XXI
Gribouris, dont le thorax est convexe dans tous les sens; quatrièmement, des Lupères, dont les antennes sont au moins aussi longues que le corps, quand elles ne le dépassent pas ; enfin des Altises, dont les cuisses postérieures renflées donnent à ces insectes la faculté de sauter.
Le corps des Galéruques est ovale, allongé, ce qui le fait différer de celui des Chrysomèles, qui est aussi large que long, mais dont les mœurs sont à peu près les mêmes. Sous leurs deux états, ces insectes se nourrissent de feuilles, et ils vivent en familles, comme la plupart des Phytophages dont nous avons présenté déjà l’histoire.
Fabricius, qui a laissé imprimer le nom de Galéruque par deux //, a rapporté plus de cent espèces à ce genre. Aujourd’hui on en connaît au moins le double; celles des environs de Paris, les plus communes, sont :
1. Galéruque de la tanaisie. Galeruca tanaceti. Toute noire; les élytres, qui débordent l’abdomen, sont pointillés.
Quand les femelles sont fécondées et près de pondre, leur ventre est si gros que leurs élytres sont devenus proportionnellement très-courts, et on les prendrait pour de petits Méloës qui se traînent lentement. Les larves sont noires; leur ventre se termine par un mamelon visqueux, à laide duquel elles se fixent sur la plante, surtout à l’époque des mues et de la métamorphose ; car la nymphe se produit à l'air libre, eomme chez les Coccinelles et sur la plupart des Chrysomèles.
2, Galéruque de l’aulne. G. alni. Violette, avec les pattes et les antennes noires, les élytres grésillés ou marqués de points enfoncés irréguliers.
3. Galéruque de l'orme. G. ulmariensis. D'un jaune verdâtre; des taches noires sur le corselet et la tête; les élytres, légèrement velus, ont une raie noire sur le bord antérieur, et souvent une autre plus courte à la base.
Elle est extrêmement commune sur quelques ormes, et, y vivant en grand nombre, elle les dépouille en criblant les feuilles de trous. Les femelles sont aussi plus grosses que les mâles.
COLÉOPTÈRES TÉTRAMÉRÉS. PHYTOPHAGES. G. ALTISE. 635
4. Galéruque du nénuphar. G. nymphææ. D'un brun clair ; le reEord saillant des élytres jaune; antennes variées de noir et de jaune. Le ventre est plus
foncé.
On la trouve surles plantes naïades, de même que les Donacies ; son corps est comme huilé, et elle nage à la surface de l’eau sans en être mouillée.
5. Galéruque du marceau. G. capreæ. Grise, à antennes noires; des taches noires en dessus.
6. Galéruque de l'osier. G. vitellinæ. Bleue ou verte; élytres striés, ponctués ; anus l'OUX.