‹ Enoch Arden;Chapitre 28 sur 33 · Kept him a living soul, le conserva une âme vivante · texte numérisé non relu

Kept him a living soul, le conserva une âme vivante

mône, se mit lui-même à travailler pour gagner de quoi vivre. Presque à toutes choses il pouvait tourner sa main. Il était tonnelier et charpentier, il travaillait pour faire aux bateliers des filets de pêche, ou bien aidait à charger et à décharger les grandes barques qui portaient ce qui constituait le commerce 1 restreint de ces jourslà ; il gagnait ainsi pour lui-même une maigre subsistance. Mais comme il ne travaillait plus que pour luimême, travail sans espérance, il n'y avait pas en cela d'élément vital capable de le faire vivre 2 ; et quand Tannée eut une fois encore tourné sur elle-même pour rencontrer 3 le jour où Enoch était revenu, il lui arriva une maladie de langueur, douce maladie, qui l'affaiblit graduellement, jusqu'à ce qu'il ne pût plus faire davantage, mais garda la maison, sa chaise et enfin son lit. Enoch supportait gaiement sa faiblesse, car assurément le naufragé échoué ne voit pas avec plus de bonheur, à travers les contours grisâtres d'une nuée orageuse qui remonte 4, le bateau qui porte l'espérance de la vie approcher pour sauver sa vie désespérée, que lui ne voyait la mort se lever comme une aurore sur lui et la fin de tout.

Car à travers cette aurore brillait sur Enoch une plus douce espérance : « Après que je serai parti, pensait-il, elle pourra savoir que je l'ai aimée jusqu'au dernier moment, b II appela à haute voix Miriam Lane et lui dit :

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