LE FRAISIER
Observer avant de juger. — Obéir aux lois de Dieu.
Il y avait une fois un monsieur qui avait sur sa fenêtre un pot dans lequel poussait un frÉÛsier. Vous savez, cette jclie plante herbacée^ dont les tiges flexibles s'allongent sur la terre, dont les feuilles sont profondément découpées, et dont les petites fleurs blanches forment ces fruits rouges, si parfumés, et qu'on appelle des fraises!
Mais le fraisier de ce monsieur n'avait point encore de fruits. Le monsieur croyait que son fraisier était inutile, et l'envie lui était venue de l'arracher. Mais un jour, il vit sur son fraisier de jolies petites mouches rouges et vertes qui venaient y pondre leurs œufs. « Comment, dit ce monsieur tout étonné, est-ce que mon fraisier servirait à quelque chose?» Use baissa pour mieux voir, et il aperçut une petite araignée qui filait sa toile entre des feuiUes. Il vint un peu de pluie, les mouches allèrent se cacher sous les feuilles, et les feuilles les abritant, elles ne furent point mouillées. La pluie cessa, le soleil reparut; un charmant papillon, qui sans doute avait soif, vint se poser sur le fraisier et boire une petite goutte d'eau qui était restée dans le calice d'une fleur.. Le monsieur était remph d'admiration, car il voyait encore beaucoup d'autres choses que je ne peux pas vous dire aujourd'hui. Il n'avait plus envie d'arracher son fraisier, et il se dit que si un fraisier, qui n'est qu'un brin d'herbe, rempUt en ce monde une tâche utile, nous serions