ARTICLE VII
Des Perhi^es pkrfnméesl
^ Lés eeètosisistîqlies cqui "^r fc»t d«t pei^-
340 SNCYCLOPÉDIE
»; ruqueis poudrées , y ajoutent encore par sur- >i croit des parfums ^ peut-être pour empêcher » que certaine vermine sale et immonde né les », accueille. Mais quelque fin qu'ils se proposent M en les parfumant ^ il lie leur est nullement » permis de le "faire, puisque rËcrituré.Sainte » et les Pères de l'Eglise deféndeiit aux laïques » mêmes de se servir de parfums pour l'ornei> ment^ la Lonne grâce y l'ajustement et l'em- »'. bjGillissemént de. leurs cor{»* ■-' \ m
..» Les Conciles oiit aussi défendu aux eccle- » siasiiques l'usage des parfums y et quelques- >) uns mêmes leur ont défendu d'en mettre à «leurs cheveux* Le Concile provincial d'Aix, » en i5£(5, veut qu'ils s'en abstiennent éhtie- ^ rement : Ungùentis et omnibus odorum iUe- » cebris abstineant. Le Synode d'Osmo, e& 1 SgS^ » déclare que les mouchoirs, les gants ^ les ha- >i .hits/ et généralement toutes les :choses qui sont » patfunlées, ne conviennent 'pas a la modestie » cléricale, et que' les ecclésiastiques* doivent » éviter ces sortes de vanitez, et travailler à » porter la bonne odeur de Jesus-Christ en tous » lieux vSudariolay dit -il, chirotecœ y vestes » autalia odorib^^^deUbutar^lemcalimodestiœ » non conpeniunt. Non enim benè oletqui benè » s^mpfr t^lfik*u^(i»^igiJ^\àfmitâtes vitando^
MOI^ASTIQUB. 341
)> ùdorem ùban habere studeant, de quo diviU » Paulus scribit y Christi bonus odor sumus in » omni loco. '•'■ ^
» Le Synode de Nocére , en 1606,'leur défend » tous les parfums et toutes les odeurs qui servent to au plaisir et à. la yaniië' uAbstineànt nfy ùh- » guentis odoribùsque -ad delicias et vaniiatêm » paratis. Le Synode de Ravenne , en 1607, leur » défend la même chose en ces mots : CàpUlos » non gérant calamistràtos , neque imguentis » lasciviant* IBnfin , le Synode de Faïence ^ en » 161 5^ leur défend de se friser la barbe ny les » cheveux y et de les parfumer avec des eaux de » senteur et d'autres parfums ^ à peine d'un écu » d'or pour chaque fois qu'ils le feront : Gageant w Clerici n0 barbam aut comam cincinnîs aut » odoriferis aquis exornent, ^vel aliter delibutam » habeant aliasi^e nutrianty sub pœna unius n aureipro quolibet ^iee. » '
ARTicw vm.
Des Perruques sans couronne.
ce Si les perruques des ecclésiastiques sont iv* n régulières, et en elles-mêmes ^ et parce qu'elles » .sont frisées ou. bouclées^ ou d'une^autre cou- » leur que de colle de leurs cheveux , ou pou-**
4 drées ou parfuma , èUm i^e âoni encore lors* » qu'elles se trouvei^t s^iis ^vroime» Leikr irte* M galaritë paroît en ce que les GoaeUea » les n theologie&âret les canonistès^ obligent las ecn clesiaaiiques à porter U couronne, les uns sous I» peine d'amendes pecunîatres , les syntres sons 3» peine de privation des fruits de leurs bene- » fiées > les autres sous p^œ. d'interdiéiion ^ ,9 rentrée des Eglises, les autres souS peine de n suspense , les autres ^Aifim eotis peine de peehé » morteL II ne faut qu'ouvrir le livre de C!ha- » millard, de Corona, Tonsum ei Habita de^ » ricorum , pour en voir les preuves.
