GRAMMAIRE : PRONOMS PERSONNELS: 1 ET2" PERS
La femme : « Tu te présenles nu Conseil municipal'.'' » — Le mûri : « Oui, je me présente. — Dis donc plulûl qu'on te présente. — Eh bien! oui, on me présente. Mais écoute-moi et ne te fâche pas. Le maire a pensé à moi. — Oh.' la l)onne histoire! Mais regarde-toi donc, on se moque de toi, 7710/1 pauvre ]Sicolas. Vous êtes ainsi plusieurs : on vous 7?!e/ en avant, on a besoin de vous, le lendemain on vous (/// le contraire. — Tiens, ma femme, tu vois plus clair que moi. — Nous refusons, hein? «
Dans le texte, l'homme parle de lui, il est la 1'" personne, il dit : je me présente, en se désignant d'abord par le mot je, qui est un pronom personnel sujet de présente, puis par me, car le pronom est devenu complément d'obji^t.
Daiis : le maire a pensé à moi,' le pronom de la 1'" personne a pris une troisième forme comme complément prépositionnel. Dans écoute-moi, la même forme moi est complément d'objet direct après le verbe.
Quand la femme parle au candidat, celui-ci devient la 2" personne; il est désigné par les pronoms tu, te, toi, qui s'emploient comme je, me, moi.
1" pers.
je me
moi nous
?" pers.
tu te
toi vous
A la i'° et à la 2" personnes, on n'emploie jamais de nom comme sujet, mais un pronom qu'on appelle, à cause de cela, pronom personnel : je, tu.
Le pronom personnel varie suivant son rôle et sa place par rapport au verbe. Il est :
sujet près du verbe :
complément avant le verbe :
en toute autre place, qu'il soit sujet, complément ou attribut :
Au pluriel, le pronom est dans tous les cas
Les pronoms de la i" et de la 9" personnes ont la même forme aux deux genres. Mais les adjectifs qui s'y rapportent se mettent au genre des noms remplacés par ces pronoms. Un homme dit : je suis las; — une femme dit : Je suis lasse.
Quand on emploie par politesse vous, au lieu de tu, le verbe se met au pluriel, mais l'attribut reste au singulier
Monsieur, vous êtes bon; Madame, vous êtes bonne.
Ex. 556. °^ A la suite de chaque pronom de la 1" ou de la 2" personne, mettez à quelle personne il appartient : Un mot difficile.
« Ah ! mère, le maître m'a donné à apprendre une leçon dans Inquolie il y a un mot si difficile, si diflicile! J'en ai chaud, mais je n'en sors pas. Lis-le donc, toi, mère! » Mais la femme, après un long effort, bégaya avec découragement : « Ab... be... né... ga...
Je ne sors pas du reste. Sonl-ce là aussi des mots pour un enfant comme toi?
Tu n'as qu'à le passer; ne te casse pas inutilement la tête : ce mot est trop difficile. — Trop difficile? balbutia le [)etit. Il faut que je le lise, je le veux. Tu m'as aidé, cela ira. Ab... né... ga... ga... abnégati...lion ! Tiens, tien«, chère mère, le mot est abnégation.