‹ Enseignement méthodique de la versification française avec des sujets d'exercises graduésChapitre 53 sur 62 · L'ANGE ET L'ENFANT · texte numérisé non relu

L'ANGE ET L'ENFANT

Elégie adressée à une mère qui qtvait perdu son enfant au

berceau.

Un ange an radieux visage Penché sur le bord d'un berceau.

Semblait contempler son image »

Gomme dans l'onde d'un ri^isseau.

— « Charmant enfant qui me ressemble , n Disait-il, oh! viens avec moil » Viens , nous serons heureux ensemble, » La terre est indigne de toi.

Là • jamais entière allégresse ; » L'âme y souffre de ses plaisirs :

» Les cris de Joie ont leur tristesse»

» fit les voluptés leurs soupirs.

» La crainte est de toutes les fêtes ;

• Jamais un jour calme et serein

• Du cboc ténébreux des tempêtes

» N*a garanti le lendemain. » BBB0Di.«

LE SIÈCLE PASTOEAL.

Précieux jours, dont ftit ornée La Jeunesse de l'univers , Par quelle triste destinée N'étes-vous plus que dans nos vers !

La terre aussi riche que belle , Unissait, dans cet heureux temps t Les fruits d'une automne éternelle Aux fleurs d'un étemel printemps*

Yods n'étiez point dans ces années i TiceSy crimes tumultueux :

Les passions n'étaient point nées , Les plaisirs étaient verioeux.

Sopbisines, erreurs, imposlare.

Rien n'avait pris votre poison :

Aa& luniiercâ» de la nature Les bergers bornaient leur raison.

Sur leur république champêtre Ré^'tiait Tordre» imagi; des cieux.

L'bomme était ce qu'il devait élre.

On pensait moins, on vivait mieux.

On ignorait dans leurs retraites Les noirs chagrins, les vains désirs , Les esi)éfanc«t> inquiètes^ Les longs remords des courts plaisirs.

Tons dans d'innocentes délices , Unis par des nœuds pleins d^attraits.

Passaient leur jeunesse sans vices « Et leur vieillesse sans regrets. Gbesset.

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