» Mais d'ailleurs , un ecdesiastique sans, coua? ronne ne paroît*il pas comme un eccleùastique n d^egradié? Car enfin le Pontifical romain dit y » en parlant de la dégradation des clercs , qu'on 3» leur rase en publicavecdu verre , un couteau » ou quelqu'autre instrument , et en présence » du juge laïque , les endroits des mains qui ont » été oints dans l'ordination , et la tonsure aussi , » si l'on veut : PontifeXy prœsente judice sœ-- » cukiriy puhUcè ahradit cwn vitro , cuUello » vel aUo hufusmodi , lei^iier, sine sanguinis » ^Jffusion^ f ioca manuum ilUus qaœ in colla^ » idone ordinum inunota fiwrant y ei eUam ton-- » suram , si velà.
M II dit encore qu'en dégradant un tonsure , » on lu j rase la tét^ pow loy âter sa coui^onne , » qui est appelée la marque royale du Sacer-
M mini ad quant voeatuu fileras^ ab/icinius^ et » coronam tui capitiSj regale quidem signum
'^:tmf^imf^i?^a9f0i0m^
^ ;j»B fmMiina-^^4^ fM« ^im 9m^\ v^iite çpx'\U «rw^n%imxaé (de povMr 1^ jsfi^iiiqM^ ^ < 1? ^liçKica^ » ture , et qu'ils ne rougissciiM: p9^4^;9i9|]^f^ |e;j»
« tnsrJMte •^e]&irt ^l^M^t Pieli^p^^MW <3^cs I» qwjQiit j^ioiiftede leur ^pmfeH^o;! : EjnémounU »ÂTSÀ\^. Çimki -appmvf^ne'M inl»sr ^ti^s U^re fa^etisa^jomty quia joanditio W9W» ^ ,^^Uçeit;
ir méàp^re imè pctim repme , qw0 n^ fimt » clerici ut Deo semant , s^d Ut fmf^H9 r^i^
344 EifCYCLOPÉDIE
ARTICLE ÏX.
Des Perruques à fausses couronfieW, à bouronnes de couleur
ce La. plupart des ècclesiasti<|ues à perruques M ayant bien jugé que celles quji n'ont ipoint de >) couronnés etoient justeçient rq^ro^vées > ont » cru qu'ils seroient à couTcrt de fei densiire des >» Conciles y des théologiens et deis canoéistes > » sHls 'en portoi^t qài eu^^nt au^moins de » fausses couronne^. . , , . .
Pour cek ils se -tout avisent, les uns dfarvèir » des perruques ouvei^es par le h|cuii6Q; forme » de couronne, les autres d'en avoir qu «uissmt i* des couronnés de couleur de chair,' fiMtes ou » de peau de cochon , animal immimde' et Mse- » jette dans les anciéns'sacriiiôea, •ou\il]& eutry.de » parchemin; de s^tin blailc,. <Mi..de «quekpie » etbfib isembtable. î^- * . : '. . \ : .
