Genre ÉROTYLE. ÆROTYLUS. (Fabricius
\ "45 4 NES ’ LEPRE à 27" CaracTÈRESs : Coléoptères tétramérés; à antennes Jiliformes, allant légèrement en grossissant vers la pointe, non por-
tées sur un bec; corps arrondi, convexe en dessus, très-plat en dessous.
Ce nom d’Érotyle, traduit évidemment du grec 26rukoe, est insignifiant, puisqu'il répond à amatorius, en latin un amoureux; il est à peu près certain que c'est un de ces
noms pris au hasard, comme l’a trop souvent fait notre célèbre entomologiste.
Pour les formes, les Érotyles semblent participer de celles des Coccinelles et des Chrysomèles. La plupart des espèces ont le sommet de la suture des élytres très-bombé, et quelquefois le dos offre une sorte de gibbosité. Ils proviennent presque toutes du Brésil et de l'Amérique méridionale. On dit qu'on les trouve sur les plantes dont ils dévorent les feuilles et les fleurs.
Le principal caractère de ces Phytophages, c’est le renflement terminal des articles grenus de leurs antennes, dont quelques-uns semblent constituer une petite masse composée de un à trois articles plus globuleux, quoique tous les autres articles soient en chapelet ou globuleux.
Ces insectes sont peu connus dans leurs mœurs et leur mode de métamorphose. M. Duponchel, qui en a décrit quatre-vingts espèces dans une monographie insérée dans
le tome XII des mémoires du Muséum, en a donné des figures coloriées, très-remarquables par le brillant de leurs élytres, dont les modifications sont très-variées. Nous n’indiquerons qu'une espèce :
Érotyle géant. Erotylus giganteus. Corps d’un noir luisant, élytres à taches nombreuses d’un jaune rougeâtre en forme de cœur, très-bombés. On le reçoit souvent de Cayenne.