‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 43 sur 373 · GRAMMAIRE : LA PROPOSITION. LE SUJET · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE : LA PROPOSITION. LE SUJET

Jean est content, les camarades arrivent, on. va jouer ad cheval. 0 Je suis le cocher, dit Jean; toi, Paul, tu feras le cheval. — Eh bien, et moi? dit Georges. — Georges! ricane Paul, il est trop lourd! Couiir le fatigue. — C'est bon, répond Georges, vous allez voir. »

Les mois qui précèdent sont réunis en groupes, séparés par des signes de i>onc,luation. Dans chacun d'eux, .on énonce ce ([u'on a à dire d'un sujet. Ce sont des propositions.

La première proposition : Jean est content, dit dans quel état est Jean. C'est donc le nom propre de ce garçon qui est le sujet du verbe est. h l Dans la deuxième proposition, le verbe artivent a pour sujet les u \ camarades, encore un nom, mais un nom commun précédé d'un article.

Plus bas, on aurait pu dire : la course le fatigue; on a remplacé le nom course par le mot courir, qui est un infinitif, forme du verbe qui s'emploie souvent comme nom.

Dans : il est trop lourd, on a remplacé le nom Georges, déjà cité, par //, pronom personnel. Plus bas, le sujet est le pronom démonstratif ce (c'est bon); plus haut, le pronom personnel indéfini 0/2 (on va jouer).

I Une proposition est un groupe de mots composé essentielle l ment d'un sujet, exprimé ou non, et d'un verbe qui dit que ce l sujet existe, ou bien ce qu'il est, ce qu'il subit ou ce qu'il fait.

Le sujet est le plus souvent :

un nom propre ou commun, ou un mot employé comme nom : Georges est lourd, le jeu amuse,

la forme nominale du verbe appelée infinitif: jouer distrait,

un pronom : je cours: c'est bon; on rit.

Les mots je, tu, il, on, sont toujours sujets ^ ..^ , .^...,~.^ ^.^ ^

Ex. 144. °^ Copiez en séparant les l en droit de dire qu'il n'en va pas

propositions par des traits verticaux : s toujours ainsi dans le monde. Certes

La jeunesse, \ '^s écoliers ne sont pas tous de petits

La jeunesse est imprudente; cela est saints, mais ils savent d'ordinaire explicable : elle connaît peu de chose reconnaître les mérites de leurs condisde la vie : on ne peut lui demander ci pies. Leur camaraderie devient ainsi l'expérience de l'âge mûr. Le jeune une longue épreuve pendant laquelle homme réfléchit peu, il agit vite; il ils s'apprécient les uns les autres et n'est pas arrêté par les difficultés, il ne s'améliorent par un contrôle mutuel, les soupçonne pas. Les échecs corrige- ^j.^ 146,] <f Ajoutez les sujets con-

ront parfois durement sa folle témérité. venat)les désignant des parties de

Ex. 145. °^ Trouver les sujets des \ l'animal : verbes en italique : \ X,e cftevaJ.

Les camarades. S Le — est une bête superbe : le —

Les jeunes gens sont ordinairement > a de la grâce, la — est haute, les — justes les uns pour les autres. Dans l sont droites, le — est long, la — flotte, les écoles, par exemple, une véritable s le — est luisant, la — est arrondie, égalité l'ègne entre tous les petits l la — est formée par de longs crins, les Français, et on est malheureusement j — sont vigoureuses, — n'est pas fendu.

Langue française. — Troisième livre.

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