GENRE FONGIVORE. BOLITOBROTUS
CaracTÈRES : Corps large, déprimé; à corselet aussi large £ $ que les élytres auxquels il est accolé; antennes aussi longues que la téte et le corselet réunis ; les yeux non saillants; les mandibules courtes.
Ce genre, dbnt le nom est formé de deux mots grecs : Borirns, champignon, et Bowie, nourriture, est la traduction de Fongivore.
Ce sont de petites espèces de Brachélytres, dont le corselet est accolé aux élytres et qui ont été rapportées à un grand nombre de sousdivisions auxquelles on a donné des noms divers dans ces derniers temps. Îls semblent faire, en effet, une sorte de transition, d’une part, avec les Créophages, par des genres voisins des Notiophiles, et, de l’autre, aux Clavicornes ou Hélocères, tels que les Scaphidies et les Nitidules, par l'extrémité de leurs antennes, dont les derniers articles vont
presque tous croissant successivement en grosseur.
Latreille a rangé les uns dans les genres Proteinus, Micropeplus et Aléochares, parce qu'ils ont les palpes terminés en alène.
Telle est l'espèce suivante :
Fongivore canaliculé. Bolilobrotus canaliculatus. Janne, avec la tête et une bande de labdomen noires. Le milieu du corselet porte un sillon longitudinal.
POSE PNR ENER
COLÉOPTERES. BRACHÉLYTRES. G. LESTEVE. D
Le
25 bis. Gexre LESTÈVE. LESTEVA. (Latreille.)
CaracrÈres : Corps tres-déprimé, oblong ; tete un peu resserrée au cou; élytres assez longs pour recouvrir la moitié du dos de l'abdomen.
Ce nom ne nous paraît ni grec ni latin, il avait été employé d’abord par Latreille ; peut-être provient-1l du mot 157, un voleur habile, prædator, où de rosée, je cache; il à été ensuite changé par Gravenhorst en celui
d'Anthophage, où mangeur de fleurs. On trouve en effet quelquefois ces petits insectes dans les fleurs où probablement ils recherchent leur proie; mais on les rencontre aussi sur les matières animales ou dans celles dont elles sont les produits.
D'après l'analyse, ce genre se distinguerait de celui des Stènes, qui ont les yeux globuleux et la tête non étranglée en arrière; des Oxypores, Pédères et Fongivores, qui ont des palpes saillants, allongés et renflés; et enfin de la plupart des Brachélytres par la longueur comparée de leurs élytres, circonstance qui avait fait placer d'abord la plupart de ces petites espèces parmi les Carabes à élytres raccourcis, tels que le Carabus dimidiatus de Panzer. Latreille avait placé ce genre dans la même division que les Oxytèles, les Omalies et les Aléochares, dont les palpes sont plus courts que la tête.
Voici l'indication des trois espèces dont nous avons précédemment parlé dans le Dictionnaire des Sciences naturelles:
1. Lestève échancrée. Lesteva emarginata. D'une teinte fauve obscure ; corselet rebordé ; élytres échancrés , testacés ; tête noire,
2. Lestève alpine. L. alpina. Noirâtre, à élytres, corselet et pattes testacés.
3. Lestère cimiciforme. L. cimiciformis. Semblable à une punaise; tout le corps est d’un brun ferrugineux.
QUATRIÈME FAMILLE : LES PÉTALOCÈRES ou LAMELLICORNES.
Les Coléoptères, dont tous les tarses sont composés de
cinq articles et les antennes terminées par une petite masse de lamelles rapprochées et comme feuilletées, comprennent tous les genres que Linné avait réunis sous le nom de Scarabées. Je suis k premier qui, en 1799, en ai constitué une famille sous le nom de Lamellicornes, et, par suite, de PÉra- Locères, dont la dénomination a été adoptée par tous les auteurs en entomologie, le mot grec réraïov signifiant des lames, et celui de xépx, corne ou antenne, particularité que nous avons cherché à exprimer en la rendant par le mot français traduit du latin, cornes en lamelles, cornua lamellata.
