‹ Enquête statistique et bactériologique sur l'évolution des maladies typhoïdiques dans le ...e corps d'armée en 1914-1916: Leurs relations avec les vaccinations antityphoïdiques et antiparatyphoïdiquesChapitre 14 sur 16 · SUJETS PRÉCÉDEMMENT : NOMBRE | EBERTH | PARA A | PARA B · texte numérisé non relu

SUJETS PRÉCÉDEMMENT : NOMBRE | EBERTH | PARA A | PARA B

Non vaccinés (o inject. ou fièvre

typhoïde antérieure). . . . . 29 19 5 5 (51.7 0/0)

Ayant reçu 1 injection de vaccin éberthien. .

& = > tÙ

Ayant reçu 2 injections de vacc.

éberthien ts Re Na 23 11 8 4 (47.8 0/0) Ayant reçu 3 injections de vacc.

éberthiens EN 34 6 17 Al (7.6 o/o) Ayant reçu 4 injections de vacc.

éDerthienS Ne APPEL ENES ONE! 16 21 {1.4 0/0) Ayant reçu vacc. antityphoïdique et antiparatyphoïdique. . . . 2 () 2 (Q

Il suffit de jeter un coup d’œ1l sur ces chiffres pour en tirer immédiatement une conclusion évidente en ce qui concerne l’absolue efficacité de la vacccination

Abri éberthienne. En ne tenant compte que des chiffres qui permettent d'établir un pourcentage valable, nous voyons que chez les non-vaccinés, le bacille d'Eberth fait les frais de plus de la moitié des états typhoïdiques,

51,7 pour 100.

Encore ce chiffre est-1l certainement au-dessous de la vérité, car nous avons fait rentrer dans la série des non-vaccinés les malades (au nombre de cinq) qui déclaraient avoir eu antérieurement une fièvre typhoïde et qui, pour ce motif, n'avaient pas été soumis à la vaccination antityphoïdique. Dans l'impossibilité de contrôler les assertions de cette catégorie de sujets, nous les avons considérés comme de simples non. vaccinés; or, il est évident que plusieurs d’entre eux ont bénéficié d’une immunisation antérieure, car 1 sur 5 seulement a fait une fièvre typhoïde éberthienne.

Une seconde conclusion autorisée par la lecture du tableau d'ensemble est la suivante : c’est qu’une vaccination insuffisante (une ou deux injections de vaccin) ne modifie pas sensiblement la susceptibilité de l'organisme humain vis-à-vis du bacille typhique. 47,8 pour 100 des malades vaccinés à deux injections ont fait des fièvres à bacille d’Eberth, chiffre assez voisin des fièvres typhoïdes éberthiennes chez les nonvaccinés. Il est remarquable de noter que, même après trois injections, le bacille d’Eberth à été encore rencontré dans 6 cas sur 34, soit une proportion de 17,6 pour 100. C’est particulièrement pour cette catégorie de malades qu'il faudrait être à l'abri des erreurs engendrées par la mauvaise foi, l'ignorance

ou la négligence. Il est possible que le chiffre de 17 pour 100 soit exagéré. Cependant, il reste valable

bien qu'approximatif, et il indique que trois injections

de vaccin ne donnent pas une immunisation suffisante.

Il est d'autant plus logique de penser ainsi que les

malades vaccinés à quatre injections et qui, dans notre

statistique sont les plus nombreux, donnent une pro-

Évolution des fièvres typhoïdes éberthiennes chez les vaccinés contre l’Eberth, d’après les hémocultures positives.

Non Après 1 Après 2 Aprés 3 Après 4

vaccines injection injections injections injections

portion de bacille d'Eberth bien moindre : 1 cas sur 68, soil 1,4 pour 100. Or, rien à priori, ne permet de penser, à moins qu'il ne s'agisse d’un fâcheux hasard, que toutes les causes d'erreur aient été totalisées dans la catégorie précédente, unique réceptacle des faux vaccinés. C’est pourquoi nous pouvons admettre dans les lignes générales les proportions indiquées dans les tableaux ci-dessus; ce que la statistique nous avait appris au sujet du merveilleux moyen de lutte contre la fièvre éberthienne qu'est la vaccination antityphoïdique, nous le voyons confirmé par les résultats bactériologiques et nous résumerons, comme précédemment, ces heureux résultats dans le graphique ci-dessous.

Un point de discussion souvent et vainement abordé est celui que soulève le problème de la durée de cette remarquable immunisation antiéberthienne. On oublie que l'appréciation de cette durée est elle-même un fait d'observation et qu’on ne peut observer un espace de temps avant qu'il ne soit écoulé. La stérilité de cette préoccupation rappelle les discussions au sujet de la durée d’action et de l'efficacité du néosalvarsan dans la syphilis. Nous ignorons si des données suffisantes ont été réunies à l'heure actuelle sur la persistance ou la disparition de l'immunisation éberthienne. Notons seulement que, parmi nos malades, un certain nombre avaient subi l’inoculation du vaccin plusieurs années ou plusieurs mois avant la guerre (n° 586 en 1912, n° 596 en 1910, n° 800 en 1913, n° 944 en janvier 1914). Ces malades, qui avaient reçu quatre injections vaccinales, ont fait au cours de la guerre des infections à bacilles paratyphoïdiques. Il est non moins suggestif

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