‹ Endocardite secondaireChapitre 4 sur 20 · V.— CHARGÉS DE COURS · texte numérisé non relu

V.— CHARGÉS DE COURS

Chargé du cours de chirurgie orthopédiqn chez l'adulte pour les accidents du travai les mutilés de poire et les infirimes adu tes:

Stomatologie.

Éducätion physique.

Radiologie clinique.

Puériculture.

Par délibération en date du 9 Décembre 1798, l'Ecole a arrété que %s opinions émis dans les dissertations qui lui seront présentées, doivent être considérées comme propres

leurs auteurs et qu’elle n FRenS leur donner aucune approbation ni tee

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Introduction

Au cours des cardiopathies, les microbes qui pénètrent dans l'organisme à l’occasion d’une infection banale trouvent dans le cœur des conditions favorables à leur fixation. À

C’est plus particulièrement le streptocoque, mais aussi le pneumocoque, le staphilocoque qui interviennent, à la suite d’une angine, d’une rhinopharyngite, d’une bronchite. Chez la femme, à la suite d’une fausse couche, ou d'un accouchement septique.

Toutes les cardiopathies favorisent la fixation des ger-

mes microbiens. Non seulement les lésions valvulaires

d’origine rhumätismale, mais les aortites, les myocardi-

tes syphilitiques, les cardiopathies à prépondérance ventriculaire gauche des gros mangeurs, des hypertendus avec ou sans sclérose rénale ; les cardiopathies à prépondérance ventriculaire droite que l’on observe chez les sujets atteints de sclérose pulmonaire.

Anatomiquement on découvre d’une part : une lésion préalable du cœur, et, d'autre part, la complication septique secondaire. |

ME MONS Celle-ci se présente sous deux formes

L'’endocardite évoluant vers la thrombose ;

L'endocardite végélante ou ulcérovégétante.

Cette distinction anatomique est analogue à celle que l’on établit entre la phlébite oblitérante et les phlébites dites infectieuses.

La {hrombose cardiaque est caractérisée par une coa-

gulation fibronohématique qui rappelle le caillot actif

des anévrismes, le caillot adhérent des phlébites. C'est ane intrication de mailles fibrineuses solides dans lesquelles on trouve en abondance des débris globulaires et des pigments sanguins. Dans la forme ulcéreuse el végétante la réaction fibreuse et constructive est faible, la végétation est molle et formée surtout d'amas leucocyltaires et de fibrine en cytolise. Quelquefois le processus. destructif l'emporte et Fon observe une exulcération qui envahit le pied d'implantation de la végétation.

La localisation même des lésions est différente. Sans doute on observe de petits polypes. fibrino-hématiques pédiculés implantés sur les appareils’ valvulaires,: mais le plus souvent la thrombose est pariétale et n’intéresse - pas les valvules. H Mo lee

La coagulation, lorsqu'elle est de petite taille, se ca-

- e : .- ‘ ‘ è “ur che dans les replis des RUE et les anfractuosités ven-.

triculaires. Les thrombus de grande aille se développent dans la cavité même des oreillettes ét des ventricules. Le processus ulcérovégétant attaque avec. prédilection

les appareils valvulaires. Gependant on a rapporté éhez-

to de

les cardiaques des lésions ulcéro-végétantes localisées à la cloison interventriculaire ayant abouti à la perforation de la pars membrana.

Ces deux formes anatomiques cerrespondent à des différences d'intensité de l'agression microbienne. De même que dans les phléhites, pour qu'un thrombus se forme, il faut une infection atténuée ; si atténuée même qu'il a fallu de patientes recherches pour découvrir dans ces Caillots des {germes microbiens et affirmer l’origine septique de cette thrombose considérée comme marastique.

Pour réaliser des lésions ulcéro-végétantes, une infection plus importante est nécessaire. On découvre aisément dans ces végétations des amas microbiens. Cependant s’il faut une grande septicopyohémie pour réaliser une endocardite ulcérovégétante primitive, sans lésion cardiaque préalable, une infection atténuée consécutive à une angine simple ou à une grippe banale suffit pour créer ces mêmes lésions au cours des cardiopathies.

Dans la thrombose les embolies ne renferment que peu ou pas dé microbes. Elles ne déterminent dans le terri-

toire embolisé que de la nécrose sans processus inflammatoire ou suppuratif. L’embolie n’est dangereuse que

par ses complications mécaniques. Dans la forme ulcéro-

végétante, les embolies septiques sont à l'origine de ré- A

actions inflammatoires vives qui vont jusqu'à la suppuration.

Cliniquement la thrombose correspond à la forme len-

le, prolongée, de l’endocardite, La température est à

35°, 385 avec de longues périodes d’apyrexie. L'évolution

LR se poursuit pendant des mois et quelquefois pendant 3 à { ans. : .

Dans la forme ulcérovégétante la température s'élève à 39 ou 4o° ; elle présente de grandes oscillations ; son évolution est plus rapide. La mort survient après quelques semaines ; la maladie se prolonge rarement au-delà du 3° mois : c’est la forme subaiguë.

Cependant entre ces formes existént des faits intermédiaires qui les relient tant au point de vue clinique, qu'anatomique. C’est ainsi qu’on a découvert des thrombus fibrinohématiques, renfermant de nombreux amas microbiens à la suite de formes Subaiguës. !

Nous avons eu l'occasion de suivre dans le service de M: Lutembacher plusieurs cas typiques d’endocardite à forme subaiguë, sur se conseils nous avons consacré notre thèse à cette redoutable complication des cardiopathies. MES :

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