» Les pré^mieres sont ordinairiESXBent jjour^les » têtes chaudes; les dernières pour les têtes che- » velues comme pour les têtes chauves. Les pre- » mieres ne sont pas tout à fait si irregulieres » que les dernières, parce qu'elles ont moia& » d'artifice ; mais les unes et les autres sont plutôt
» sont plutôt des ecèleî^asCîcJùiés figurez ^de^ >> ecdle^kèti^il^ ^é)i UfSgie^ ^è^ • ecâédk'stiques
j» ■ cleste^fiqt^ës i que de vrais > ecclésiâstiqùesV à >i' Bief te fcônsiderer que par leurs ecnkr^'niies y ^t » devi^oieiït >étr'e , ùiuïw qm tm le sdnt pas ^ la n marqicie la^phis^éssentkiUe'de leur olèriisatuVe; { » L'itoîqâe'raisMsin qui'fisiitT^ir que les iûou-^ »^ rdiïnes^ qui sont attachées ajux perruquës^^ ne » ^sôïit ' liùllemeift' cleriicales" ,♦ e'^t que' pour'le^ »'^aiiî« bn 'lie eaufse pàsiesôshreveux'de la tête » )^k^écclesiaistîqvLes qui' lés portent^ et Sqûe les «iCowcites,' les i^apes- et les Pcares de FE^Bse nivefdlekit qiEiela courobdé qleriealë se^i^é en «'c^e'iuattiere. lie dbàpttré i'Mi^1i>i^te>;'qï|l est » fatis^ement afttrilAijé ^^ù Pdpë Atiâcety y est )>^for0ie}; iôat il lyerut 'qpàie ^iieis ^«écjlesiàstiquesr to ayéutle ]daurde>la^téte'ra&éien â>rme di^'rond
» regiùnwn ^wstr&pnmjJBéélè^iàsy 'ttt' CÏerici
^ juxta \Apasteium jf eaptami 7îion/'ni^
'» desuper eapm mmx>éum ^pfhmtw raàuitè* ^ '
• *>' Le chapitre ^^CNl^'//fl?al>Veul^qu^i]s^yefit 'la » tête tondue et les oreilles deooqvenes :• ^^on
* oportet Clericos cornant^ nvtritê etsic^'mirifis*'
346 EHGYCiiOPikl^US
» {je 4* CopoUe d^ Tolè(l^, an 633» dit q^e
». qu'Uaiiiç âpiv^ot hm^ en l)^ qi^fum «cou»
» irçm^ie dedi^eDx eQ&raie d^ cende ; Oim$e$ » Çlericip velLeçtores sioutet LtMim ^SwffTf » ^/^s d^oft^Q sUperius tad» £Àpilày à^mùs » wlam dreuU coronam relùufuanth Ceitôoea- M rç^nei q¥i e^ ptresqn^ jsemfalab]^ à odUie des » iiH^mes4!au)(Hiisd'htty las plus rciformci^ i âoû » c^ll^ q[ae kft «odesitotiques p^rtoieot auijre- » foisp ima-seulement en Esfâgnie et eaCIcalîee^ ^ 4Mi( «en France même , où il n'j a, pas encore » dem cesita «n« 4*^'^^^^ pottoieM, oonmeje >» l'fijjr r.emai^qiué dan$ k$ ^tres tde plittûsors » 4glisça^ lanft des TiUbe^ qui de la oai»pagne. « n ft'yia plus oiaiftienaM qile ms eràiw de ^ f^hœilLr ei les ffeùu câiailoîJDiaB de qudbiaes ^ -^^93 çallaiédr«&e« qfti hi j^otutnu
>;» lie Siyinode d^ 0:^gfte> isia iSai , .ord^tie » va tpii^ J«y$ .^eid^îaatiifitea db fmtlef ^ur îkptra
>», lordre et à leur ëla| » f|iu Miènt ir icfUes et sans »^ilf aude I et qui aeient fautes sèr léiirs aéaea aurec et te<iseatt«, à peined'^étDe interdits
HovÂSTiqvu. 347
» des ^li;ses : StatiUmus^ ditril^ m qutiibet de- » ricus^ &we ^œcuiaris^ swe reUgiQ$^Çy cupis- » cunufue dignitatisy * conditionit^ ant stafus » existât, iabêat tonsuram ei coronam in ca^^ » pitesuo^ ordm^tifafuicongrue^tejf mammè M defermido c&roMOfn i>^ capiàe ijUçs ^isundâm » sui ordinis et ^UUus decentiojn détecta} '^p^ n pamatsine fraude p incapitenon abraso^ sed » cumforcipe super pectinem detonso y vel de^ » curtatOj nisi infirmitas , vel quià &colaris in, » ^eolis^stp vel^f^m aUa evmi