Au premier aperçu, il est facile de distinguer cette famille très-naturelle qui comprend la plupart des espèces du genre Scarabée de Linné. Aïnsi, d’abord, le nombre des articles aux tarses, qui est de cinq à toutes les pattes, les éloigne de tous ceux qui appartiennent aux trois autres sous-ordres des Hétéromérés, Tétramérés et Oligomérés, qui tous en ont moins de cinq, comme l’indiquent les noms sous lesquels ils se trouvent distribués. Ensuite la solidité des étuis qui recouvrent leurs ailes mem-
COLÉOPTÈRES. PÉTALOCÈRES. 329
braneuses les distingue des Téléphores et autres genres à élytres mous et flexibles, qui ont recu, par cela même, le nom de Mollipennes où d’Æpalytres. Puis ces ailes supérieures solides ne sont pas très-courtes, de manière à laisser à découvert la plus grande partie du ventre du côté du dos, comme on le voit dans les Staphylins qui appartiennent à la famille des Brachélytres. Troisièmement, leurs antennes ne sont pas de même grosseur, ou en fil sur toute leur longueur, ou terminées par des articles de moindre grosseur, ce qu’on nomme sétiformes où en soie; comme celles des Carabes de la famille des Créophages, d’une part ; et de l’autre, par exemple des Dytiques. qui, ayant les pattes en nageoires, appartiennent à la famille que nous avons nommée les Rémitarses ou Nectopodes. Ces mêmes antennes ne sont pas composées d'articles dentelés et dirigés d’un seul côté, comme on les trouve dans les Taupins et les Buprestes réunis sous le nom de Sternoxes, c’est-à-dire, à sternum saillant et pointu. Enfin les Pétalocères différent de toutes les espèces que nous avons rapprochées sous le nom de Percebois ou T'érédyles par la forme des antennes, dont les dimensions sont semblables dans toute leur longueur et par la forme cylindrique de leur corps.
Restent donc parmi les Coléoptères pentamérés quelques autres familles dont les antennes ont en effet des portions plus grosses, ou dont les articles sont plus développés ; soit à leur extrémité libre, soit sur leur longueur; et voici comment on peut les distinguer : d’abord, parmi les familles dont les genres offrent aussi une sorte de petite masse à l'extrémité des antennes, nous trouverions les Boucliers et les Hydrophiles
que nous désignons sous les noms de Clavicornes où Hélo- SN 42
ceres, parce que cette masse allongée est composée de petits segments comme percés chacun d’outre en outre ou perfoliés ; ou bien cette petite masse terminale est globuleuse, composée d'articles peu nombreux et si rapprochés qu'ils forment un bouton solide, ce qui nous a induit à nommer cette famille les Solidicornes où Stéréocères ; tels sont les T£thres, les Escarbots, les Anthrènes. Il ne reste donc plus que la famille qui comprend les Cerfs-volants, les Synodendres, dont les antennes forment bien une masse ; mais très-allongée, non feuilletée, à dents larges d’un seul côté, intérieurement et non à l'extrémité, ce qui représente une sorte de scie, et a fait désigner cette famille sous le nom de Serricornes où de Priocères.
Tous les Pétalocères proviennent de larves qui se nourrissent de matières végétales ; elles restent souvent plusieurs années avant de passer à l’état de perfection. Leur corps allongé, épais, presque arrondi, courbé sur lui-même et à extrémité mousse, est de couleur blanche ou incolore, comme étiolé, n'étant presque jamais exposé à l’action de la lumière; il est ridé, comme gonflé par un excès de nutrition composé d’une douzaine d’anneaux; la tête est écailleuse et assez semblable à celle des Chenilles; elle est munie de palpes et de deux fortes mandibules, On voit sur les premiers segments qui la suivent six pattes écailleuses. Placées sur un plan horizontal, ces larves ne peuvent s’y trainer, à moins qu'elles ne rencontrent quelque point résistant sur lequel elles puissent s'accrocher, et elles tombent bientôt sur le côté. La larve du Hanneton, malheureusement trop connue des agriculteurs, et qu'ils appellent le mans, donne une idée exacte de la forme de ces larves de Pétaloceres.
