‹ Entomologie analytiqueChapitre 43 sur 204 · Gevre ÉLAPHRE. ÆLAPHRUS. (Fabricius · texte numérisé non relu

Gevre ÉLAPHRE. ÆLAPHRUS. (Fabricius

CaracrÈres : Coléoptères pentamérés, à antennes en soie ; à corselet plus étroit que la téte; à élytres longs, couvrant tout le ventre et les ailes membraneuses ; des palpes simples non velus ; tarses simples.

Ces caractères suffisent pour faire distinguer Îles Élaphres de tous les Coléoptères de la même famille des Créophages ; d'abord de ceux qui ont le corselet aussi large que les élytres, tels que les Carabes, Cychres, Calosomes, Scarites, ete., et parmi les genres à corselet plus étroit, des Dryptes, des Colliures, qui ont le dernier article de leurs'tarses à deux lobes, et ensuite des Cicindèles,

dont ils se‘rapprochent le plus, parce que leurs palpés

ne sont pas épineux, et que les Manticores ont les élytres

soudés.

Ce nom d'Élaphre, qui signifie léger, prompt à la course, est tout à fait grec, £xappos; il a été adopté par la plupart des entomologistes; les insectes qu'il rapproche nous paraissent réunir des caractères très-naturels.

On n'a pas encore décrit les larves des Élaphres. Il est probable qu'elles se développent, comme celles des insectes parfaits, sur les bords des eaux, ayant quelques rapports avec les larves des Cicindeles.

On trouve les Élaphres sur les rivages humides des mares, des ruisseaux et des rivières. Îls courent avec beaucoup de rapidité; s'enfoncent avec prestesse dans les crevasses de la terre humide, et s’y blottissent, restant dans la plus grande immobilité. Leur corps laisse suinter une sorte d'humeur grasse qui paraît leur servir d'enduit pour les préserver de l'humidité. Ils répandent presque toujours, quand on les saisit, une vapeur acide d'une odeur toute particulière.

Les principales espèces du genre Élaphre sont les suivantes :

4. Elaphre riverain. Elaphrus riparius. D'un vert cuivreux, brun en dessus, plus brillant en dessous; élytres à quatre séries de points excavés, au centre desquels se voit un petit mamelon arrondi. C’est le Bupreste à mamelons de Geoffroy, t. I, p. 156, n° 30, qui l’a très-bien décrit et placé près des

Cicindèles, en engageant les naturalistes à l’examiner à la loupe, pour admirer les élytres, dont il décrit les caractères avec beaucoup de soin,

2. Élaphre uligineux. E. uliginosus. D'un brun cuivreux, à points enfoncés, d’un bleu violet.

Comme ces insectes sont généralement plus petits que les précédents,

COLEOPTÈRES. CRÉOPHAGES. G. BEMBIDION. 289 ne serait-ce qu’une simple différence de sexe spéciale aux mâles ; car on les prend dans les mêmes lieux.

3. Élaphre à pattes jaunes. E. flavipes. D'un vert cuivreux obscur; élytres un s peu velus; pattes jaunes ou jaunâtres.

4. Élaphre imprimé. E. impressus. Cuivreux; élytres à stries effacées, avec deux points élevés, bleuâtres, brillants vers la suture, entre la deuxième et la troisième série.

Ces quatre espèces d'Élaphres et plusieurs autres se trouvent aux environs de Paris et dans les mêmes circonstances.

Nous en avons nous-même donné une figure dans l'Atlas du Dictionnaire des sciences naturelles, pl. 11 des Insectes, sous le n° 6. C’est celle de la première espèce qui est reproduite ici.

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