GRAMMAIRE: PASSÉS SIMPLES PARTICULIERS
w I Le petit Louis Mignon était malade. Sur l'ordre du docteur, on le
a. conduisit à Berck-sur-Mer; il y vécut tout Vêlé en plein air, courut j
s sur la plage, prit des bains, fit de la suralinienlation, il revint guéri. \
>< I De l'affeclion dont tant d'autres moururent, Vair de la mer n'a pas l
^ 5 laissé trare. \
\ Le passé simple il vécut, du verbe vivre, a bien le radical tlo son \ participe passé vécu; mais il n'a plus la terminaison eu // des verbes en re; sa terminaison est en ut, comme celle des verbes en oir. Il en est de même de couru/, du verbe courir. '^ l Dans : on conduis //, de conduire, on trouve bien la terminaison // des verbes en re, mais elle est ajoutée, non au radical du participe passé condui/, mais à celui de la 1" personne plurielle du présent de l'indicatif, nous conduisons.
Enfin dans : // fit, on ne trouve ni l'un ni l'autre de ces deux radicaux.
\. — Les verbes asseoir et voir ont 7e passé simple en is ;
je m'ass/s, tu t'ass/s ... — je vis ... nous v /mes.... Pourvoir (quoique composé de voir) fait: je pourvus... n. pourvûmes. Les verbes courir, boire, croire, lire, moudre, résoudre, plaire, taire, vivre, conclure et les verbes en aître et en oître, qui ont le participe passé en u, ont le passé simple en us :
cour u, b u moul u pi u conn u cr û
je cour us, tu b us, il moul ut, n. pi Cimes, v. conn ûtes, ils cr urenl.
II. — Les verbes écrire, nuire, ainsi que les verbes en duire, aiudre, eindre, oindre ajoutent la terminaison régulière is à la 1'" personne plurielle du présent de l'indicatif: écrire, n. écriv ons : j' écriv is — craindre, n. craign ons : tu craign is r^cfu/re, n. réduis ous: je réduis /s— jo/ur/re, n.joign ons: il joign it.
III. — Quelques verbes ont des passés simples particuliers : mour ir, tenir, venir, naître, être, faire,
\ je mourus, je tin s, tu vin s, je naqu /s, je fus, je f /s.
Ex. 797. °i? Écrivez au passé simple | * Ex. 798."^ Écrivez toutes les formes les verbes entre parenlfjèses : du passé simple des verbes qui sont à
Les cerises. l ^^ temps :
. , , ,, /f • \ > Le vaniteux.
Apres le dîner, nous (faire) une > , . , , , -. ■ .
■ „, /....„.^/i..„\ ,^.,>, i„ Les animaux de la ferme étaient
économie: nous ne (prendre) pas le , . ,.- n. .-u
café qui testait du déjeuner, nous le ^^'''. "" J^'^' L«;'on (It une gentille
(mettre) de côté pour le goûter, avec de ^^«hno'e, tous applaudirent avec bruit.
, • »j '"t „„„ ^„^ nr.,;,. Ravi de son succès, lanon voulut faire
la crème et des gâteaux que mes amis ^ , , • , , -i i
, , . f , o (^..ii„,.\ /lorno i« un tour plus admirable encore : il crut
(apporter); et nous (aller) dans le . • , ,
i „r.,„^ ,i„c-«„f o,.„^ /i^^ l pouvoir marcher comme un bomme;
verger achever notre dessert avec des s ' . ., ,. , , . j > ^
cerises. Je (monter) sur l'arbre, (cueillir) '"«'s;' "« «« t.nt pas longtemps debout,
des bouquets de fruits et les (jeter) n '' retomba lourdement, et tous les
' ,„ ,. /„;„„\ j„ ^o assistants rirent de sa gaucherie.
mes compagnons. Us (rire) de ma \ "
complaisance, s' (asseoir) à terre et se Ex. 799. '^ Conjuguez au passé
(mettre) à me renvoyer les noyaux à simple puis au passé composé :
travers les branches. Résoudre d'apprendre à nager et en
D'aprèi J 'J, Roii86«A«. I venir à bout-
Langue française. — Troisième livre. 171