‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 105 sur 373 · REVISION : Construction des propositions · texte numérisé non relu

REVISION : Construction des propositions

«=^ Une proposition peut être construite sous diverses formes: Une noce passe, le cortège est nombreux.

La proposition présente l'action comme ayant lieu, elle est affirmative \.e sujet y est généralement placé avant le verbe. La mairie n'est pas ouverte, le maire ne parait point.

I>a proposition présente l'action comme n'ayant pas lieu, elle est dite négative. Elle commence ordinairement aussi par le sujet, et le verbe se trouve entre les mots négatifs ne., pas ou ne., point. Grande est la surprise.

Cette proposition affirmative ne commence pas par le sujet du verbe, on dit qu'il y a inversion :

Êtes-vous prêt? Que désirez-vous? A qui voulez-vous parler?

Ces propositions par lesquelles on questionne pour savoir si une chose est ou n'est pas, pour connaître qui lait une action ou qui la reçoit, sont interrogatives.

Vous refuseriez ! Quel chagrin vous allez causer !

Cette proposition qui traduit un sentiment vif par une soiHe de cri, d'exclamation, est exclamative.

«fo Le sujet, l'attxibut, le complément peuvent être multiples : L'homme et la femme s'unissent par le mariage. L'épouse doit faire la joie et le bonheur du foyer.

Au contraire, un ou plusieurs des termes essentiels peuvent manquer dans une proposition; elle est aloi's elliptique : Nul bien sans peine.

Ex. 367. 'f A la suite de chaque S Ex. 368. "^ Indiquez les attributs

proposilion, écrivez le nom qui lui et /es compléments d'objet qui sont

convient : multiples :

Une noce. \ Devoirs avant le mariage.

Venez vile! La noce sort do la l Un jeune homme doit mériter la

mairie. — Jolie! la mariée, mais un dif:,nité d'époux et celle de père de

peu pâle. — Et lui, un peu gauche | famille par sa bonne conduite et par

dans son hubît noir! — Ils sont ï son travail. La jeune fille, de son

émus. — On comprend ce sentiment. côté, doit se préparer au mariage

Le bonheur de toute leur vie ne se par l'apprentissage des vertus qui

joue-t-il pas aujourd'hui? — Oh! feront d'elle l'orgueil et le bonheur

ils seront heureux, car Madeleine s de son époux, le charme du foyer, la

est une vaillante fille; elle est tra- l .mère irréprochable, la consolatrice

vailleuse, économe, douce; et Léon des misères inévitables de la vie. Ces

est un bon ouvrier, sobre et sérieux. vertus sont la douceur, la modestie.

Ils n'ont pas de fortune, c'est vrai; s la i>atience, la bonne humeur, le

mais les (pialilés du cœur valent s couragQ au.ssi et la résignation,

bien (juehjues sacs d'écus pour le s L. Cauhau

bonlieur d'un ménage. ^ Oe rÉdwnthm. aIcUIc Phani, é.m.

Page 1