‹ Enguerrand de Marigny, Beaune de Semblançay, le chevalier de Rohan: épisodes de l'histoire de FranceChapitre 33 sur 66 · LETTRES DE LOUIS X · texte numérisé non relu

LETTRES DE LOUIS X

VAB LMS9109MAKS IL WBÇOIT BT APPBOUVB LES GOMPTI» B*EN- «WimAN AB MABKNT, ET LVI DONBE FLEIISB BT BNTtÈBB niCBABOB DE l'ABUINISTEATIOII DES TBÉBaBB IHJ TWLE, DU LecvmS BT DB LA GOAMBEB BU BOI.

Loya, par la grâce de Dieu, Roys de France et de Navarre^ xkous Saisoos assavoir à touz préseaz et avenir que comme \e Roy PbelifHpto de bonne mémoire, jadis noalre très chier seigneur et père, dont Diex ait l'ame, graut pièce devant sa mort, eust commis à son adonques amô et féal chevalier et chambellan, et orendroit le nostre, Ev^uerran seigneur de Marrigny, lo gouveruement 4^ so^ trésor du Temple et dou Louvre, à celle fin que par les lettres ou commandement douditnostre seigneur et père, eu 4vM)it Es^i^erran^ Targenl doudit thrésor feust baillié, despensé et administré, et eust encore ledit nostre seigneur et père, par ses letlves baillié et commis rofQce, le gouvernement et TadiQiiustratioi[i de sa chambre à son adouc amé clerc et féal et orendroit te npstre, mestre Michiel de Bourdené, chanoine de Meauz, à faire par le conseil et commandement dou dit Enguerran, lesiqueles choses f^rent par un temps administrées et gouvernées par lei desauadiz Enguerran et mestre Michiel ; à la parfis, ledit Engiierrav^» si comme noMS avons seu, audit nos're seigaenr et pèresi vivant, reqnis^ a grant instance que sus Tadmin^ration do«^ trésor doH Temple et du Louvre, et de ladicte chambre, tant ceattBD^ audit Engnerran posit toucher, il vousiot savoir Vestat et le portement dou. dit Enguerran, par quoy il en peu&t porter los eu Uamne selo^ ses dessertes; liquieix nostre sçigneur et père ti ectr^ ^ 1^ l^iiTe savoir, et à ce faire commist et ordena cer-

* jUehi vet de \'Eqp{pire ^ registre 50 du Trésor des Ckarteg, piice 115. Cette pièce a éU^ 3>nime je Pei dit, publiée pour la première foie par M. La-

n^^mmh^mk li IMMi^jM <^ V%f4ft de» Qkv^.

laines personnes, c'est assavoir nos amés et féalz, Tevesque de Chaalons, le conte d'Evreus, noslre oncle, et le comte de Saînt- Pol, avecques ses gens des comptes de Paris, liquef commencèrent les besoingnes et les comptes à oir, et tant alèrent avant que il oirent le compte de cinc termes du trésor du Temple, et lors s'arrestèrent et furent empeeschiez pour la maladie qui prinst audit nostré seigneur et père, en laquele maladie ledit Enguerran. en la présence de nous, de nos oncles, de nos frères et de pluseurs autres, supplia et requist audit nostre seigneur et père que il nous commandast que nous seussiens outreement Testât des choses dessus dites, et en eussions congnoissance certaine, à la fin dessus dite, et ainsi le nous commanda et enjoint le dit nostre seigneur et père, en la présence des dessus diz, et à nous aussi le requist ledit Enguerran après les décès dou dit nostre seigneur el père; et nous, en acomplissant le commandement dessusdit pour nostre profist et pour savoir nostre estât, à ce faire et paracomplir li commeismes et députâmes nos amez et féaulz, Pbelippe conte de Poitiers, nostre frère, nos oncles de Yaloys et d'Evreus, le conte de Saint-Pol, L. de Clermont, seigneur de Bourbonnays, ^nostre cousin, le conneslable de France, le seigneur de Noiers, G. de Harecourt, mestre Estienne de Moumay, nostre chancelier, M. de Trie, chambellan, J. de Grez, mareschél de France, et Herpin d'Erqueri, chevalier, avecques noz amés et féauz révesque de Biauvez et nos autres gens des comptes, liquel oncles et nostre frère, le connestable, avecques la plus grant partie des autres, tout outreement paroïrent et virent les comptes doudit trésor, tant dou Temple comme dou Lx)uvre et de Tadmi* nlstration et gouvernement de ladicte chambre, lesquielx comptes ainsi oiz, ledit Engerran nous supplia et requist à grant instance que la relation desdiz auditeurs et commissaires nous voussîssons oïr, et parmi ce li absoudre et quitter de ces choses ou faire ce que raison seroit, et nous a sa requeste, et pour savoir la vérité des choses dessus dites, vousimes oir et oimes parfaitement la relation desdiz commissaires et auditeurs» c'est assavoir nos oncles de Yaloys et d'Evreus, nostre frère de Poitiers, Loys de

Clermont, nostre cousin, le connestable, le seigneur de Noyers^ G. de Harecourt, J. de Grez, Hrapin d'Erqueri, nostre chancelier, mestre J. de Danmartin, B., Barbon, G. Goquatriz et Fremin de Coqurel sus les comptes dessusdiz, laquele relation oie et entendue à plein, nous, par le conseill et le consentement d'iceus et en leur présence, les comptes dessuz diz en tout et en chascune partie d'iceus receusmes, approuvâmes, aggreames et loasmes pour bons et loiaus et soufQsanz, recevons, aggréons, approuvons et loons, de certaine science et bien conseilliez , en tant comme au dit Engerran touche ou puet toucher, et par la teneur de ces lettres quitons et quite clamons ledit Engerran, ses hoirs, ses successeurs et ceus qui ont, aront ou pourront avoir cause de li de toutes les recopies faites pour les choses dessus dites par li ou par ceus qui pour li s'en enlremettoient, et de tout ce que, pour raison de Tadministration dou thrésor dou Temple et dou Louvre et de la chambre dessus diz, nous ou nos hoirs ou nos successeurs, quielx que il soient, li pourrions demander par quelque manière ou raison que ce soit, et les en absolons dou tout en tout jusques au jour de la date de ces lettres. En tesmoingde ce, nous avons fait sceller ces présentes lettres de notre seel dont nous usiens avant que le gouvernement dou royaume nous eschaist,qui furent faites au bois de Yiciennes Tan de grâce mil ccc et quatorze, ou mois de janvier, la veille de la feste de la Conversion saint Pol.

Page 1