RÉCITATION : La vraie noblesse
La naissance n'est rien où la vertu n'est pas. Aussi nous n'avons part à la gloire de nos ancêtres qu'autant que nous nous efforçons de leur ressembler ; et cet éclat de leurs actions qu'ils répandent sur nous nous impose un engagement de leur faire le même honneur, de suivre les pas qu'ils nous tracent, et de ne point dégénérer de leur vertu, si nous voulons être estimés leurs véritables descendants. Ainsi, vous descendez en vain des aïeux dont vous êtes né; ils vous désavouent pour leur sang, et tout ce qu'ils ont fait d'illustre ne vous donne aucun avantage", au contraire, l'éclat n'en i-ejaillit sur vous qu'à votre déshonneur, et leur gloire est un llambeau qui éclaire aux yeux d'un chacun la honte de vos actions. Apprenez enlin qu'un gentilhomme qui vit mal est un monstre dans la nature; que la vertu est le premier titre de noblesse; que je regarde bien moins au nom qu'on signe qu'aux actions qu'on fait, et que je ferais plus d'état du fils d'un crocheteur qui serait honnête homme, que du fils d'un monarque qui vivrait comme vous.
MoLiÈHE. Don Juan, acte V, scène 6.
Ex. 212. 'f 1. Quel est le principal ^ [Ex. 213.]*^ 1. Qu'appelait-on autrereproche que ce père irrité adresse à | fois un^en/zV/iomme? — 2. Qu'étaient-ce son indigne fils? — 2. Quelle doit être, | que les «/-mes d'un noble? —3. Qu'est-ce d'après le vieillard, la conduite d'un \ qu'une action illustre? — 4. Que noble? — 3. A quelle condition un gen- | signifie désavouer quelqu'un, faire état tilhomme peut-il être fier de la gloire | d'une personne? — 5. Coniinent ont été de ses ancêtres? — 4. Cette obligation \ formés les mots gentilhomme, déshonde rester digue de ses ancêtres ne l neur, apprendre, désavouer, noblesse, s'applique-t-elle qu'à un noble? | crocheteur?