‹ Enseignement primaire élémentaire: méthode de langue française (volume 2)Chapitre 89 sur 373 · ORTHOGRAPHE : La forme interrogative · texte numérisé non relu

ORTHOGRAPHE : La forme interrogative

Eh! Puis-je cesser d'être moi?

S'avisa-t-on jamais d'une chose pareille? Et peut-on démentir cent indices pressants?

Rèvé-je? Est-ce que je sommeille?

Ne suis-Je pas dans mon bon sens?

Ne suis-je pas du port arrivé tout à l'heure?

Ne tiens-je pas une lanterne en main?

Ne te trouvé-je pas devant notre demeure?

Ne l'y parlé-je pas d'un esprit tout humain?

Molière.

Quand un verbe terminé par <? à la premièie personne du singulier est employé sous forme interrogative, l'accent tonique se déplace, il passe sur Ve muet final, qui se change en un é ouvert, marqué par tradition de l'accent aigu : révé-je? ne le Irouvé-je pas?

Quand un verbe terminé par e ou a à la troisième personne du singulier est employé interrogativement, on ne dit plus : aime-il? s'avisa-on? On a assimilé ces formes à d'autres (réussil-il? peal-on?) où se trouve un l, et aujourd'hui on prononce et on écrit un t euphonique : aime-til? chanla-t-elle? parlera-t-il?

Ex. 320. °^ Dans les vers de Molière S lui-même Sosie, indiquez les change-

cités 'plus haut, où Sosie s'adresse à ments orthographiques dus à la forme un mauvais plaisant qui prétend être ! interrogative.

Méthode Brunot-Bony.

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