légitima causa » ^excmet ; aiioi^ui b^t^t^i^ Imbm^es aui in » souris 0xistentes <jm talent eoro^amy juxta » prasdiçtwn madijm deinceps assidue non pùr^ ^^Uw,eriiUp monilione quindeùim dierum prœ* y^r^ssa p interdiçii $ei^^^iam ub in^essu Ec^ » clesic^y^uam m hi^ ^àriptis ùi ipsos ex nwic » ferimusy se nos^erintmoursuros» Geregleoient >' A. été confirme daoa trois autres Synodes de » Colpgtf^ : Vnif^ de l'ioi i3SS, l'amie de Tan » i35i , et le derm^ de Tan i355*
» Saint Isidore , de Seville , marque aussi >i que la t;onsure des ecclésiastiques , c'est*à*dire » leur courooise et leur tososure tout eo^feomble ^ » se doit &ire sur leurs tâtes et de leui^ propres » cheveux: Tonsure ecclesiastic^ usus^ diiÀl, »> à Nazarœis e&sorfus est* • • • • e/iis exempli uàus
^i^ab Apàsiolis inlroductus est^ lU siqiii in di- »'S>Hiis cultibus mancipati 'Domino consecran- »tur quasi Nazarœi^ id est sancti Dei^ crine y>prœcisû innoveniùr..,*. qùod vero detonso ^"^'tapite sùperiàs^ injetiùs circûli corona re- » linquitur^ Sacerdotiian regnutnque Ecclesiœ » in eis exiftimo Jigtirari y etc.
» Saint Germain, Patriarche de Gonstanti* » nople, marque encore la m^aie chose en ces to termes : Tonsura capitis Sàcerdotis ^ et ro- 3» tunda ejuspilorwn média sectio^ vice coronœ ^\est spineœ quant Christus gestavit. Duplex » corona circumposità capiti Sacèrdotis ex ca- » pilloTum significaUonèimaginemréfértvene- » randi capitis Apostoli Pétri ^ qui cùm missus y* es set ad prœdicationém Dàmini et Magistri ^ » eitonsa est^ ab iis qui ejus sermoni non credey> banty ut illuderetur ab ipsisj etc* •
" G'est aussi ce que fait l'Abbé Ceolfride, » dans V Histoire ecclésiastique d^ Angleterre du » vénërable Bëde; Fortunat, Archevêque de » Trêves; Ratram,' moine de Corbîe; Yves de » Ghârtres,' Hîigues de Saint- Victor, Pierre » Lombard ,• Evoque dé Paris ; Honoré d'Aùtun , » Saint Thomas,' Saint Bonaventure et Simeon M de Thessalonique, et ce qui est visible par c( les paroles du Pontifical romain.
MONASTIQUB. 349
» Enfin f si la couronne des ecclésiastiques ne » se faisoit sur leurs têtes et en leur coupant les » cheveux , ce seroit en vain qu'une infinité de » Ganciles le^ir aoiroîent 'ordonnée y comme ils n ont fait^ de la renouveller de temps en temps, M ce ^ui ne regarde en . aucijne manière ceux » qui ont des perruques ouvertes par en haut , yy ou à couronnes de couleur de chair, puisque » ces sortes de couronnes ne sont pas faites de » leurs cheveux, et que tant qu'elles subsistent » elles sont toujours dans le même état, hormis » qu'elles noircissent par succession de temps. »
.35a ]|i(G:rcikpifÉ|>iE
» Baria^ porterpient leurs cobbes fe^ifa^ées^au » Palais,,, aux assemblées ]Hibliques> et àms >» toutes les fonctions de leurs chaires ». soit.dep> ,daiis, soit, dehors. leurs, maisdiis y et quefdans »» les lieux particuliers, ils, poprroient porter des ,»,.babits,.noirs avec des maute^uxt et des:CQllets ; » que les Offîciei*s des Pirésidiaux et principaux n Si^es royaux observeroieint i àieur égard y ce 9» qui est prescrit pour les OjfEciers dudit Par- » lement y et .que tous^ ceux qui eluflieroient en ^?> droit y porteroie^t des habits «modestes cqnye- » cables à leur condition. . , r
