Le résultat d'un travail voulu. Genèse
Rép. XIII Angleterre'. — 7. Les vérités mathématiques se découvrent souvent par intuition, mais jamais, je puis dire, par pure inspiration. Il faut d'abord avoir observé quelque série de phénomènes pour arriver intuitivement, c'est-à-dire par un processus de pensée qu'on est incapable de retracer, au théorème ou à la loi impliqués dans ces phénomènes. (...i
Rép. XIV Angleterre). — 7. L'inspiration est simplement la capacité de combler les lacunes dans un champ que l'esprit conçoit vivement, et elle résulte d'une réflexion pénétrante. (. . .)
Rép. XV lAllemagnei. — 9. Ceux de mes travaux auxquels j'accorde le plus de valeur sont nés d'idées fortuites, que j'ai ensuite serrées de plus près. (...)
Rép. XVI (Belgique . — 7. La part du hasard et de l'inspiration est très faible. Stuvvaeiît.
Rép. XVII (Allemagne). — 8/^. Je ne rêve jamais de mon activité (le mathématicien ou d'écrivain, pas même quand je travaille fiévreusement des journées entières. Mais il m arrive souvent de
comprendre tout à coup le matin quelque chose qui avait résisté à tous mes efforts la veille. (. . .)
Rép. XVIIl (Italie). — 7. Je crois la part du hasard très petite, celle de l'inspiration très grande, en ce sens que, quand on possède beaucoup de vérités mathématiques, une idée heureuse, née dans l'esprit, sans quon sache comment, fait apercevoir des liaisons auparavant cachées et découvrir de nouveaux théorèmes.
0. Les vérités que jai trouvées me sont apparues le plus souvent comme nées dans mon esprit. (...)
Rép. XIX (Allemagne). — 86. J'ai souvent en rêve des représentations mathématiques, mais jamais assez nettes pour que je puisse les reproduire à létat de veille. Par contre jai souvent eu au réveil des idées neuves et ti'ès utiles. (...)
Rép. XX France). — 6. Non, mais je puis dire que rinluition ou la divination y a été pour beaucoup.
7. Pour moi, en mathématique le hasard est l'assemblage de toutes les combinaisons et associations didées qui se présentent à l'esprit. Le jeu de limagination éveille des rapprochements qui souvent mettent sur la voie du résultat désiré. Brocaud.
Rép. XXI Autriche'. — 7, 8. 9. Je crois avoir trouvé tous mes résultats non par hasard, mais par réflexion assidue dans une direction déterminée. Par contre ce n'est pas volontairement et de force que j'ai obtenu mes meilleures idées, mais elles me sont venues, lorsque tout était préparé par la réflexion, après un certain temps de repos, souvent des jours et même des semaines. Elles ne me sont jamais venues en rêve; cependant leur ariivéeaété si peu consciente qu'il m'a souvent été impossible d'en assignei- plus tard le moment précis; souvent aussi c'était à la lecture d'autres écrits apparentés, mais cependant très différents.