‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 320 sur 373 · GRAMMAIRE: CORRESPONDANCE DES TEMPS · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE: CORRESPONDANCE DES TEMPS

« Je vous dis que je ne vais plus chez Tronchei, que j'y suis allé longtemps, que j'y achetais encore l'an dernier, mais que je n'y retournerai jamais. J'ajoute qiie je n'y prendrais rien, même s'il me faisait des conditions exceptionnelles; je ne veux pas que ma femme y mette les pieds.

— // ne faut pas vous emporter. Moi, je vous ai dit que je le trouvais l bon pharmacieg; je ne savais pas que cela vous fâcherait. i

— Bon pharmacien! Je doute que vous ayez vraiment observé les l choses; il n'est pas possible que vous ignoriez qu'il est toujours absent.

— Allons, allons, vous ne voudriez pas que votre femme y entrât, vous avez défendu qu'on lui achetât. C'est dommage que vous n'ayez pas autorité sur toute la ville : vous auriez défendu que personne franchit le seuil de sa porte! »

i. — Quand le verbe de la proposition subordonnée est à l'indicatif ou au conditionnel :

1? Si le verbe de la principale est au présent ou au futur absolu de l'indicatif, c'est le sens seul qui indique à quel temps doit se mettre le verbe de la subordonnée :

Je crois qu'il réussit, ... qu'il réussissait ,.-• réussira ,... réussirait.

Jfi croirai qu'il est parti ... qu'il part ... sera parti ... partirait.

S" Si le verbe de la principale est au passé, on emploie, parmi les temps relatifs, le passé, le présent ou le futur qu'indique le sens :

J'ai cru qu'il réussissait, ... qu'il avait réussi, ... qu'il réussirait.

Je croyais qu'il venait, ... qu'il viendrait, ... qu'il serait venu.

Toutefois, dans ce cas, si le verbe de la subordonnée exprime une action encore future, il peut se mettre au futur absolu : Le directeur a décidé que le théâtre fera relâche ce soir.

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