» S'il plaùsoit à.Sa.AIajesté.Tres-Chretienne » d'en faire un sent^blabley ou une déclaration » pour . obliger les . ecclésiastiques ; de quitter » leurs perruques y je ne sçaurois croire .qu'ils »..n'y obéissent avec la.m.épie;ponctualit^.9 et » qu'ils eusseiitplus,depeiae.».renonçeràleurs » perruques > et à porter la couronne et la toniK sure. clerica](e^ que les .Officiers de justice* en » ont; eu à-Tenoncercà leurs cravates, et à.por- » ter.des n^anteaux et des collets. QueUes^bëne*- » dictions n'attireroit pas un tel edit^^une tçUe ,v dedaratiç^DL'sur.la.pei^soiuie sacrée, et sur^ les .^. Etaxs. si^jGl^orissaa^, de ;çe ss^ge Mpn^yqufe? Et » poiurqiioi 1^.4^lf rçs. I^înces ejtfl#s.a.u4res Sou-
n Ëi^^ii, 1^ £véqu^> dm^ lem« Synodes > » cl]^acu^ d^^ns Içurs di^^ese».^ pourroiem fiûre » des sMtuts coQfotip«9^4lA buJlediii.Fapey.au n regleoi^iit de Tasswibldch^enwale du Clècgé n de France ^ et à r^diioa èJa.deoUiraiîoa. da » Rûi i^ojQi.tre les ,perruqjae$. d^s eeidie^stiqttâs> M et employer leur vigilance pA9lorale à. fiiire » garder inyiolablement ce^ statuta«.
» Pour cela « ils pourrcient faire $apl ehoies i> qui seroieotdan^ Tordre > puiiqu'dkotoaAëté » pratiquées par diyei^ Synodes et paridifrera » Ëvéques , pour obliger le» Qeros de pocDev » l'habit^ la cpuropue et la tonsure clmcak^
» La premiiere , di^fcindre , sousi telles penoie» » q.u'ils jugeroientà propos, aux: Graad^Mai* » .ixei^,/ami; Proviseurs, au9^ Becftfi^rs>^.attx>Pjtn^ » cipaux , àn% So}is*Maitr^ ^ Souf^rindpaùx y V 4UX Pr^ts et au3( Professeui^.des eollegea, de X» i^ecevoir daufi leurs cQUeg€» et dans leur» » <4^$e3 aucun ecclésiastique qui portai la. par« » ruque. Cela s'est observé autrefeâsi dainale » 4ipcese de JBourdeafi^y dAns cebti ^e Gabors » et dans celuy 4' Age»;, ppur TbabiÀ/ la g£U> » roimie^etl^taiisur)9.ol<a*ieaJtek Moaiseigneuvle » Caicdinal de Soutdk » Arobevâque d^ Boudi » deaux^ fît uipi iregleivi^Et^ poii^r i^et «^t^tle >f quat^orsieme jou|i do de^mbir^ i&i i ^ Voici ce
354 ESrCTCLOFtolB
» qu'il porte : Ordonnons qiH ordannanùe sera » signifiée au Préfet et Regens du collège de » la Cçmpagnie de Jésus de la présente wlle^ » de ne recevoir aucun tonsuré , njr aucun ec- » clesiastique en leur collège , s*ils ne portent » habits decens , suivant les saints Canons et p Concile provinciaL
» M. deSolminiaCj Evéque deCahors, en fit » lui semblable y et presque en mêmes termes j )> dans ses statuts synodaux de l'an 1638, comme » aussi Joly y Evéque d'Âgen , dans les sta- » tuts et reglemens synodaux de son diocèse , » depuis 1666 jusques en 1673. Enjoignons y » dit-il^ quHl sera notifié à tous Professeurs et » Aégens séculiers ou réguliers , ou à leurs »: Supérieurs 9 aux Recteur et Préfet du collée » de la Compagnie de Jésus ^ de la présente » ville y de ne recevoir en leurs classes aucun » Glerc> ou prétendant à la tonsure^ s'il ne porte » la soutane longue et les autres marques de sa » iprodSession.
