‹ Encyclopédie monastique, ou, Histoire des monastères, congrégations religieuses, et couvens quiChapitre 92 sur 120 · ARTICLE V · texte numérisé non relu

ARTICLE V

Dc8 Perruques d'autre couleur que de celle des dbeveuK

naturels.

« Il n'y a que trop d'ecclésiastiques aujour- M d'huy qui, ne trouvant pas leurs cheveux assez » beaux ^ ou les ayant plats ou droits^ ardens » ou roux y gris ou blancs , ne font nul scru* » pule de prendre des perruques d'une autre » couleur que de celle de leurs cheveux , dans » la vûë dé cacher ce que, Dieu et la, nature » leur ont donné, et.de paroître mieux faits et » plus jeunes qu'ils ne sont. . .

30 .Mais ces ecclesiastiquea devroient consiçle- » rer que. leur s perruques, de quelques .cou- » leurs qu'elles soient /sont envelopées dans la » condamnation générale des perruques; que M les. icjieyeux teints , comme on ^ Fa fait ; voir^ M ont souvent fourni de matière de raillerie. > » de miëparis, et d'indignation, Qon-seulement » aux chrétiens > mais aux payeiis.méme; que ». lés. Conciles et les Pères se sont élevez hau^ » teméh^ ; contre, cet abus qu'ils on t. crû inn . jucieux, '• ccmtre Dieu , et de . l'i^i vention . du » demoa; que tout, ce qui .combat le$ cheveux

3^ Muactwtmn

» teints retombe neceasairement sur les per- » ruques d'une autre couleur que de celle » des cheveux naturels ; et enfin que ces per- » roques s6&t condamnées . par le Cajrdinal » Grimaldi ^ en ces termes : Cœsariem sic corn- M ponendam cures j ut cclor œtati in senium f>UHclinanH céngnud. »

ARtICLIâ VI.

tt La délicatesse, dtt> si vous voulea, la galan- » téiriè di9 là {>lupttr| detf ecolesiâsiiques <[ui » portent des perruques, ne se ^rmin^ pas à en » avoir de frisées et de bouclées , ou d'une autre ^ couleur qu0 de celle de leurs chevékix naturels; » elle va jusqu'à en avoir de poudrées*

à» Mai^ces ecclésiastiques peuvent bien penser ^ qu'il ne leii» est p^s permis de se Servir de >^ poudre pour donner plus de relief à leurs » c^heveltires > puisque ce vain ornement est u défendu même nut laïques par les Feras de I» l'Ë^litéi Ces èàilits dôcieun en. «ffet cohdam- > heÀt toutes flo^tes^ dé déguiinsmeiis ; ils oon- » dàkâtteut le rôûge et le blatio dont les fraunes >» mondaittes se parent; ils cHimdamueniies che-

MONASTlQU£. 339

•> veux y les barbes et les sourcib teinu , de o quelque mauiere qti'ila le âoieiit. Et k dire vrai y » h^est^ pas donner une autre couleur aux per- » ruqiies que celle' qu'elles ont d'elles-màoies , n que de les poudrer?

3» Elius Làmprkiras dit , de VEtnpereuT Gomk» mode^ qui étoit un monstre de toute sorte » dUnfamie et d'impureté , qu'il portoit toujouis » une pekTuque poudra de induré d'or : Ca- » piUosemperJiicatoeiim^irameniïsilluminéao.

« Et entre les preuTœ que TrebelHusPollio rap- » porte du luxe et de la mollesse de TËmpereur » Gallien y il y compte (selle - ci^ qu'il faisdit » mettre de la poudre d'or sui: ses «iieveux : Cn- » nibus suis auri sctAem ÀspersiU Ce qui ëtoît à » là Yén\& d^uné plus grande dépense que la M poudre de s^teiir que lés eceleâiajtiques ont n sur leurs perruques. Mais dépense pour dé* ^ pense y la poudre des ecclésiastiques n'est pas » moins blâmable en eux que celle d'or l'étoit M dans Cknrimode ^ dans Gallien* ».

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