‹ Entérrorragies: Consécutives à l'appendiciteChapitre 12 sur 16 · Â IN · texte numérisé non relu

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sistant à à suppurer.

Se

: . Hnous paraît donc vraisemblable qu'ici encore il

a eu ouverture d’un vaisseau au contact du foye

© purulent : ; ici encore, il y a eu perforation de la paroi | < intestinale. Mais peut- -être cette perforation existail- Ë elle déjà lorsque l’hémorragie s'est produite et le Vaisseau lésé n’appartenait sans doute pas à la paroi intestinale ce qui expliquerait pourquoi l'hémorra- gie fut unique et n’eut pas de conséquences mortelles, l’hémostase ayant pu s’établir à lemps. re ; La pathogénie des deux dernières observations que | É. | , nous avons retrouvées est toute différente. N 74 22 Dans le cas de M. Thompson : un malade au cours Fe ‘ pe d’une crise appendiculaire présente plusieurs hémorragies intestinales abondantes qui, étant donnée l’é- és volution anormale de l'affection, font penser àune

fièvre typhoïde : Ce malade meurt de péritonite et à __ l’autopsie en dehors de l’appendice gangréné et sec- ; tionné à son extrémité on ne découvre aucune lésion 8 capable d'expliquer ces hémorragies ; pas trace dul- À cère ni d’ulcération sur tout le trajet de l'intestin ; pas même de parties congestionnées. Le cæcum et le côlon contenant seuls une grande quantité de sang et les seules lésions trouvées sur le tube digestif étant celles constatées au niveau de l’appendice, tout porte à croire que c’est un vaisseau de ce organe qui se trouvait en cause.

L'observation que M. Lilienthal avait publiée en 1903 semble d’ailleurs confirmer la possibilité de ces

MEN ete

ie dues à une lésion. de l'ap

artnet banale, une ot fois pe +

une crise réveillée par un traumatisme. L'opération

pratiquée à ce moment fait découvrir un appendice | enroulé autour de son méso et contenant des cail- | Jlots sanguins ce qui paraît indiquer que le point der 2 départ de l’hémorragie était l’appendice lui-même ; =

| hypothèse en partie confirmée par ce fait que les . Bu à hémorragies ne se renouvelèrent plus après l’ablaà À tion de cet organe. È ss

Mais s’il se trouve démontré ainsi que dans cerï tains cas le point de départ de l’entérorragie est au Se | niveau de l’appendice, la cause même de l’hémorragie n'en reste pas moins obscure : s'agit-il de l’ouverture d’un vaisseau par le processus gapgréneux comme semblerait l'indiquer l'observation de M. Thompson, d’une ulcération de la muqueuse ayant ouvert une artériole d’un certain calibre, ou de tout autre processus, il serait sans doute difficile de le dire. Ce qu'il y a de certain c’est que malgré la fréquence des lésions appendiculaires gangréneuses, congestives ou même hémorragiques, les cas d’entérorragies abondantes à point de départ nettement appendiculaire sont d’une extrême rareté.

Pour résumer la pathogénie des hémorragies intestinales consécutives à l’appendicite nous dirons donc

que d’après les observations que nous avons réunies

Fa “ini MS ES | PORTE UN De la perforation de la paroi intestinale et del | à ion d’un vaisseau en un point où cette paroi est en contact avec le pus d’un abcès d'origine appendiculaire. ; k De louveriure d’une artériole au niveau même de Tr appendice enflamme.

Peut-être aussi dans certains cas, les hémorragies

sont-elles favorisées par un état hémorragipare par-

ticulier du malade. | Dans un article récent M. A. Broca et E. Weill (1)

citant un certain nombre d'observations dans les-

quelles des hémorragies diverses se sont produites au cours de l’appendicite, insistent sur l’importance

e “' que peut avoir une lésion sanguine comme cause

déterminante ou favorisante de ces hémorragies.

Or ces lésions sanguines ne sont pas rares au cours de l’appendicite ; elles s'expliquent par la fréquence des lésions hépatiques ; les altérations du foie qui sont en effet « capables de provoquer d’une façon générale des états hémorragiques en sont res- : ponsables aussi dans l’appendicite ». Les troubles de la coagulation qui en résultent jouent un rôle impor-

1. Broca et Weill. Les complications hémorragiques de l’appendicite. Presse Médicale, 2 janvier 1907.

es hémorragies molles » ets si cene Vbnt pe

h émorragies intestinales abondantes ls en ca

SYMPTOMATOLOGIE

Quelle que soit la cause de l’hémorragie intestinale consécutive à l’appendicite, les symptômes sont à peu de chose près les mêmes dans tous les cas.

Les symptômes généraux qui se constatent ordinairement les premiers lorsque l’hémorragie est d’emblée très abondante, sont ceux que l’on retrouve dans toutes les hémorragies internes graves : pâleur de la face, petitesse et accélération du pouls, refroidissement, syncope, etc. Quelquefois, c’est le cas dans les hémorragies par perforation intestinale au contact d’un abcès appendiculaire et lorsque cet abcès a été antérieurement ouvert, il se produit en même temps une hémorragie plus ou moins abondante par la plaie.

Un temps variable après les phénomènes généraux apparaît le symptôme capital ; l'évacuation d’une certaine quantité de sang par le rectum. Le sang rendu peut se présenter sous des aspects divers : sang rouge vif, caillots, sang modifié, noirâtre, d’aspect goudronneux, suivant qu’il a séjourné plus ou moins longtemps dans l'intestin. Ordinairement abondante cette évacualion ne l’est pas toujours d'emblée ; parfois elle se répète à intervalles plus ou moins éloignés : presque à chaque selle pendant plus

one trois fe en nee huit dans de cas de MM. Box et Wallace ; plusieurs fois également dans l'observation de M. Thompson. Dans d’autres a cas a au contraire l'évacuation de sang par le rectum

est unique : observation de M. Broca ; observation de M. Lilienthal uneseule hémorragie à chaque crise ;

ce fait se aa semble-t-il dans les cas favora-

bles où une hémostase définitive peut s'établir à

temps.

Enfin il peut se faire que l’hémorragie soit telle-

ment abondante d’un seul coup qu'elle entraîne la

mort avant que le sang qui s’accumule dans l’intestin ait le temps de s’évacuer au dehors ; c’est ce qui s’est produit chez la malade de Russell J. Howard qui ne présenta qu’une hémorragie par la plaie et à l’autopsie de laquelle on trouvacependant une grande quantité desang dans l'intestin.

La courbe thermique ne semble pas jouer un rôle important dans la symptomatologie des entérorragies consébutives à l’appendicite ; il ne paraît pas y avoir ici d’oscillation caractéristique, comme l’abaissement brusque de la température dans les hémorragies

intestinales se produisant au cours de la fièvre

typhoïde par exemple. Cependant quand l’hémorragie est due à un abcès d’origine appendiculaire, dont la présence maintenait déjà la température au-dessus de la normale, il semble qu’elle s’accompagne d’une élévation brusque de quelques dixièmes de degré ; comme chez le malade de Box et Wallace qui

Rares

eut une poussée à 39 degrés lors de sa première hémorragie, et chez celui de M. Broca qui présenta également une élévation à 38° la veille et à 38°4 le jour de son hémorragie intestinale alors que depuis quelques jours la température se maintenait au-dessous de 38 degrés.

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