» La seconde > faire la même défense , et sous » les menâtes peines y aux Supérieurs des Semin naires et des autres Communautés ecdesias- » tiques de leurs diocèses. Cette défense seroit n d'autant plus nécessaire , que c'est particulie- » rement dans les Séminaires et dans les autres
KONASTIQUE. 355
M Communautez ecclésiastiques « qu'on doit vi- M vre d'une manière [ilus exacte et plus con- » forme aux saints Canons^ .et que c'est sur leur » modèle que les ecclésiastiques des diocèses < » doivent régler leurs mœurs et leur conduite.
» La troisième, défendre positivement de re- » cevoir aux Synodes , aux Congrégations , aux » Kalendcs , aux Conférences , aux Assemblées » de leurs diocèses , les ecclésiastiques qui au- » roient des perruques. A l'égard des Synodes , » Monseigneur le Cardinal de Sourdis a fait une » défense dfe cette nature, touchant l'habit ec- » clesiastique* Ordonnons , dit-il , que tous les » Àbbez, Prieurs, Curez > Vicaires et autres, » qui sont tenus d'assister au Synode^ compa- » roîtront audit Synode en habit décent; le tout » sur peine de prison.
» Et à l'égard des Congrégations , il dit : A
» été ordonné que tous Prêtres, Clercs tonsurez
» ou religieux, de quelque qualité qu'ils soient,
» qui se présenteront en Congrégation, sans être
» en habit clérical ou monacal, c'est-à-dire, sans
» avoir la couronne et soutane , seront inconti-
n nent mis dans les prisons archiépiscopales. Il
ï> appelle icy Congrégation, ce qu'on appelle
» Kalendes, Assemblées ou Conférences en d'au-
>' très diocèses.
356 ENGYCtpPËIHE
D Af, d^Solmini^ rep6te lea mêm^ parôlos » dans ses statuts synodaux,
» La quatri^i^e > ne recevoir ny £^uk bençQces . >' ny aux ordres , le» ecclésiastique» qui porte- V. Toiej[\% des perruques, et défendre aux çxfimi- ,n nateurs de leurs diocèses de les y recevoir* n Monseigneur 1^ Cardinal de Sourdis deolure y » dan» un décret du 1 2 niars 1 61 8> qu'aucuïi* ne >! sera avancé à aucun bénéfice en TËglise, qui » n'i^it observé de point ei^ point sqn ordpnn ^aupe touchant l'babit clericîalf Et il est mar- .» que dans les Canons synodaux du diocèse de » Glermout) en 1680^ que les Curez av€u:tiront j» eeux qiii voudront être promus aux wdres , » qu'ils ne soient pas. si bsfrdis de s'y présenter » s'ils n'ont les qualitez. requises ^ ou légitime » dispense, et qu'ils ne viennent À J'ex^men s'ils 19 ne so^t yetuien habit cktf ici^l^ pon^^i la coun ronpe se]icm leuj ordre*
>? La çinqt^îéqae , defendr^e nm Cupe9.^ ^ux >) yiqa.ii*es, 4e& paroisses, aux Supérieurs des »> maisons religieuses et au^ Sacristains desegli- » sçs, de SQuffrir qu'auçun ecclésiastique k pern ruque y fît s^uç^mie, ifo^tio^ de $es (xrdres^ et
*» y 4»Jt JftBWss^
n La sixième, eo)oi?^dç^j.(imi sLio^e^i^Qptdlfre, » recommander aux Doyens et ^ux prjincip^les
» dignitez àeê Chapitre^ de leurs diocèses , et les » A^eHir de fkirè observer etactemeht par ceux M de lieurs Oompagnîés et de leurs dépendances, » les 9tatut^ q[û'ils durdiènt faits contre les ec- >j desiastiquéài ^ui |)drteiit dé* pei-ruqués. C'est » aillai qu'éa usk MônëeigÉtétïr le Càrdin^stl de ^ Scmtdh] jKNir les tâhàu èikpesety à Tëgàrd M des Chstjaoiné^ de èk>n eglbè hieth>pblitainëde « Saiat-Andrë de Bourdeatix : Seront avertis, dit- » il ;• par nôtre Vicaire gênerai , les Chanoines " du Chapitre de nôtre Egli^ métropolitaine et »* de Saînt-Andre' , d'admonester ceux de leur » oorps, et lés Prehandiers et autres du bas » <shœur , de ne porter des pieiidillé^ et rabats » èsûpekû^y h(èe qu'ils y mettent oixlre -, autrew tiefnt y fi»ra par iaous pourvu.
