GRAMMAIRE: ROLE DES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES
Au début de la récitation (Voir page 213), la proposition principale : un ingénieur avait rêvé... a deux compléments : toute sa vie est un groupe de mots qui sert de complément de temps; qu'il parviendrait à extraire l'or est une proposition qui répond à la question : il avait rêvé quoi? elle est donc complément d'objet direct du verbe avait rêvé.
Dans l'une des phrases suivantes, la proposition complément : qui était près de son lit n'est pas complément d'objet du verbe; elle se rapporte au nom table, et marque la position de la table, comme le ferait, par exemple, un adjectif : la table voisine.
Les propositions subordonnées ont donc plusieurs fonctions différentes, et peuvent se rapporter à divers termes de la phrase.
I. — Comme un mot, une proposition subordonnée peut être : sujet d'un verbe : qui trouvera cela défiera les milliardaires, attribut : mon avis est que tu as fait assez de sacrifices, complément d'objet: // prouverait qu'il n'était pas un rêveur; en outre : complément qualificatif : l'enfant qui obéit, complément déterminatif : la sensation qu'il avait réussi, complément de temps : une fois qu'il serait debout, il irait..., complément de lieu : une table qui était près de son lit, etc.
z\ II. — Une proposition subordonnée peut se rattacher : g, à un verbe : il prouverait qu'il avait raison.
à un nom : quelque faible qu'il fût, le pauvre homme...
à un pronom ; il cherchait quelqu'un à qniil pourrait s'adresser
\ à un adjectif : ... sûr qu'il tenait la fortune ...
I à un adverbe : ... plus que je ne t'en ai promis..., etc.
\ Souvent enûn, une proposition subordonnée se rapporte à
I l'ensemble d'une proposition :
\ Comme il ne comprenait plus cela, // crut avoir réussi.
\ Dans certains cas, il importe assez peu qu'on rapporte un \
< complément ou une subordonnée soit au sujet, soit au verbe.
\ Le tout est de ne pas se tromper sur le sens. ^ __ ..™™™™.,.,,,.,,..,.,.,...,,,.,...,.^^
Ex. 997. 'f Indiquez la fonction de 5 [Ex. 998.]'^D/7es à quelle espèce de
chacune des propositions subordon- i mots se rattache chacune des proposi-
nées : \ lions subordonnées :
Le courage habituel. Développer l'instruction.
Nul n'est à l'abri du danger : une i^jn^truction est une richesse com-
averse quand vous avez chaud peut ^^^^^^ ^^^^ ^ ^^^^^^
vous donnerunepneumome; celui qui ,^ ^ ^^ ,^.^ ^^ j^^^ L'igno-
sort bien portant n est pas sur de ^^nt n'est pas l'égal de celui qui sait;
n'être pas rapporte blesse. Nous vivons ,.^ j^. ^^^^^^^^ ^^ Hté doit
dans le danger et dans 1 incer itude. ^^.^^^^ J^^^ ^^^^ ^^^ ^.^^^^^^^ ^^^^
Nousnechangeronsnen acelaîResi- ^^^^ ^^^ ^^^^^^^ ^,.,^^,^j. ^^,
gnons-nous, prenons gaiement notre ^^ connaissance où parviennent
part, de ce .ju. est; ny pensons pas, ^^, g.^,^,. ,e, esprits divers ont
et faisons ce que nous devons faire ^ ,^ ^^^^^^ ^ jj^^^^ ^t
Jules Payot. La Morale à l'Ecole, S ., , , ^ ■ 4
Librairie Armand Colin. \ il faut en tenir compte.
Langue française. — Troisième livre 213