‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 173 sur 373 · GRAMMAIRE : VERBE IMPERSONNEL · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE : VERBE IMPERSONNEL

i I « Nous ne pouvons pas sortir, il pleut. — Pourtant, papa, tu m'as s

^ i promis de m' emmener. — Il est impossible de sortir, tu le vois bien, j

lu I il fait un temps abominable, il y a des éclairs, une tempête arrive. — \

m \ Il faut prendre des parapluies. — Suffit, n'est-ce pas? J'ai dit non! »

\ Quand on dit : il pleut, personne ne fait cette action ; ce vcrije n'a, à vrai dire, pas de sujet et par suite pas de personne, il est impersonnel.

Autrefois les verbes de ce genre n'étaient précédés d'aucun mot, comme lorsque le papa dit : suffit. On dit encore aujourd'hui : n'importe, qu importe? passe encore de bâtir. La forme du verbe employée est toujours celle de la 3° personne et ces verbes sont dits aussi unipersonnels.

Mais, par analogie avec les autres verbes, l'usage s'est étcibli de faire précéder le verbe impersonnel du mot /7 ; il neige, il tonne; ce mot // p i ne représente rien.

Quand on dit ; il est impossible de sortir, celte tournure équivaut à ; sortir est impossible, où sortir apparaît comme sujet du verbe est. Mais, en réalité, la forme impersonnelle tend à devenir une proposition attributive où l'attribut impossible est suivi d'un complément : de sortir, comme dans : je crois impossible de sortir. Même dans le cas où l'analyse fait reconnaître un sujet dans les mots placés après le verbe, ce sujet ne fait pas varier le verbe : il arrive des trains toutes les dix minutes.

Enfin quand on dit : il fait un temps épouvantable, il y a des éclairs, il faut des parapluies, les mots qui suivent le verbe impersonnel ne sauraient plus être considérés que comme des compléments de ce verbe.

Un verbe à la 3" personne du singulier précédé du pronom il qui ne représente aucun sujet réel, est un verbe impersonnel.

Les verbes ou les expressions qui énoncent des phénomènes météorologiques ne s'emploient guère que sous la forme impersonnelle : il pleut, il neige, il vente, il tonne, il fait froid.

Quelquefois le sujet qui fait vraiment l'action est exprimé après le verbe, mais en aucun cas, le verbe ne s'accorde avec ce sujet : il arrive des accidents, il a été perdu une chienne.

Enfin il arrive que le verbe impersonnel est suivi de véritables compléments d'objet, tout comme un autre verbe transitif :

il y a des chances d'incendie, il faut des précautions, il s'agit d'y veiller.

Comme on voit, cette tournure est en voie de transformation ; l'analyser de façon uniforme conduirait à des inexactitudes.

Ex. 585. "^ Copiez en soulignant les S sans feu et même sans nourriture suffl-

verbes impersonnels : l santé. 11 y a bien des refuges, il a été

La misère en hiver. \ ^^'^^ ^^^ asiles de nuit. N'importe,

L'hiver, cette année, est d'une e.\- toutes ces œuvres sont impuissantes h

trème rigueur. Il gèle à pierre fendre soulager tant de misère,

depuis un mois, 11 a neigé abondam- | Ex. 586. °l? Conjuguez aux divers

ment toute la semaine. Il est triste de | temps de l'indicatif :

penser (juc, dans les grandes villes, \ Tonner et faire des éclairs,

bien des malheureux sont sans abri, < Y avoir danger cl s'agir d'y remédier.

Langue française.

Troisième livre.

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