COLÉOPTÈRES. PÉTALOCÈRES. 331
Près de se métamorphoser, ces larves dégorgent une sorte de salive glutineuse, à l’aide de laquelle elles réunissent et consolident les particules des matières qu'elles ont rongées ; elles se construisent ainsi un cocon ou un follicule dans lequel elles subissent leur métamorphose. La nymphe qui en provient est d'abord blanche, transparente et très-molle ; elle laisse distinguer en dehors, comme toutes celles des Coléoptères, les parties qui doivent former l'insecte parfait, mais dans un état de contraction et de situation bizarre, les élytres étant portés en dessous, rétrécis en apparence, et situés au-dessus des pattes et des antennes qui sont couchées sous le tronc et ramenées vers la ligne longitudinale.
Dans l’état parfait, les Pétalocères ne se nourrissent, pour la plupart, que de matières végétales vivantes; cependant quelques-uns semblent préférer celles qui ont été décomposées ou altérées parce qu'elles ont déjà passé par le corps d'autres animaux, ou qu'elles en sont les produits. Les Bousiers et les Aphodies, par exemple, se rencontrent dans les fumiers et les matières stercorales ; d’autres, comme les Hannetons, les Trichies, les Cétoines, se nourrissent des feuilles ou même de certaines parties des fleurs dans lesquelles on les rencontre le plus souvent, et ces derniers ont en général des couleurs vives et même métalliques plus ou moins brillantes, tandis que ceux qui sont noirs ou bruns se rencontrent dans les fumiers. La plupart ne volent que le soir, et leur vol est lourd, difficile à son début, et comme il s'opère avec peu de rapidité, il en résulte un son assez grave.
Nous allons indiquer, dans le tableau suivant, les noms des principaux genres que l’on peut observer en France parmi ceux qui ont été rapportés à cette famille. Pour que
l’on sache à quelle portion du corps de l'insecte se rapporte l'expression de chaperon, qui devient ici le point de départ de l'observation, nous rappellerons qu’on nomme ainsi la portion la plus avancée de la tête, celle qui prolonge le front et qui supporte la lèvre supérieure au devant de la bouche. Ce chaperon est, en effet, très-développé chez ces Coléoptères lamellicornes, et ses formes varient notablement. Une autre partie du corps, qui a servi également à la caractérisation des genres, est la pièce qui provient du mésothorax ou de la région moyenne du corselet et qui est plus ou moins apparente à la base interne des élytres, au-dessus de la suture dont elle occupe la ligne supérieure. Voilà ce que l’on nomme l'écusson, lequel est le plus souvent à trois angles arrondis.
QUATRIÈME FAMILLE : PÉTALOCÈRES (1) ou LAMELLICORNES.
CaRAGTÈRES : Coléoptères pentamérés, à élytres durs, couvrant le ventre et les ailes ; | à antennes terminées par une masse feuilletée, où lamellée.
gi à la base des élytres APHODIE.
encroissant; écusson sans dents. 3 Bousier.
très-petit, ou nul; caperon |
dentelé. .. 2 Onrre.
{ rhomboïdal ; un écusson à la base des élytres... 1 Gxornure. | quadrilatère
long et comme rétréci 7 Hanneron. | carré
| 8 Céroine.
{large ; appendice huméral 9 Tricme.
velu ou épineux.......... 6 Trox.
\très-court; antennes à premier article lisse non épineux......... D SCARABÉE.
