GRAMMAIRE : B. — PROPOSIT IONS A VALEUR OBJECTIVE
^ I L'enfant (jrignole une noix. Sa maman la gronde : « Les noix irrite: t ^ I la gorge, tu le sais bien. » L'enfant écoute, renonce à sa noix et la jette.
Le verbe grignote est actif. Mais ractioii que fait le sujet Venfunt poile sur une chose autre que le sujet; elle porte sur une noix. Le mot une noix complète le verbe grignote en indi(iuant Vobjet que l'enfant gri- ^ \ gnote, c'est un complément d'objet, et la proposition : l'enfant grignote 9 < une noix a une valeur objective.
^ \ La proposition : Venfant écoute n'a point de complément d'objet exprimé, >< I mais nécessairement l'enfant écoute quelque chose : les conseils, les I ordres de sa mère. La proposition a encore une valeur objective.
\ Un complément qui indique i'objet sur lequel porte Faction exprimée par le verbe actif est un complément d'objet : Les noix irritent la gorge, elles chargent l'estomac.
Quelquefois le complément d'objet est si nécessaire qu'on ne pourrait le retrancher. {Les noix chargent n'aurait pas de sens.)
D'autres fois, le verbe peut se construire sans complément d'objet, l'action porte alors sur quelque chose qui n'est pas exprimé : Les noix échauffent.
Le verbe ainsi employé absolument a un sens général.
Le complément d'objet se construit :
1° directement, sans préposition; c'est un complément d'objet direct : Venfant grignote une noix.
S" indirectement, par l'intermédiaire d'une préposition; c'est un complément d'objet indirect : l'enfant obéit à sa mère. ■
Le complément d'objet peut être, comme le sujet, un nom, un infinitif, un pronom : j'aime le jeu, j'aime jouer, à jouer ...
Toute proposition où le verbe exprime une action qui porte sur un objet, exprimé ou non, a une valeur objective.
Ex. 208. V Copiez en soulignant les / Les occupations de la ménagère
compléments d'objet directs : l sont très variées : chaque jour, elle
Les débuts de Faraday. | allume —, prépare —, fait —, balaye
Un jour, le grand physicien anglais —, essuie— , nettoie— , cire— , épluche Davy rencontre un ami. Il tenait une | » lave , rince , met — , range — . lettre à la main. « Pepys, di-l-il, un \ [Ex. 210.] 1? Ajoutez des comptéjeune homme appelé Faraday a suivi ments d'objet indirects : mon cours et me demande une place. \ Un apprenti. L'accepterai-je? — Faites, dit Pepys. Charles s'est fait menuisier, après Donnez à ce solliciteur des bouteilles ^^oir renoncé — ; en faisant cela, il a
à rincer; s'il est bon à quelque chose, ni„-.j . ceux-ci (uit consenti —, et
il fera de bon cœur ce travail; s'il ji a j^ quitter son village. 11 sait déjà
refuse, il n'est propre à rien. » Davy ^n peu son métier, et il peut travailler
engagea ainsi l'homme qui fut ensuite . i.., ^cie lui sert —, et déjà le rabot
un des inailrcs de la science. Q]y(,\i __ Quehiuefois un coup de
Ex. 209. 'f Ajoutez les compléments ciseau mal donné nuit — ; mais celte
directs convenables : \ maladresse même profite — .
Langue française. — Troisième livre. 41