‹ Enquête statistique et bactériologique sur l'évolution des maladies typhoïdiques dans le ...e corps d'armée en 1914-1916: Leurs relations avec les vaccinations antityphoïdiques et antiparatyphoïdiquesChapitre 6 sur 16 · RARES · texte numérisé non relu

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pendant la période de stationnement, se maintient pendant une période plus active : Le chiffre des fièvres typhoïdes reste insignifiant durant les mois de mai, Juin et juillet 1915. Toute lecture de chiffres, toute observation de graphiques traduit une évolution heureuse dans l’état sanitaire. La comparaison entre le chiffre des évacuations pendant le mois de novembre 1914 et celui des évacuations de ces trois mois de l'été 1915 constitue le plus bel hommage que l’on puisse rendre à une méthode et à ses propagateurs.

Brusquement, le mois d’août s'achève dans une reprise des maladies typhoïdiques. Leur chiffre se décuple, il passe de 30 à 308, il s’élève à plus de 1.200 en septembre, il atteint et dépasse 1.500 en octobre. Cette rapide extension des maladies typhoïdiques surprend et semble anéantir les résultats trop heureux des mois précédents. Mais considérons les nouvelles circonstances, serrons de près ces affections typhoïdiques et nous aurons l'explication de cette apparente reprise de la fièvre typhoïde. Le Corps d'armée a quitté fin juillet son secteur initial, il vient s'établir dans une région très différente au point de vue du climat, du régime des eaux, des cantonnements. Le pays est contaminé depuis longtemps, et les troupes auxquelles nous succédons ont payé à la maladie un lourd tribut. Il faut dire que l'effectif du Corps d’armée a été renforcé par l’adjonction de troupes nombreuses déjà atteintes et dont le pourcentage des malades est supérieur à celui des éléments anciens, ce qui atténue un peu l’impressionnant réveil de la morbidité typhoïdique. Telles sont les conditions : effectifs changés, adaptation non

Cut encore complète, organisation d’un nouveau secteur : toutes les prescriptions générales dont nous étudions le rôle au point de vue hygiène particulière et hygiène des cantonnements au premier chapitre reprennent leur valeur. Et, dans ces nouvelles conditions, quelles sont ces affections typhoïdiques; s'agit-il bien de fièvre typhoïde ? Si de simples changements, inévitables pour des troupes en campagne, suffisent à anihiler le pouvoir de la vaccination antityphoïdique, sur quelle arme compterons-nous désormais? La bactériologie va de suite trancher la question, et empressons-nous d'ajouter qu'elle apporte dans sa réponse une nouvelle preuve de l’efficacité de la vaccination antityphoïdique ; une nouvelle expérience se produit qui confirme les résultats énoncés précédemment et invite à lutter contre un nouveau fléau par une mesure basée sur la même méthode, originaire du même principe, de la vaccination. De 94 hémocultures positives, pratiquées au Laboratoire de bactériologie pendant le second semestre 1915, 10 seulement ont donné le bacille d'Eberth, toutes les autres ont permis d'isoler des bacilles paratyphoïdiques. Et de ces 10 hémocultures positives à bacilles d’Eberth, nous ajouterons de suite, sans anticiper sur le chapitre suivant, que 9 ont trait à des malades dont la vaccination a été incomplète ou remonte à plusieurs années. Il ne s’agit donc plus dans le Corps d'armée de fièvre typhoïde, mais de fièvres paratyphoïdes.

Ce nouveau danger appelait un nouveau secours, la substitution de la fièvre paratyphoïde à la fièvre typhoïde entraînait la nécessité d’une nouvelle vacci-

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