(4) De réruhov, lame-feuille, et de xéoxs, antenne.
mir
Le
COLÉOPTÈRES. PÉTALOCÈRES. G. GÉOTRUPE. 333 26. Genre GÉOTRUPE. GECTRUPES. (Latreille.)
Caractères : Coléoptères pentamérés ; à corps arrondi, court, très-convexe ; téte séparée du corselet, à chaperon avancé. carré, en losange où rhomboidal ; à antennes courtes à pen près de la longueur de la téte, en masse lamellée, inscrées sous le chaperon; corselet arrondi, plus court que l'abdomen ; écusson arrondi, distinct à la base, vers la suture des élytres qui dépassent et enveloppent le ventre en arrière et sur les côtes ; pattes courtes, à hanches larges transversales emboitées et mobiles dans leurs cavités, servant d'appui aux cuisses comprimées, aplaties ; toutes les jambes ou tibias aplaties également, mais tranchantes et dentelées en dehors; tarses à cinq articles, si peu développés qu'ils sont à peine distincts, surtout aux pattes
antérieures.
C'est Latreille qui a le premier employé ce nom de Géotrupe, formé de deux mots grecs yñ, la terre, et de zsuréw, je perce,
. ou du terme ysérourcs, fossoyeur ; il y avait
rapporté un certain nombre d'espèces du PE P
genre Scarabée de Linné, formant une division remarquable par le prolongement du front et par quelques-uns des caractères que nous venons d’énumérer. Malheureusement Fabricius, trouvant le mot convenable, l'a adopté; mais il l’a transporté au genre auquel Latreille avait laissé le nom primitif de Scarabée, et puis, comme pour augmenter la difficulté de la synonymie, il a pris le nom de Géotrupe pour désigner le genre Scarabée. Ainsi,
eu ENTOMOLOGIE ANALYTIQUE.
sous ce dernier nom donné par Fabricius, et que nous conserverons, il ne faut pas inscrire les Géotrupes dont nous poursuivons l’histoire.
Il est facile de reconnaître les espèces de ce genre et de les distinguer de toutes celles de la même famille des Pétalocères, d’après la forme et l’étendue de leur chaperon, parce que cette région de la tête est très-courte et à peine distincte dans les Trox et les Scarabées ; secondement, parce que ce chaperon n'est pas en croissant, comme dans les Bousiers et les Aphodies; ni coupé carrément, comme dans les Mélolonthes ou Hannetons, les Cétoines et les Trichies, tandis que dans les Géotrupes c’est un losange rhomboïdal.
Ainsi que leur nom le rappelle, les Géotrupes, sous la forme parfaite, fouissent ou percent la terre ; ils la creusent particulièrement dans les prairies, sous les bouses de vaches desséchées à leur surface. C’est donc sous les matières excrémentielles des ruminants et des chevaux qu'il faut aller les chercher. Les trous verticaux qu’ils y pratiquent leur permettent d'y introduire ou d'y entraîner des portions de ces détritus, au milieu desquels ils déposent leurs œufs, les mâles paraissant aider les femelles dans ce travail, qui est long et laborieux.
Les œufs d’où proviennent les larves sont les uns et les autres semblables à ceux des autres Pétalocères. Ces larves sont en tout semblables à celles des autres insectes à étui. Leur corps est blanc, mou, courbé en arc ; l'extrémité du ventre est obtuse, repliée en dessous; la tête seule est enveloppée d'un étui de corne qui forme le crâne avec des mandibules et des mâchoires bien distinctes; les pattes sont courtes et terminées par un seul crochet.
