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CHAPITRE IX Ecoze DIDEROT.—SoN BUT

L'école Diderot, ainsi que ses similaires au Havre, à Rouen, à Reims, à Lyon, etc., a été fondée pour faire des apprentis habiles. Conséquemment, les travaux manuels qu’on y exécute et l'enseignement pédagogique qu’on y donne sont plus élevés que ce qui se fait ou s’enseigne à l’école primaire. De plus, les enfants n’y sont pes admis avant l’âge de 13 ans, lorsqu'ils sont déjà passés par

’école primaire.

L'école Diderot fut la première école municipale d’apprentis fondée par la ville de Paris ; elle devait servir de modèle à toutes celles dont la grande ville et les départements seraiont plus tard dotés.

Quelie était la pensée qui a conduit à créer cette école Diderot, et à quelles nécessités devait répondre cette création ? M. le sénateur Corbon va nous le dire :

“ Depuis bien des années déjà, des personnes clairvoyantes avaient reconnu l’impérieuse nécessité de créer un enseignement professionnel. On savait que généralement l'apprentissage des métiers divers se faisait de la manière la plus déplorable, tant au point de vue technique qu’au point de vue de la moralité des enfants.”

Si on remontait assez loin dans le passé, on pourrait prouver la très grande ancienneté de l’adjonction des travaux manuels aux travaux ordinaires de l'école, afin de développer, en même temps que la capacité intellectuelle, la dextérité manuelle. Nous donnerons seulement un exemple qui date de 1725 et qui nous est fourni par M. de Valserre :

& De 1725 à 1745, existait dans une commune de la provincè du Dauphiné, une école primaire où l'instituteur, aidé de son épouse, avait introduit le travail manuel, et où les élèves étaient initiés, selon leur goût, leur âge, leur tempérament, aux divers travaux industriels ainsi qu'aux travaux agricoles. Puis cet instituteur

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