COMPOSITION FRANÇAISE : Observer un bruit complexe
Bien souvent, les bruits qu'on a à exprimer sont complexes, comme ceux que Hugo avait à traduire dans la récitation. Tout d'abord, l'oreille ne perçoit que la confusion, par exemple, dans le vacarme d'un grand rassemblement. Mais, avec de l'attention, on démêle peu à peu les éléments de cet ensemble, comme l'écrivain distingue le son des cloches, le murmure des personnes, etc.
Les bruits reconnus, il faut les ordonner d'après leur importance respective et les exprimer par des termes bien exacts.
CONSEIL : Pour VOUS reconnaître dans un ensemble de bruits, écoutez avec attention, et essayez de discerner les divers bruits qui composent cet ensemble. Donnez à chacun l'importance qui lui revient, en prenant soin de conserver l'impression générale, harmonie ou tintamarre.
Ex. 553. 'f Soulignez les mots qui $ la porte, et au bruit de la pluie qui se rapportent aux sensations de fouïe ; l fouettait les vitres.
Au coin du feu. l ^'- ^^^o. Histoire (le ma Vie. Calrimnii-Lrvy, cilil.
On n'entendit plus que les mille l Ex. SS-t. «^ Les bruits de la foire.
petites voix qui bruissent dans le bois | plan
embrasé: le chant plaintif de la bùchc Arrivée des gens, conversations et
(jui s'échauffe et se dilate, le cra- appels, les cris des animaux, bruit des
queraent de l'écorce qui se crispe et ? voitures, fracas des marchandises qu'on
éclate, et les légères explosions qui déballe.
s'échappent de l'aubier en faisant ? En pleine vente, discussions, récla-
jaillir une flamme bleuâtre. De temps > mes, les charlatans, les buveurs,
à autre, le hurlement d'un chien > Le soir, départ des animaux, ran-
venait se mêler au sifflement de la | gement des étalages , les attardés
bise, qui se glissait dans les fentes de l bruyants.
Méthode Brunot-Bony. -