FORME ATTRIBUTIVE: LE VERBE
On entend trop souvent dire : .< C'est sa nature, il est paresseux. « Mais le X^ souvent l'enfant devient travailleur s'il le veut et si ses éducatnrs.ave7t le diriger. Il paraît enclin à la paresse; que Von s'applique ri nr aie corriger. Un envieux ne reste pas nécessairement envieux, 'orr«S/L"'é demeure pa.s fatalement orcjueilleux. Un défaut passe pour incurable. Appliquez-vous à le guérir, il guérira.
Dans il est paresseux, l'attribut est lié au sujet par le verbe es qui inS nue la qualité paresseux convient au sujet il. C'est par excellence lé iSe^qui sert à attribuer une manière d'être au sujet. Ma.s ce n est
"^^iLTenfant devient travailleur, si on employait est, on changerait l'id 'e Le sijet ren/-anf n'a pas encore la qualité d'être travailleur, ,1 l'nnnniprt- Ip verbe devient exprime cette nuance.
'Tes autres verbes pararf. reste, demeure, expriment d'autres rapports entre l'attribut et le sujet. ^________
Le verbe qui sert à lier l'attribut au sujet est essentiellement le verbe être : Le temps est sûr, les routes sont sec fies.
On emploie aussi les verbes paraître, sembler, pour marquer seu"em?nt une apparence : Le raisin semble, paraît mur.
On emploie encore les verbes devenir, rester, demeurer..., pour indVuTr que la qualité marquée par l'attribut s'acquiert ou persiste : Cet homme devient vieux, il reste droit.
Ces verbes simples peuvent être ^««^P^,««J„^/^„/„lVrd?îa
verbales ou par des verbes accompagnes d un pronom de la
]^fmepersoLe que le sujet et appelés verbes pronommaux :
Cette femme a l'air ,ma/adii'e, elle se fait vieille.
L'attribut se construit directement avec le verbe :
L'enfant devient meilleur, ou indirectement, par l'intermédiaire d'une préposition ou d'un adverbe : ^^ ^^,^^^^ ^^^^^ ^^^^ incurable.
Ex. 175. "f Soulignez les verbes des ' propositions à forme attributive et indiquez ensuite leurs sujets :
La propreté.
Dans quelques milieux ruraux, la malpropreté est inouïe : laver le carrelage reste une exception, essuyer la poussière, cela est inconnu. Quel triste intérieur : le pavé est boueux, les meubles sont sales, les murs semblent noirs. Avec 1» temps, la ménagère devient indifférente à ce spectacle, et la maison reste vouée au désordre et aux maladies.
[Ex. 176.] 'f Ajoutez les verbes qui conviennent :
Un orage.
La chaleur — accablante, de plus en plus le temps — orageux. Déjà le soleil — invisible et au midi le ciel — noir; le bétail môme — inquiet.
Le vent augmente, il — violent et les nuages crèvent; la pluie — diluvienne, elle — telle pendant une heure. Le cultivateur — anxieux; mais comme il ne tombe pas de, grêle, il — bientôt heureux : ses prairies avaient besoin d'eau.
Langue française. — Troisième livre.