ORTHOGRAPHE : L's dans les noms propres
Lorsqu'un nom propre devenu nom commun est employé au pluriel, il prend une s, comme tous les noms communs; et à la longue, ceux qui sont très employés perdent la majuscule :
des Véronèses, des MoUères, dei> lebels, des godillots, des fiacres. Le nom des habitants d'un pays s'écrit au pluriel avec une s :
Les Africains, les Normands, les Parisiens. Les noms de familles historiques prennent aussi une s au pluriel :
Les douze Césars, la branche des Bourbons. Mais par une inconséquence qui devra disparaître, les noms de famille restent invariables. On écrit donc encore :
les deux Corneille, les époux Maréchal.
Le nom propre ne prend pas d's s'il est précédé d'un article pluriel destiné à faire ressortir le nom illustre quon cite : Les Gambetta, les Chanzy, les Faidherbe ont sauvé l'honneur de la France en 1870-71.
[Ex. 463.]'f Écrivez convenablement \ (Perrin) et demanda un œuf à bicoque.
les noms propres de ce texte: \ Après l'avoir mangé, il appela l'auber-
Napoléon P', en partant pour une de \ giste : «Combien cet œuf? - Vingt
ses campagnes, s'était reposé au col de l francs, sire, répondit la femme. —
Sainte-Marie. Tous les (Lorrain) et les [ Diable, dit l'empereur, les œufs sont
(Alsacien) des environs étaient montés \ chers ici. — Non, repartit la femme avec
pour le voir. 11 s'arrêta à l'auberge des < esprit, mais les (Napoléon) sont rares. » BnuNOT ET BoNY. Troisièmc livre. 4
Méthode Brunot-Bony.