aïquei» ei à quelques » ecelesiaÀiqoes peu délicats en matière de » emfiure. -
»Je n*ajr rien à dire descelles dm laïques; «mats je ne puis donner mon suffrage à ceUes » des ecclésiastiques y pareo qu'elles sont com^ M battues par toutes les raisons que je vieaâ de » rapporter contre les petites perruques^ qu^dles » peuvent fort bien être suppléëesMf)ar des ea* » lottes plus amples , quoy que sans cheteux » étrangers ; et d'ailleurs^ on ne les porte que » pour avoir meilleure mine > et paroître mieux » fait par la tétè^ ce qui est un effet de Tamour M propre. >»