‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 279 sur 373 · REVISION : La Conjugaison · texte numérisé non relu

REVISION : La Conjugaison

'=^ Le verbe a des variations qui lui sont propres :

1*^ Dans : le malade tousse, le verbe est au mode indicatif. Dans : toussez, le verbe est à un autre mode, à V impératif. Aucun autre mot de la phrase ne varie ainsi en mode.

2° Dans : le malade tousse, le verbe à l'indicatif exprime le temps présent. Dans : le malade a toussé, le verbe est aussi à l'indicatif, mais il marque le passé. Aucun autre mot ne varie ainsi pour exprimer le temps.

Ce sont les deux caractéristiques du verbe.

<:§» Le verbe a des variations qu'il emprunte à son sujet :

1° Dans : nous toussons, le verbe est à la première personne, comme le pronom sujet nous; dans : vous toussez, il est à la deuxième personne, comme vous. I>e verbe a donc un caractère commun avec certains pronoms : celui de marquer la personne.

Toutefois, à certaines formes, comme l'infinitif et le participe, la pe\;^onne n'est pas marquée; ce sont des formes impersonnelles. Elle ne l'est pas non plus dans les verbes dits impersonnels ou unipersonnels : il neige, il y a longtemps, c'est vrai.

2" Dans : il tousse, le verbe est à la ^^ personne du singulier; dans : mes Jilles toussent, il est à la 3" personne du pluriel. Comme le pronom, le nom, l'adjectif... le verbe varie donc en nombre; mais seul son participe passé est susceptible de varier en genre : elles sont fatiguées par leur rhume.

<:§=» L'ensemble des formes du verbe destinées à marquer toutes ces variations constitue sa conjugaison.

Il y a deux types de conjugaison :

celle des verbes en e : je joue, je rentre,

celle des verbes en s : je pars, je dois, je prends.

Une nombreuse catégorie de verbes de la 2^ conjugaison ont le présent de l'indicatif en is : je rougis, je réfléchis.

Ex. 933. 'f Indiquez à quel l se manifeste d'une façon vive, ne

mode et à quel temps sont les \ lardez pas à appeler le médecin :

verbes de ce texte : \ il reconnaîlra la maladie et pourra

La fièvre. \ ^^ arrêter le développement.

La présence de la fièvre est Bx. 934. ^ Écrivez à la T' per-

révélée par l'accélération du pouls ; sonne du présent de l'indicatif les

elle s'accompagne aussi de mal de verbes de l'exercice 933, et indiquez

tète, de nausées, d'une chaleur à quelle conjugaison ils appar-

brûlante, parfois précédée de tiennent.

quelques frissons. Dès que vous l Ex. 935. *^ Conjuguez à l'indi-

constatez cet état en vous, tenez- | catif et à i impératif :

vous au lit ou dans la chambre, s Observer les règles de l'hygiène

buvez des tisanes chaudes, et ne $ et se maintenir en bonne sanlè.

vous exposez à aucun changement > Craindre la maladie et prendre de

de température. Si même la fièvre \ grandes précautions pour l'éviter.

Langue française. — Troisième livre. 199

936. VOCABULAIRE : Siifûxes ailler, iller, asser, onner, oter, oyer.

Des moineaux piaillent, en picotant des midies, une fauvette sautille sur la branche qui verdoie. Le pâtre rêvasse en chantonnant.

La forme piaillent appartient au verbe p/ailler, dérivé du mot pie; on voit fjue. pour former ce verbe, on n'a pas employé seulement le suffixe er, mais qu'on l'a fait précéder de aill. De même, dans snjifiller, entre le radical saut et le suffixe er, on a intercalé ill.

Un certain nombre de verbes ont et»'; formés en intercalant entre le suffixe verbal de l'infinitif er, une des syllabes aill, ill, ass... On a obtenu ainsi des suffixes composés :

ailler: criailler, ferrailler, — onner: chantonner, talonner, iller : fendiller, mordiller, — oter : cliijnoter, tapoter, asser : paperasser, rêvasser, — oyer : coudoyer, guerroyer.

Remarques. — I. — Ces suffixes composés ont parfois une significatioD assez précise; ailler éveille souvent une idée défavorable : criailler, c'est pousser des cris désagréables; Hier, oter indique la fréquence de l'action : sautiller, c'est faire de rapides petits sauts; onner marque une action à demi faite : chantonner, c'est chanter à demi-voix.

Mais souvent aussi ils ne marquent aucune nuance : fourmiller, c'est remuer comme des fourmis; guerroyer, c'est faire la guerre; verdoyer a presque le sens de verdir.

II. — Il ne faut pas confondre les verbes ainsi formés avec ceux où les syllabes aill, ill, ass, onn, ot, oy, appartiennent au radical qui a servi à former le verbe : empailler, fusiller, cadenasser, cartonner, voter, charroyer.

Ex. 937. 'f En les rapprochant des \ [Ex. 938.] 1? Au moyen des mots

verbes ordinaires, faites ressortir le | suivants, formez des verbes qui se

sens des verbes suivants : \ terminent par les suffixes précédents :

Crachoter, écrivailler, festoyer, ma- s Balle, chèvre, chiper, côte, fin,

chonner, pendiller, picoter, rimailler, i foudre, fourmi, friser, gris, larme,

tirailler, traînasser, tournailler, tous- s mordre, pelote, nez (rad. savant : nas),

sailler, vivoter. S terre, trembler.

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