‹ Enquête de l'Enseignement mathématique sur la mthode de travail des mathématiciens. PubliéChapitre 5 sur 26 · Le plus souvent, résultat d'un travail voulu · texte numérisé non relu

Le plus souvent, résultat d'un travail voulu

Rép. VI (Allemagne I. — 6. Pour un très grand nombre de résultats nouveaux trouvés par moi. je les ai d'abord devinés et n'en ai trouvé la démonstration qu'ensuite.

7. Je n'ai pas l'impression que le hasard joue un bien grand rôle.

86. Je ne crois pas qu'on puisse trouver en vève la solution dun problème mathématique. Par contre il m'est souvent arrivé qu'une solution cherchée en vain dans mon cabinet de travail se soit subitement présentée à la promenade ou pendant quelque autre occupation n'absorbant pas complètement l'esprit. (...)

Rép. VII (Allemagne). — 7. Je crois que les individus diffèrent totalement à ce point de vue, et qu il n y a que les mathématiciens d'une très grande puissance d'invention qui puissent répondre làdessus.

8. II m'est arrivé de rester pendant des semaines sur un problème que j'ai fini par abandonner, et dont la solution a jailli devant mes yeux pendant la nuit au bout d'environ deux ans où je n'avait plus pensé consciemment à ce problème.

MoR. Caxtor.

Rép. VIII (Angleterre). — 8a. Quand je suis au lit, pendant lobseurité où tous les membres sont en repos et où je puis donner toutes mes forces à la pensée, l'inspiration me vient. Cette méthode est la plus féconde, mais elle nuit beaucoup à la santé par la privation de sommeil. (...)

Rép. IX ;France . — 6. A force de penser à une question, je finis par en avoir un sens assez juste, mais un peu obscur par suite peut-être en partie de la fatigue due à cette pensée obstinée. Puis, après un repos dû par exemple à une bonne nuit, l'intelligence plus reposée et plus vigoureuse voit la vérité se dégager dans un énoncé net et précis. La démonstration n'est plus qu'une afïaire de mise en ordre et de patience.

7. Je ne connais pas le hasard dans la découverte ou la recherche : mais cela tient peut-être à mon genre de recherches, qui a toujours été d'élucider des sujets plutôt que d'aller à l'aventure dans un terrain tout à fait neuf.

8è. Le rêve ne m'a jamais rien donné de bon; le réveil, oui, à cause, je crois, du repos. C'est surtout la pensée au lit le matin qui a été fructueuse.

9. Jamais les choses ne se sont présentées spontanément à moi, mais seulement après réflexion suivie. (...)

Rép. X Irlande!. — 7. Je pense que les idées s'efforcent d'entrer dans le monde. Souvent elles viennent à plusieurs individus il la fois dans divers pays, sont négligées par les uns et s'imposent à d'autres.

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