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II. — Auteurs en Gascon. Philologie. Folklore

Léonce Couture a étudié notre vieille langue gasconne, ses contes, ses chansons, ses noëls. On trouvera dans le second volume — puisque le maître a voulu le conserver — un essai hasardé de philologie gasconne, qui a fait sourire M. Jeanroy; mais on y lira aussi les articles composés après le passage du clerc romaniste à l Ecole des Chartes, et qui lui méritèrent les félicitations de G. Paris et de P. Meyer. Là défileront en bon ordre le lectourois Pierre de Garros, le vicaire de Saint-Clar Jean Guiraud d’Astros, et les autres écrivains en langue gasconne jusqu’à nos contemporains : Isidore Salles, le poète landais ; Michel Camélat, le Mistral de nos Pyrénées, qui pour Mirèio nous a donné Beline, et les récents troubadours de cet Armanac de la Gascougno dont Léonce Couture favorisa, à l’Institut catholique1, la première floraison .

III. — Epigraphie. Histoire civile et politique. Hagiographie et Histoire ecclésiastique.

Le troisième volume donnera les alentours de l’histoire littéraire ; on y trouvera : Les Beaux-Arts à Auch, au seizième siècle; la Publication des Coutumes locales du Gers; Quelques notes sur le régime alimentaire de V Armagnac ; — L’amiral de Villar et- Joyeuse, le génércd

I. M. l’abbé F. Sarran, ton Cascarot de Y Armanac, était alors étudiant à l’Institut de Toulouse. Je ne puis laisser passer cette occasion de témoigner publiquement ma reconnaissance à M. l’abbé Sarran et à M. le chanoine Tallez pour le zèle et le talent avec lesquels ils m’ont aidé dans la lecture des manuscrits et la correction des épreuves, sans se laisser décourager par la rapidité de la composition et les fâcheuses surprises de la linotype,

INTRODUCTION

Cassaignolles ; — Le Paradis sancioral de la Province d’Auch, le Galle de la sainte Vierge dans la Province ecclésiastique d’Auch; — Des Lettres inédites de saint Vincent de Paul ; Louis Paris Vaquier et le Jansénisme à Lectoure, etc., etc.

Ces multiples notices, dans les trois volumes, ne seront pas tout à fait membra disjecla poetae, si on veut bien tenir compte de certains aperçus, ouverts çà et là par Léonce Couture, à l’occasion d'une étude particulière comme, par exemple, en tête de l’étude sur Trois poètes Condomois du seizième siècle, le chapitre de la Renaissance des Lettres en Gascogne , écrit à propos de l’article de M. George Guibal sur la Renaissance à Toulouse et de la brochure de M. Reinhold Dezeimeris sur la Renaissance à Rordeaux.

Mais c’est assez parlé, ici, de Y Histoire littéraire de la Gascogne. Passons à l'œuvre principale de Léonce Couture dans Y Enseignement, à ce qu’il avait conçu comme l’œuvre de son âge mûr : Y Histoire de la Renaissance des Lettres dans les nations romanes.

Ecoutons d’abord le maître, car il a raconté lui-même sa carrière de professeur à l’Institut catholique de Toulouse dans une causerie qu'il fit, devant un auditoire d’élite, à la séance d’ouverture solennelle des cours, le 23 novembre 1899 :

Retour sur une vingtaine d’années d’enseignement1.

« C’était en 1878. Cette Faculté (libre des lettres) venait d’être organisée, et I on en parlait dans toute la région, y compris le Petit Séminaire d’Auch où je professais alors la philosophie. Cette nouvelle excita mon ambition, je dois avouer ce péché, dont je crois avoir fait pénitence, mais dont je ne suis pas sûr de m’être repenti. J’offris mes services pour un cours de langues romanes, en ma qualité d’ancien auditeur de 1 Ecole des Chartes qui avait continué depuis des années, dans la solitude de sa cellule, les études linguistiques inaugurées sur les bancs de la savante école. Je m’offris et je

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