A La septième /ordonna précisément à tous^ » les Gèiffeisàetirs ^s'edlt}ieIi^ et réguliers de leurs in diocèses, de refuset* l'absolution à tous les ec- M elesiatiqûes pérraquets^, saiis atràune excèp- *i^ tvm^ àmoincrqtt'iUne pirofixissent de la quitter » daizs peu d«e temps/
3» Monsieur Joly , Evéquë d'Agen , Va ainsi x> ordonne pour la tcmsure cléricale et la sou- » urne, dans ses statrUtS; lorsqu'il dit : Défendons » h xaixs Cbnfesseai^^ toeuliers et réguliers > sous w peine de désobéissance, dedontièr l'tfbtoknion
558 ENGTC1.0PÉDI15
» hors le péril évident de mort; aux eoclesias-^ » tiques qui contreviendront au présent statuts M Ce sentiment est assez^ conforme à celuy des n casuites. En- effet , le Cardinal Gaïetan dit » nettement qu'ion ne doit pas*ecoater^ à con-r » fesse ; les ecclésiastiques qui ont de grands M cheveux : Remitiendi sunt ecclesiastici comati 12 ad tonsoremy et deinde oui&iï^f/. Reginaldus n décide positivement qu'on ne doit pas don-' n ner l'absolution aux ecclésiastiques qui sont )) dans les ordres majeurs ou heneficiers, lors-^ » qu'ils ne portent point l'hahit et la tonsure » cléricale. Voîcy ses paroles : Quid agere de-- » beat Confessanus cwn irdtiato majore ordine M aut beneficiario nonferente hahitulh et tonsu-* » ram clericalem ? Respondeiur, non debere ta^ » lem à peccatis absoherey si velit perseverare » in ea nequitia % quœ peccatum est mortàle.
» Monsieur Bail, Sous-Penitencier de FEglise » de Paris, témoigne que les Curez de Paris ont » arresté dans leurs assemblées qu'on refuseroit « l'absolution aux ecclésiastiques qui ne porte^ » roient pas l'habit et la tonsure cléricale ^ à » moins qu'ils^ne promissent de se corriger de i> cette faute : Audio Curiones Parisienses in v>suis Congregationibus statuisse f ut taies pri^ n ifo^ntur absolutione , nisi se corrigèrent à
MONASTIQUE. 36g
»> modo se vestiendLsœcularium. Enfin \ Saint «> François deSal^s, avec toute sa douceur, n'est » pas moins sevexe sur ce sujet que les casuites. » Les ecclésiastiques , dlit - il dans ses avertisse- » mens aux Confesseurs qui font métier de rie » se vestir ecclesiastiquement , ne doivent être M iAsous , s'ils ne promettent de mettre ordre ^t ^ corriger ce défaut.
» Si TEglise mettoit ces moyens en pratique , » pour peu que les ecclésiastiques à perruques » eussent soin déf leur honneur ^ de leur cons- » cience et de leur salut, ils renonceroient bien-, » tôt à une coiffure si irreguliere ; mais il n'en » sera que ce qu'il plaira à celuy qui est le ». maître des cœurs , et qui les conduit toujours » selon les desseins de sa sagesse ëternelle. »