Genre ALTISE. ALTICA. (Geoffroy
Caractères: Coléopteres tétramérés ; à antennes en fil, à articles globuleux ou en chapelet, ne dépassant pas la longueur du corps ; à corselet court, inégal, à bords relevés, et & cuisses postérieures renflées, propres au saut.
Ce nom d’Altise est emprunté du grec rue; 1] correspond à agile, sautant, qui a la faculté de s’élancer; aussi nomme-ton ces insectes, trop connus dans les cam-
pagnes parce qu'ils attaquent et nuisent surtout aux brassicaires, navettes, colzas, choux, etc., des puces de terre.
Ces petits insectes sont très-lisses, et comme polis et luisants. On les reconnaît à la faculté qu'ils ont de s’élancer à d'assez grandes distances au moyen de leurs pattes de derrière, dont les cuisses sont tres-grosses. Leurs larves vivent aussi sur les végétaux, et sont nuisibles aux potagers où elles dévorent les cotylédons des raves, des radis, des choux. Sous ce premier état, elles ressemblent à celles des Criocères, des Chrysomèeles, dont elles ont, au moins quelques-unes,
les mêmes habitudes et sont douées de semblables moyens de protection pour échapper aux oiseaux et aux autres dangers.
Quoiqu'il y ait quelques différences dans la forme du corps entre les espèces, que les unes soient hémisphériques, d’autres ovales et allongées, elles sont faciles à reconnaître surtout par le renflement des cuisses postérieures, qui forment un certain volume sous le corps, de manière à gêner beaucoup l’insecte dans sa marche ordinaire. Les Trochanters en sont néanmoins très-petits, et ne laissent reconnaître qu'un petit étranglement dans la jonction avec la poitrine.
Ce genre est excessivement nombreux en espèces. Dans un autre ouvrage, nous en avons décrit plus de trente qui sont très-communes à Paris. Nous les avions distribuées en catégories, suivant que les élytres sont d’une seule teinte ou qu'on y voit deux ou plusieurs couleurs. Nous n’indiquerons ici que les plus importantes, et même, pour la plupart, nous nous bornerons à citer leurs noms.
1. Altise testacée. Atllica testacea. Cest l’Altise fauve, sans stries, de Geotfroy, n° 17.
On la trouve sur les gazons.
2, Altise des jardins. À. hortorum. Entièrement d’un jaune päle; les antennes noires.
3. Altise blanchette. A. albella. Elle est blanche, avec le bout des antennes et des cuisses noir.
On la trouve souvent dans les bois.
4. Altise noire. A. atra. Noire, avec la base des antennes et les pattes fauves.
. Altise hémisphérique. À. hemisphærica. Corps aplati, demi-circulaire, entièrement noir.
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COLÉOPTÈRES TÉTR. PHYTOPHAGES. G. GRIBOURI. 637
Nous l’avons recueillie sur le typha et sur l’arundo donax, quoique Fabricius l'indique comme vivant sur le noisetier.
6. Altise du navel. A. napi. D'un bleu noirâtre ; pattes et base des antennes testacées ; les cuisses renflées, toutes noires. C’est l’espèce qui dévore les choux ; on la chasse en semant des cendres de tourbe sur les jeunes plants à la suite des pluies ou après les avoir arrosés.
7. Allise des potagers. À. oleracea. D'un vert bleuâtre; corselet rétréci en arrière. Elle n’a aucun duvet. Elle dévore les feuilles séminales de presque toutes les plantes, surtout des violiers, des juliennes et de beaucoup d’autres fleurs en semis.
8. Altise des bois. A. nemorum. Noire, ovale; élytres jaunes au milieu, ainsi que la base des antennes.
On a décrit plus de deux cents espèces d’Altises.