‹ Enseignement pratique et technique [microforme]Chapitre 26 sur 26 · CS · texte numérisé non relu

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APPENDIOE. 53

nullement éclipsées par celles des autres écoles ; là aussi on trouve parmi les jeunes gens du travail, des dispositions naturelles, du goût.

Par cette exposition comprenant des travaux des diverses écoles des Arts et Métiers, ces écoles viennent de prouver le haut rang qu’elles ont le droit d'occuper ; elles ont montré aussi de quelle utilité pratique elles sont pour les jeunes gens qui en suivent les cours, et par cela même combien elles ont droit à l'intérêt de tous ceux qui ont à cœur l’avancement de notre industrie et à la solicitude et à la protection du gouvernement.

Nous savons qu’elles ont en l'honorable ministre de l'Agriculture un protecteur dont le dévouement et le zèle ne leur feront pas défaut ; il a déjà plusieurs fois promis de plaider leur cause auprès du cabinet pour faire augmenter leurs allocations ; nous sommes certains qu'il ne faillira pas à ses promesses; nous espérons même qu'il gagnera sa cause, car il parlera pour le bien et pour l'avenir de la province de Québec.

Il n’est que juste aussi de reporter beaucoup du succès de l’exposition, et d'attribuer, pour une assez large part, les excellents résultats des Ecoles des Arts et Métiers à ces hommes dévoués à ces citoyens désintéressés qui souvent, au détriment de leurs propres affaires, se sont donnés de tout cœur à l’organisation, au développement, à l’administration de ces écoles, Le publie qui a pu, par ses yeux, apprécier le mérite de l’enseignement qu'on y reçoit, doit une grande reconnaissance aux membres du Conseil des Arts et Métiers et à son zélé secrétaire.

Mais puisque le conseil a si bien réussi dans la création de ces classes du soir, au prix de quelles luttes et à quelles difficultés, pourquoi n’élargirait-il pas son programme, pourquoi ne généraliseraitil pas cet enseignement, pourquoi enfin ne créerait-il pas des classes du jour ? La tâche est ardue et difficile, mais le but à atteindre est si élevé et d’un intérêt si majeur qu’il doit tenter ces hommes qui, ainsi que le disait dernièrement l'honorable Col. Rhodes. ‘ ne sont heureux que lorsqu'ils rendent service à leurs concitoyens ”

Notre industrie, si jeune encore, ne pourra espérer lutter avec la concurrence étrangère qu’autant qu'elle emploiera des ouvriers techniquement instruits dans leur métier ; et ces ouvriers ne seront tels qu'après un apprentissage raisonné dans les écoles primaires d’abord et qu'après un perfectionnement scientifique dans ces écoles plus élevées que nous voudrions voir le Conseil des Arts et Métiers se décider à créer.

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