‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 145 sur 373 · VOCABULAIRE : Sufûxes al, el, ique · texte numérisé non relu

VOCABULAIRE : Sufûxes al, el, ique

Le téléphone est mainlenant cViisage commercial ; son emploi est continuel, car une conuersalion téléphonique éoile des dérangemenls el des retards.

Un usage commercial est un usage du commerce; l'adjectif qualificatif commercial, où entre le suffixe al, est formé, non pas du nom commerce, mais d'un radical savant commerci. II en est de même de familial (radical : famili), de sociaX (radical : soei).

Continuel a été formé du radical continu et du suffixe et

Téléphonique a été obtenu en ajoutant le suffixe ique au nom téléphone, fait d'éléments grecs Mais ces suffixes al, el, ique s'ajoutent aussi à des radicaux français : architectural, accidentel, artistique.

Les suffixes al, el, ique, s'ajoutent à des radicaux savants ou à des radicaux populaires pour former des adjectifs qualificatifs : Banal, cantonal, colonial, départemental, musical. Additionnel, confidentiel, fraternel, industriel. Climatériqae, cylindrique, azotique, sulfunque.

Ex. 498. 'f A la suite de chaque i [Ex. 499.] <^ Avec chacun des mois

adjectif,écriuez le nom correspondant : l suivants, ou avec un radical voisin.

Automnal, colossal, communal, cor- $ former un adjectif en al, el, ique : dial, estival, frontal, guttural, hivernal, Algèbre, anarchie, exception, glace,

nasal, postal, artériel, conditionnel, s horizon, instrument, insurrection, iro-

corporel, différentiel, formel, naturel, \ nie, lyre, matière, matin, monarchie,

proportionnel, énergique, géographi- \ mort, occasion, occident, origine, pa-

que, léthargique, méthodique sylla- \ tron, poste, pyramide, roi, scène, sculp-

bique, tragique, typique. ' lure, sens, symbole, triomphe, volcan.

500. COMPOSITION FRANÇAISE : Révision sur les sensations de la vue.

Nous avons appris à observer les objets ou les êtres. Tout ce que la vue nous fournit : formes, dimensions, attitudes, couleurs... regardons-le jusqu'à ce que nous soyons sûr de ne pas nous tromper'et de ne rien oublier. Classons ensuite nos observations à tète reposée.

Pensons au résultat que nous voulons obtenir. Si nous avons à donner une idée complète, rigoureusement exacte des faits ou des choses, aucun détail n'est négligeable; celui que nous omettrions serait peut-être celui dont un autre tirerait parti. L'observation du savant consiste particulièrement à remarquer des faits insignifiants pour d'autres.

Mais, hors de ce cas, que les détails ne cachent pas les choses importantes, ni pour nous, ni pour le lecteur : un trait juste, caractéristique, vaut mieux que dix remarques sans portée.

Enfin approprions le style au sujet et aux personnes pour qui nous écrivons. Partout, il doit èjre correct, clair, juste et précis. Mais le ton change, il est plus ou moins familier. Évitons les négligences, mais aussi les grands mots; soyons toujours naturel.

Ex. 501. "i? Définissez : un fleuve, > Ex. 503. "^ Décrivez un rosier en

une rivière, un torrent, un ruisseau. \ fleurs.

Ex. 502. 'f Décrivez, d'après un Ex. 504. "f Décrivez un bicijcliste

plan que vous établirez, un outil à \ poussant à la main sa machine le

votre choix. \ long d'une côte rapide.

106 Méthode Brunot-Bony.

Page 1