‹ Entérrorragies: Consécutives à l'appendiciteChapitre 11 sur 16 · Ramsay. Lancet, juin · texte numérisé non relu

Ramsay. Lancet, juin

. puisse trouver la source del hémorragie.

Ro eupe abondante par la es sans que Ton

Malcolm (2) enfin signale un cas d'hémorragie grave se produisant par la plaie à Ja suite de l'inci- É sion d’un abcès péri-appendiculaire, hémorragie éga- FE

lement de source incertaine. /

Tous ces faits prouvent nettement que l’ulcération

des vaisseaux par le pus des abcès appendiculaires

n’est pas excessivement rare. Il est vrai que dans la

majorité de ces observations l’abcès avait été ouvert et drainé et l’on sait quelle importance on accorde à

un traumatisme quelconque, présence d’un drain par exemple, comme cause favorisant la perforation des vaisseaux dont les parois sont déjà malades ; mais cetraumatisme ne joue le plus souvent qu’un rôle secondaire et comme le dit M. Monod (35) en traitant la pathogénie de la perforation des artères au contact d’un foyer purulent : € Si elle se produit souvent par voie d’ulcération sous la pression d’un corps étranger (drain, séquestre) ou à la suite de manœuvres chirurgicales quiont contusionné le vais-

1. Dyce Duckworth et Langton: Medico Chirurgical transaclions, 1889.

2, J. D. Malcolm. Zancet, mars 1906.

3. Monod. « De la perforation des’ artères au contact des foyers purulents ou inflammatoires. » Bull. de la Société de Chirurgie, 1882, p. 666.

seau, elle peut aussi se produire s ete ue action

du pus déterminant par voie d’inflammation dans

l'épaisseur des parois vasculaires des modifications ee ‘anatomiques qui aboutissent à leur destruction, » Lite Au contact des parois de l'intestin, le pus des. accès d’origine appendiculaire semble agir de la même façon, illes ulcère, les perfore : les cas d’ou- verture de ces abcès dans l'intestin et tout particu-

lièrement dans le cæcum ne sont pas rares : cette ouverture spontanée n'est révélée le plus souvent que par la présence de pus, parfois de pus sanguinolent, dans les selles, elle peut même être un processus de guérison. Mais si ce pus rencontre sur son passage une artériole de quelque importance, il l’ulcère également et il en résulte une hémorragie d'autant plus abondante que les contractions péristaltiques de l'intestin s’opposent à la formation d’un caillot stable et empêchent par là même toute hémostase.

C’est,croyons-nous, ce qui a dû se produire dans les deux cas rapportés aux observations]Il et IIT ; peut-être aussi dans ce dernier la présence d’un drain au contact de lintestin en a-t-elle favorisé l’ulcération.

Une cause analogue peut expliquer, nous semblet-il, l’hémorragie relatée dans l'observation que M. Broca a bien voulu nous communiquer.

Dans ce cas, il est vrai, on ne constate pas, au moment de l’opération, la présence d’un foyer purulent, mais le cæcum est rouge, vascularisé, adhérent ;

Jouteau 3

est sectionné près de sa pointe : vie lendemain de NL opération le malade a une ascension à 3904 : le sur-

| di lendemain en enlevant les mèches, on constate qe lune d'elles est tachée à son extrémité de matières fécales ; dès le 17 avril, c ’est-à-dire trois jours après ue l'opération, apparaît une suppuration abondante et

fétide que révèle non seulement l’é vacuation de pus <

par les drains, mais aussi la courbe thermique qui 0

se maintient entre 38° et 39 degrés.

ne à Nous voici donc ramené à des conditions identiques à celles observées dans les cas précédents, c’està-dire à la présence d’un foyer purulent au contact | | de l'intestin. La tendance aux hémorragies se révèle a

quelques jours plus tard ; il se produit une hémorra- 0

gie en nappe assez abondante au renouvellement du pansement et, bien que par la suite la suppuration :

semble vouloir diminuer, les tissus restent toujours es cependant friables et un peu saignants.

Ce n’est que le 3 mai, vingt jours après l’opération, que survient l’hémorragie intestinale abondante trahie par l'évacuation de caiïllots et de sang rouge vif ; elle avait été précédée le matin d'une légére hémorragie par la plaie qui se reproduit le lendemain et le surlendemain, Cette hémorragie intestinale est unique, elle n’entraîne qu’un état d’anémie passager n’empêchant pas le rétablissement du malade qui peut quitter l’hôpital un mois plus tard

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