OBSERVATION VII
MM. Ce. P. Ravault et Mines. __ Sociélé médicale du 24 juin 1924 hôpitaux, de Lyon
Endocardite maligne subaiguë, localisation aux valvules sigmoïdes, secondaire à une lésion valvulaire aortique ancienne. Méningite purulente terminale avec hémiplégie.
-Malade de 42 ans, malade depuis 3 mois entré le 26 mars, se plaignant de faiblesse générale, d'oppression, de pâleur anormale, de troubles gastro intestinaux, coliques.
Antécédents : Rhumatisme articulaire aigu à 8 ans.
A l'examen, double souffle de la base, gros foie, grosse rate, réflectivité normale, présence d’albumine, quelques hématies après centrifugation, pas de cylindres.
Numération globulaire : Globules rouges 3.100.000.
Le 31 mars : apparition de taches purpuriques pubs à la racine des cuisses et des mollets.
La température est à 3824.
Le 15 avril : T. à 39°, puis descente et... de nouveau : fai- $ blesse et pâleur. L'hémoculture ne donne rien, doigts hippocratiques.
Le 18 avril : céphalée occipitale. S. de Kernig. |
Le 23 avril : liquide céphalo-rachidien BASpee et de com position normaux.
Le ? mai : hémiplégie droite, para-faciale, mort.
“Aulopsie : épanchement pleural.
Gros foie.
‘Grosse rate.
Infarctus ancien au niveau du rein gauche.
Epanchement séro-hémorragique du péricarde. 250 cc environ.
Cœur : 460 gr.; hypertrophie des cavités g. Gros caillot fibrineux ancien à la pointe du ventricule droit. Valvule mitrale intacte.
Par contre, l'orifice aortique montre des lésions : a) D'endocardite ancienne : Nodosités plaques calcaires, épaisses et dures. Ne b) Endocardite récente : verrues bourgeonnantes multiples occupant le bord libre, sigmoïdes.
\ Sur la sigmoïde antérieure gauche, entre elle et la paroi aortique dans le sinus de cette valvule, on note une grosse vé- ” gétation dont la base un peu ulcérée creuse la paroi aortique. Système nerveux : À l'incision de la dure-mère : écoulement de liquide céphalo-rachidien purulent du côté gauche. Au niveau de Rolando, traînée de méningite purulente. Pas de ramollissement.
La culture de l’exsudat méningé montre de nombreux microbes de contamination. re En somme, endocardite greffée ; épisode méningé terminal très rapide.
Infarctus du rein.
Evolution :.4 mois et 6 jours.
Un accident embolique infectieux achève la scène.
NS
OBSERVATION VIII Service de M. Lutembacher Endocardite mitrale ancienne, lésion aortique végétante secon-
daire, embolies anciennes. Mort > mois après le début des ac-
cidents.
2 Hé
B..., homme de 39 ans. Malade depuis le début de septembre, entre à l'hôpital le 26 octobre 1927, pour de la fatigue générale et de la température. Dans ses antécédents on note une crise de rhumatisme articulaire aigu à l’âge de 17 ans.
Le malade a présenté dans la suite une lésion valvulaire mitrale.
La température est à 39°-40° avec des oscillations. Le pouls est à 120. Le malade est très anémié. A
On constate au niveau de la base un petit souffle systolique
très net certains jours, disparaissant quelquefois, à d’autres momoments un double souffle.
L’hémoculture pratiquée est négative.
Les urines présentent de l’albumine.
Malgré l’absence de phénomènes. articulaires permettant de
supposer une reprise de rhumatisme articulaire aigu, on donne du salycilate de soude. Il est absolument sans action sur la température.
L'anémie est de plus en plus prononcée.
Le malade succombe sans phénomènes nouveaux, le 21 novembre 1927, un mois après son entrée à 1 héPIAL 2 mois après le début des accidents.
A l'examen anatomique, on découvre une lésion valvulaire mitrale ancienne et des lésions récentes végétantes, au niveau des sigmoïdes aortiques. | (
L'une de ces. végétations adhère à la face inférieure de la valvule antérieure. L'autre est pédiculée, cylindrique comme un petit crayon et s’interpose entre les valves.
C'est très certainement cette végétation mobile qui donnait lieu aux souffles variables constatés au niveau de la base.
