GRAMMAIRE : LE GENRE DANS LE NOM
En Amérifjue, les garçons el les filles so/it élevés ensemble. El l'on remarque que les élèves en jupons valent les élèves en pantalons; ils deviennent des amis et des aqiies. L'homme ne prend pas la femme pour une inférieiire, mais pour une égale. L'épouse a fréquenté dès l'enfance son fufur époux ;7^ mariage n'est plus un tirage au sort, mais l'union (l'iin ypf^iïX av^ç une voisine qu'il connaît et qu'il a appris à estimer-
Le nom comfliijn (J'jiomme voisin est précédé de l'arliclc un, qui annonce le masculin. Au contraire, les noms de femmes : voisine, femme, sont précédés de l'article une ou la, qui mar((ue le féminin.
Au nom masculin homme correspond un nom féminin tout différent : femme; mais à ami correspond amie, ce féminin étant formé du masculin pur l'addition d'un e. Le nom élève, terminé au masculin par e, ne change pas au féminin.
Le nom masculin époux donne le féminin épouse; voisin fait voisine.
Il y a deux genres dans les noms.
Les noms d'hommes sont du masculin : Eugène, le tailleur.
Les noms de femmes sont du féminin : Jeanine, la couturière.
Dans quelques espèces animales, il y a un nom masculin pour désigner le mâle, et un nom féminin pour désigner la femelle. un cheval, une jument — le coq, la poule.
Un certain nombre de noms d'hommes ou d'animaux servent à former les noms correspondants féminins par l'addition d'un e muet : un ami, une amie — un égal, une égale.
L'addition de l'e du féminin fait prononcer la consonne muette et finale du nom masculin.
un inarrhanA, une marchande — un Français, une Française.
Dans quelques noms féminins, on redouble Ix lettre qui écrit la consonne précédant l'e muet :
un chai, une chatte — le lion, la lionne.
Ex. 386. °^ .1 la suite des noms i Le chevalier reîrardait son teint vio-
désignant des personnes, écrivez le nom \ lacé etVrni, quand il apen;ut l'autre
féminin ou masculin correspondant : \ sœurplusjeune.toiile fraîche et colorée,
Coquetterie malencontreuse. car elle s'était vèti'c chaudeaicnl. Après
Unchevalieravaitmarié sa fille aînée, q»'»" eut dîné, le chevalier dit ù ses
il lui en restait deux autres. Un voisin gens : « Si on le veut, je prendrai celle
lui nt demander sa seconde fille, on Qui est belle et fraîche, mais point
tomba d'accord sur les conditions, et le ''autre. » Et il épousa la cadette,
prélendantvintpourla voir etse fiancer. . Daprès lo chevalier do la Tour-Landry
La jeune fille, prévenue, s'agença (-"<'^" s'ccle).
et se vôtit de son mieux; mais pour Ex. 387. "f Écrive: dix noms pro-
avoir l'air plus svelle de corps, elle ne près d'hommes el dix noms pnqircs
mit qu'une robe sans doublure ni de femmes, en faisant précéder (-hacun
fourrure, bien serrée. Or il gelait, il d'eux d'un nom de profession. Ecrive: :
soufflait de la bise, si bien qu'elle était \ Le maçon Louis, la blanchisseuse
toute noire de froid. < Marthe.
Langue française. — Troisième livre. 79