‹ Entomologie analytiqueChapitre 113 sur 204 · GENRE OEDÉMÈRE. OEDEMERA. (Olivier · texte numérisé non relu

GENRE OEDÉMÈRE. OEDEMERA. (Olivier

CarAcTÈRES: Coléoptères à quatre articles aux tarses postérieurs et cinq aux antérieurs; à élytres durs, rétrécis à leur extrémité libre et non réunis vers la suture; à corselet aussi large que les élytres et plus large que la tete; à antennes longues et en soie.

Ce nom, donné par Olivier, vient du grec oidéw et de uépos, membres enflés, parce qu’en effet les cuisses postérieures sont renflées, ou beaucoup plus grosses et plus développées, au moins dans l’un des sexes.

Fabricius a laissé les espèces de ce genre confondues avec celles du genre Nécydale, en remarquant cependant que souvent les cuisses Here étaient soie (sæpites clavatis). Quelques en-

COLÉOPTÈRES HÉTÉR. STÉNOPTÈRES. G. OEDÉMÈRE. 495

tomologistes croient, en effet, que ce gonflement des cuisses postérieures est un indice du sexe mâle dans ces individus.

On peut distinguer ce genre de tous ceux de la même famille, à l'exception de celui des Sitarides, parce que les élytres rétrécis ne sont pas joints entre eux par une suture, ce qui laisse à nu les ailes membraneuses, ordinairement colorées, tandis que chez les Nécydales, les Rhipiphores, les Mordelles et les Anaspes, les ailes supérieures sont affrontées sur toute la longueur de la suture. Les antennes, d’ailleurs, sont sétacées et non filiformes, comme celles des Sitarides.

M. Léon Dufour a fait connaître le développement de l’une des espèces en 1840, dans le tome X des Ænnales de la Société entomologique. Elle vit dans l’intérieur des bois à la manière des Xylophages, dont cette larve a la forme. Il a reconnu que le male et la femelle, étant différents pour la couleur, avaient été décrits comme des espèces distinctes. On trouve souvent ces insectes sous l’état parfait.

1. OEdémère goutteuse. OËdemera podagraria. Noire, à élytres fauves; les cuisses, et surtout celles des pattes postérieures qui sont renflées, sont pâles à la base. C’est la Cantharide fauve n° 4 de Geoffroy.

2. OEdémère bleue. OE. cœrulea. Bleue; les élytres à trois lignes longitudinales saillantes, à antennes noires. C’est la Cantharide à grosses cuisses n° 3 de Geoffroy.

3. OEdémère disparate. OE. dispar. Cest l'espèce dont M. Dufour a suivi les métamorphoses. Le mâle a été décrit sous le nom de Seladonia, et la femelle sous celui de Ruficollis.

4. OEdémère bordée. Œ. marginata. Le corps est noir, les élytres sont d’un jaune pâle transparent, entouré d’une ligne noire.

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