RÉCITATION : Un poltron
Pierre était peureux, très peureux. Or un soir,
A l'heure où le couchant fait plus longues les ombres,
Il se retourne et voit sur la route, tout noir,
Un géant! On dirait un de ces ogres sombres
Dont grand'mère parlait près du foyer l'hiver.
Pierre se sauve; mais les géants vont plus vite
Que les petits garçons; l'ogre est sur ses pas. Vert
De peur, l'enfant appelle au secours. Tout de suite
Son père accourt, le fait baisser jusqu'au géant,
Lui fait toucher du doigt que sa sottise est grande,
Car ce géant, chacun l'a derrière ou devant;
C'est notre ombre au soleil. Et Pierre ému demande :
« Pour guérir de la peur, que faut-il que je fasse?
— Avant tout, regarder le danger bien en face. »
Ex. 168.*^ 1. De qui parle-t-ou dans 5 nynies de l'adjectif peureux, du nom ce morceau? — 2. A quel moment | couchant, du verbe voir. — 3. Qu'est- Pierre eut-il peur? — 3. Que croyait-il \ ce qu'un ogre? un géant? Comment voir derrière lui? — 4. Que lui rappela \ nomme-t-on un homme qui est tout le cette vision? — 5. De quoi s'etrrayait-il \ contraire d'un géant? — 4. Quelle dilTéen réalité? — 6. Que fit-il pour \ rence de sens y a-t-il entre courir et échapper à ce danger qu'il croyait^ accourir, baisser cl abaisser? — 5. Que sérieu.x? — 7. Que lit le père pour | \eiit dm : loucher du doigt sa sottise? rassurer son fils? — 8. Avez-vous eu pjx. 170.]'f Copiez les propositions des peurs aussi peu fondées? ^ /"orme attributive de ce texte et
[Ex. 169.] 'f 1. Qu'est-ce qu'un pol- i indiquez dans chacune d'elles le sujet,
tron? — 2. Donnez quelques syno- \ le verbe et Vallribut.