GRAMMAIRE : FORMATION DU FÉMININ
- S" Adjectifs changeant de consonne au féminin. .
Jean est vif et actif. Pendant > Louise est vive et active. Pen-
l'élé, il a beaucoup joué à la cam- i danl l'été, elle a beaucoup joué à
pagne, où l'air esl pur et sec, cl \ la campagne, où l'almosphère est
son teint esl devenu encore plus > pure et sèche, et sa figure est
frais. I devenue encore ])lus fraîche.
Comme les adjectifs <jue nous avons vus précédemment, les adjectifs vif, actif sont terminés au masculin par une consonne qui se prononce. Mais devant l'e du féminin, cette consonne f se change en v, ainsi que cela a lieu devant un suffixe commençant ])ar une voyelle : n/ve, comme dans y/vace; active, comme dans ac//vité.
Cela se produit aussi pour sec, (|ui devient sèche, comme dans sécheresse.
Frais a un féminin fraîche (comparez fraîcheur) qui est formé sur l'ancienne forme fresc, où le c s'entendait comme dans sec.
Un certain non^bre d'adjectifs terminés au masculin par une consonne sonore prennent devant l'e du féminin une autre consonne, qui se retrouve dans leurs dérivés.
Les adjectifs en i changent au féminin î en v :
neuf, neuve (nouveauté) — passif, passive (passivité).
L'adjectif sec fait au féminin sèche (séchoir).
Frais (autrefois fresc) fait fraîche (fraichiv), \
Ex. 506. "^ Écrivez convenablemenl \ prison d'État : toute personne, même
les adjectifs entre parenthèses : \ sans être (fautif), pouvait y être retenue
La Bastille. \ (captif) par la seule volonté (royal).
La Bastille était une (vieux) forte- i Aussi Tindignatioii était-elle (vif) contre
resseélevéesousCliarlesV. Au moment \ la célèbre prison; et dans un jour de
de la Révolution, elle avait perdu depuis l colère, le peuple de Paris s'en empara
longtemps toute importance (défensif) i et la détruisit de fond en comble. Son
pour la capitale; elle était devenue ï emplacement devint une place (public).