‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 213 sur 373 · GRAMMAIRE : PRÉSENTS A TROIS RADICAUX · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE : PRÉSENTS A TROIS RADICAUX

Le paysan de France est attaché à la terre.

Il tient au champ qiiil reçoit en hérita/je, qui lui vient des siens, mais aussi à celui qu'il acquiert par son travail.

Il prend la terre, mais la terre le prend, le meut.

// veut l'agrandir et il le peut en effet s'// ne meurt pas jeune, sll a le temps d'épargner et s'il nehoit pas sottement ses modestes économies.

Les paysans sont attachés à la terre. Ils tiennent aux champs qu'ils reçoivent en héritage, qui leur viennent des leurs et aussi à ceux qu'ils acquièrent par leur travail.

Ils prennent la terre, mais leurs terres les prennent, les meuvent. Tous veulent les agrandir et ils le peuvent en effet s'ils ne meurent pas jeunes, s'ils ont le temps d'épargner et s'ils ne boivent pas leurs modestes économies.

Nous sommes attachés à la terre; nous tenons aux champs que /20I/.S recevons en héritage,dont nous venons à hériter et aussi à ceux que nous acquérons par noire travail. Nous prenons la terre, mais nos terres nous prennent aussi. Nous voulons les agrandir, et nous le pouvons en effet si nous ne mou- Tonspasjeunes,si nous avons le temps d'épargner et si nous ne buvonspas nos modestes économies.

Certains verbes ont trois radicaux au présent : un radical tonique au singulier : je tiens, tu reçois... un radical atone à la i" et à la 2"

personnes du pluriel: n. tenons, v. recevez...

un radical tonique à la 3' du pluriel : ils tiennent, ils reçoive^/...

Le 2" radical (radical atone) se retrouve généralement à V infinitif : tenir, recevoir, sauf dans les infinitifs en re.

Le 3" radical a ordinairement la voyelle du premier et la consonne finale du second : je reçois, v. recevez, ils reçoive^/.

Ce sont les seules règles générales que l'on puisse donner. Voici la conjugaison de ces verbes :

je tiens, tu tiens, il tient, n. tenons, v. tenez, ils tiennent (tenir).

On conjugue de même: je viens, tu viens ... (venir). yacquiers, tu acquiers ... n. acquérons, ... ils acqu/ère/i/ (acquérir).

On conjugue de même : je conquiers ... (conquérir) je requiers ... (requérir), je reçois, ... nous recevons, vous recevez, ils reçoivent (recevoir).

On conjugue de même : je dois et les verbes en çois : je perço js; ^ je jneus, tu meus, il meut, ... v. mouvez, ils meuvent (mouvoir), je joeua; (ou je puis). ... il peut ... v. pouvez, ils peuvent (pouvoir), je veuœ, tu veux, il veut, nous voulons ... ils veulent (vouloir), iebois, ... il boit, nous buvons, vous buvez, ils boivent (boire), je prends, ... il prend, nous prenons, ... ils prennent (prendre).

Le verbe mourir n'a que deux radicaux : je meurs, tu meurs, il meurt, n. mourons, \. mourez, \h meur enl Les deux auxiliaires j'ai et je suis sont irréguliers ;

j'ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont.

je suis, tu es, il est, nous sommes, vous êtes, ils sont.

Langue française. — Troisième livre.

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