La rate énorme présente des infarctus multiples.
Gros foie cardiaque.
Gros reins blancs.
OBSERVATION IX Service de M. Lutembacher'
Endocardite aortique ancienne. Végétations récentes sur les deux valvules mitrales. Température élevée. Mort très rapide après un traitement toni-cardiaque.
R..., 25 ans, garçon de ferme.
Entre à l'hôpital le 01 juin 1928, pour de la dyspnée avec œdèmes des membres inférieurs. La température est à 39°. Le malade est pâle et bouffi ; il présente de la danse des artères. À l'examen, la pointe du cœur bat dans le 7° espace ; la matité cardiaque paraît augmentée, On entend un souffle diastolique au niveau du 2° espace intercostal droit.
- On note deux hydrothorax qu’on évacue, puis on fait le traitement toni-cardiaque suivant : 1/4 de mmgr. d’ouabaïne toutes les vingt-quatre heures pendant 3 jours.
Malgré l'absence d’antécédents rhumatismaux nets, on pratique ensuite un traitement salycilé per os et intra-veineux.
Pas de changement. |
La dyspnée et l’arnémie augmentent.
Une hémoculture est négative.
La température est toujours à 39°.
Le 29, on évacue de nouveau x litre de liquide pleural.
Puis on fait une nouvelle injection d’un quart de milligramme d'ouabaïne. |
Le 30, quelques minutes après la 2° injection d’ouabaïne, le malade meurt brusquement ; 0 jours après le début des accidents.
L'examen anatomique montre
Un gros épanchement péricardique séro-fibrineux.
Un ventricule gauche considérablement dilaté.
Au niveau des valvules sigmoïdes des lésions de scléroses anciennes ayant déterminé une insuffisance aortique.
Se
Sur les deux faces de la valve interne de la mitrale de petites végélations fibrineuses molles et récentes ; de même sur la face interne de la valve interne.
Foie : énorme, atteint de dégénérescence cardiaque.
Raie : volumineuse avec un infarctus.
Reins normaux. À
En résumé : insuffisance aortique ancienne, endocardite mitrale infectieuse secondaire.
OBSERVATION X Service de M. Lutembacher
Aortite ancienne syphilitique. Hémiplégie: chez un homme jeune. Végétations fibrineuses secondaires sur les lésions anciennes. Température élevée, mort rapide.
S..., 31 ans, surveillant de chemin de fer.
Venu à l’hôpilal le 11 mars 1926 pour une hémiplégie droite.
Il aurait présenté antérieurement deux crises de rhumatisme articulaire aigu. 4
Au cœur, on note un double souffle de la base. Le malade a une réaclion de B.-W.: très positive dans le sang ; on fait un traitement mixte arsenical et mercuriel, le malade sort amélioré.
Il revient dans le service le 1% octobre 1928.
Depuis 3.semaines, il présente des douleurs dans les articulations avec de la température ; on lui a prescrit du salycilate de soude per os, il est mal supporté.
Au cœur, on retrouve le double souffle de la base constaté en 1926.
Le malade est anémié et dyspnéïque ; la: tempéraure à 39°. On instiflue un traitement intra-veineux. de salycilate de. sou-
de, à raison de 1 gr. par jour, et dans la suite on pratique après évacuation d’un épanchement de la plèvre droite, une série de 3 injections d’un quart de mmgr. d’ouabaïne.
Le malade est toujours très dyspnéïque Do
La température oscille entre 37 et:39;
On note l’apparition d’œdèmes des lombes, Il présente des crises de dyspnée le forçant à se tenir assis dans son lit. L’anémie est de plus en plus intense. Le malade meurt le 20 octobre au matin, 20 jours aprés son entrée, 4o jours après le début des accidents.
A l'eramen anatomique
Au cœur, en trouve des valvules sigmoïdes anciennement <clérostes avec insuffisance et rétrécissement sur la face artériclle des 3 valves, on voit des végétations fibrineuses récentes.
Petite plaque athéromateuse sur l'aorte, au-dèssus de la naissance des gros troncs thoraciques.
Foic, aspect muscade.
Reins, atteints de dégénérescence subaiguë.
Rale, présentant un petit infarctus ancien. ne