‹ Entomologie analytiqueChapitre 44 sur 204 · Genre BEMBIDION. BEMBIDIUM. (Latreille · texte numérisé non relu

Genre BEMBIDION. BEMBIDIUM. (Latreille

CarAcTERESs : Coléoptères pentamérés; a corselet plus étroit que les élytres, qui recouvrent totalement le ventre et les ailes ; bouche à palpes nus ; à pattes antérieures échancrées.

Les espèces de ce genre sont généralement S $ petites et très-agiles; de là probablement a été tiré leur.nom, qui, en grec, Bey6éw, signifie al- ] , Fe) 1 ï ler vite en tournant, ctreum agito; la plupart ; 5 > ont été rencontrés dans les lieux humides, sous

. des pierres et aux bords des eaux, quelques-uns même sous des écorces d'arbres morts dans des lieux ombragés. On en connaît un très-grand nombre, car M. Lacordaire l’évalue à plus de trois cents espèces, et M. Jacquelin- Duval, qui en constitue un groupe sous le nom de Bembidites, qu'il a partagé en dix-sept autres dans une monographie publiée dans les Ænnales de la Société entomologique de

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France en 1851 et 1852, n'a fait connaître seulement que les espèces d'Europe.

Les caractères que nous venons de signaler distinguent les Bembidions de toutes les espèces que l'on peut rapporter aux autres genres de la famille des Créophages. Ils ressemblent en petit à celles du genre Anthie de Weber; mais ils s’en éloignent autant que des autres genres formés aux dépens des Carabiques par l’étroitesse du corselet comparée à celle de la tète et des élytres. Ensuite on les sépare des Dryptes et des Colliures de de Geer par l'inspection du dernier article de leurs tarses, qui est simple et non à deux lobes. Leurs ailes membraneuses suffiraient, par leur présence, pour les éloigner des Manticores qui n’en ont pas et dont les élytres sont soudés. Leurs palpes n'étant pas hérissés de poils , les séparent des Élaphres avec lesquels on les avait d'abord rangés.

Les Bembidions ont quelques rapports de formes et d’habitudes avec les Brachyns, mais 1ls n'ont pas, comme ces derniers, les élytres tronqués et le corselet aussi large.

Les auteurs n'ont pas décrit les larves des Bembidions. Il est probable qu’elles ont la plus grande analogie avec celles des autres Coléoptères carnassiers. Quant aux insectes parfaits, on les trouve dans les lieux humides couverts de byssus, et sur les bords des étangs ou des ruisseaux. Ils courent trèsvite et se nourrissent des plus petits animaux mous. Lorsqu'ils ne peuvent échapper par la fuite ou se soustraire aux dangers en pénétrant dans les sillons de la terre, ou se cacher sous les pierres, ils restent immobiles et laissent échapper par le cloaque une humeur qui porte une odeur désagréable légèrement acide. Leurs élytres et. toute la-surface de leur corps restent toujours lisses, polis et brillants; la terre hu-

COLÉOPTÈRES. CRÉOPHAGES. G. CLIVINE. 291

mide ne s'y attache pas : il semble qu'ils soient comme huilés.

Nous allons décrire ici quelques-unes des espèces les plus

communes aux environs de Paris; mais les plus grandes ont à peine cinq millimètres de longueur.

1. Bembidion des rochers. Bembidium rupestre. Cuivreux; élytres à stries de

points, avec deux taches obliques rousses, ainsi que la base des antennes et les pattes. C’est le Carabus littoralis de Panzer. Elaphrus de Fabricius.

2. Bembidion brülé. B. uslulatum. D'un brun cuivreux; élytres striés de points, avec les côtés ondulés de pâle.

3. Bembidion quatre gouttes. B. 4 quitatum. Noirâtre, avec deux taches pâles sur Chaque élytre; les pattes jaunâtres.

4. Bembidion quatre taches. B. 4 maculatum. Cette espèce est semblable à Ia précédente; mais ses antennes sont rousses.

On conçoit qu’il devient inutile de décrire ou d'indiquer même d’autres espèces dans un genre si nombreux, ainsi que nous l’avons dit.

+ 43. Genre CLIVINE. CLIVINA. (Latreille.)

CaracrTÈREs : Coléoptères pentamérés, à élytres de la largeur du corselet, dans lequel la tète est engagée, et de forme globuleuse; jambes antérieures dentelées.

On n'a rapporté, comme espèce principale qui se trouve en France, que celle qui avait été rangée parmi les Scarites, auxquels elle ressemble tant, que nous avions d’abord jugé inutile de la

faire figurer ici, on la nomme

Clivine des sables. Clivina arenaria. Elle est noire; les jambes des pattes de devant portent quatre dentelures et font l'office d’une scie; ses élytres, qui embrassent l'abdomen, portent des stries longitudinales formées par une suite de points.

Nous n'avons pas cette espèce à Paris, mais on la trouve dans le Midi. Son nom vient probablement du mot latin clivia, difficile.

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