‹ Enseignement pratique dans les écoles maternelles; ou, Premières leçons à donner aux petitsChapitre 53 sur 81 · L ÉTÉ · texte numérisé non relu

L ÉTÉ

D. Comment nommez-vous cette autre saison si chaude, où le soleil brille si longtemps chaque jour qu'il nous brûle de ses rayons, et nous oblige à chercher soit dans la rue, soit dans la cour, toujours le côté de l'ombre? — Dans cette saison-là, le ciel est sans nuages et paraît d'un beau bleu; la lumière nous éclaire de grand matin, et, le soir, la nuit ne vient que très tard. Les faucheurs fauchent l'herbe et la font sécher au soleil ; les blés sont jaunes, mûrs; c'est alors que les moissonneurs les coupent, puis les lient en grosses gerbes pour les charger sur la charette qui doit les porter à la ferme. Quelle est-elle celte saison du soleil brûlant, de la coupe des foins, et de la moisson des blés ?

R. C'est l'été.

D. Combien de mois dure l'été?

R. Trois mois, comme l'hiver et le printemps.

D. Nommez les trois mois d'été?

R. Juin, juillet, août.

l'automne.

D. Quelle est donc cette autre saison qui suit l'été, où Ton voit les pommiers chargés de pommes, les poiriers chargés de poires ; où tous les fruits sont mûrs, où la vigne a de belles grappes que l'on cueille pour en faire du vin en les écrasant dans le pressoir ; celte saison belle encore, mais déjà un peu triste, où les feuilles des arbres deviennent jaunes, puis quittent les branches d'ellesmêmes, tombent sur la terre et se flétrissent tout à fait; où l'on revoit plus souvent des nuages dans Tair, et où les hirondelle j^, pressentant que l'hiver va venir, se réunissent par troupes et s'envolent toutes ensemble du côté de l'Afrique, parce qu'il n'y fait presque jamais froid; comment la nommez-vous, cette saison des fruits, des vendanges, de la chute des feuilles et du départ des hirondelles?

R. C'est la saison d'automne.

D. Combien de mois dure l'automne?

R. Trois mois, comme l'hiver^ le printemps et Tête.

D. Quels sontdoDc les trois mois d automne?

R. Ce sont les mois de septembre, octobre, et novembre.

D. Combien cela fait-il de saisons par an ?

R. Quatre.

D. Nommez les quatre saisons de Tannée?

R. L'hiver, le printemps, l'été, et l'automne.

D. Y a-t-il plusieurs hivers dans une année?

R. Non, il n'y a qu'un hiver par année.

D. Y a-t-il plusieurs printemps^ ou plusieurs étés, ou plusieurs automnes par année?

R. Non, il n'y a par année qu'un hiver, qu'un printemps, qu'un été et qu'un automne.

D. Quelle est la saison qui suit le printemps?

R. C'est l'été.

D. Quelle est la saison qui suit Tété ?

R. C'est l'automne.

D. Quelle est la saison qui suit l'automne.

R. C'est l'hiver.

D. Et se suivent-elles toujours de la même manière ?

R. Oui.

R. Qui donc fait succéder et revenir les choses avec tant d'ordre et d'exactitude?

R. C'est Dieu.

Tirez des conclusions en faveur de l'ordre dans Tarrangement de notre vie, de l'exactitude au travail, et faites ressortir les avantages de ces deux qualités essentielles.

Vous ne négligerez point de parler de l'hiver particulièrement, et d'expliquer comment cette saison, en apparence oisive et désolée, est pourtant utile et laborieuse. A la fin de l'automne, les fruits et les grains sont mûrs ; la sève qui les a produits est tarie ; la terre, fatiguée de son travail d'une année, a besoin de repos. Ce repos, c'es l'hiver I

Pendant l'hiver, saison de brume et de givre, saison de - oufirances et d'engourdissement à la surface, la terre, nour-

rîce infatigable, prépare dans ses innombrables réservoirs les sucs réparateurs que quêteront bientôt les racines affamées, comme une mère vigilante pétrit le pain du lendemain, pendant le sommeil de ses enfants aimés.

L'hiver élabore les sucs ; le printemps, ramené par le soleil, les aspire et les transforme en feuilles, fleurs, et fruits ; Tété mûrit les fruits qu'a formés le printemps ; l'automne cueille les fruits qu'a mûris l'été . Mais qu'y aurait-il à fleurir, à mûrir et à cueillir, si l'hiver n'avait rien préparé ?. . . Réfléchissez ! Tout est bon, logique, nécessaire. Il ne faut laisser accuser ni méconnaître rien de ce qui est réglé par la sagesse de Dieu,

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