à À + ti
COLEOPTÈRES. PÉTALOCÈRES. G. GÉOTRUPE. 335
Les Géotrupes volent principalement le soir, comme les Hannetons ; mais ils ne se posent jamais sur les arbres, ils se dirigent principalement vers les matières stercorales. Ils volent très-bas, souvent à fleur de terre. Ils font beaucoup de bruit, parce que le mouvement de leurs ailes est lent et lourd, et ils se dirigent presque constamment en ligne droite, déterminée probablement alors par les effluves odorants. Au reste, l’insecte semble n'avoir pas la faculté de se détourner, et il vient souvent se heurter sur les obstacles qui peuvent s'opposer à son passage ou à sa route directe ; c'est peut-être à cause de ce qu'ils se jettent ainsi sur le corps de l’homme que cette sorte de maladresse a passé en proverbe, et que l’on dit : Étourdi comme un Scarabée ou comme un Hanneton.
Les principales espèces de ce genre sont :
1. Géotrupe phalangiste. Geotrupes typhæus. Noir ; corselet portant trois pointes dirigées en avant ; elles sont très-longues dans le mâle et dépassent sa tête ; ces pointes sont plus courtes dans les femelles. Le nom de Phalangiste lui a été donné par Geoffroy, qui l’a figuré pl. vrr, n° 52, à cause de ses pointes dirigées comme celles des phalanges macédoniennes. Il se trouve dans les bouses des prairies sèches.
2. Géotrupe stercoraire. G. stercorarius. Il est noir, bronzé ou bleuâtre en dessus; ses élytres sont striés, le corselet lisse, brillant, cuivré en dessous. C'est le grand Pilulaire de Geoffroy. Il est très-commun aux environs de Paris. Les enfants le nomment Mère à poux, parce qu'il est presque constamment couvert de Cirons vivants.
Cet insecte ne dépose pas ses œufs dans des boules de fiente, comme les Bousiers, dont les pattes de derrière facilitent, par leur forme et leur longueur, et même par leur insertion très-arrière, cette sorte de manœuvre ou de transport.
3. Géotrupe printanier. G. vernalis. Il est d'un bleu foncé rougeûtre ; ses élytres sont brillants, polis, sans stries enfoncées. C’est celui que Geoffroy a nommé petit Pilulaire.
4. Geotrupe sylvatique. G. sylvaticus. I ressemble au Géotrupe stercoraire , mais sa couleur est plus bleue, et ses élytres offrent entre les stries des rides qui semblent les grésiller,
Sa larve se développe dans une sorte de bouillie que produit la putréfaction ou les détritus des Bolets; voilà pourquoi on lui a donné ce nom, parce qu'on le trouve dans les forûts.
On connaît maintenant plus de quarante espèces rapportées à ce genre.
27. GeN8e ONITE, ONITIS. (Fabricius.) CaracrÈRES : Coléoptères pentamérés, à élytres couvrant le
ventre et les ailes; à antennes terminées par une masse
feuilletée ou lamellée; écusson nul; à chaperon large
dentelé.
Ce nom, donné par Fabricius, semble l'avoir été par le hasard, car les Grecs, comme on le voit dans Dioscoride vire, et ensuite en latin par Pline, liber XX, cap. xvir, désignaient sous ce nom une plante qui correspond à une
espèce d’Origan que les ânes broutaient de préférence, tandis que celle nommée Tragoriganon était plus recherchée par les chèvres.
Quoique ce genre ne diffère pas beaucoup, comme nous le verrons, de celui des Bousiers ni pour les habitudes, ni pour les formes, on peut essentiellement le caractériser par le chaperon très-dilaté, arrondi sur son bord libre et fortement dentelé, dont la tête et le corselet ne portent point de cornes ou de parties avancées, et chez lesquels la suture des élytres n’est pas séparée à sa base par un écusson.
Il existe réellement une grande-confusion dans les au-
COLÉOPTÈRES. PÉTALOCÈRES. G. ONITE. 337
teurs modernes sur la nomenclature du genre quinous occupe,
et dont nous n'avions pas cru devoir inscrire le nom dans
la Zoologie analytique, paree qu'il ne comprend réellement pour nous qu'une espèce qu'on rencontre dans le midi de la
France, mais qui est souvent représentée sur les hiéroglyphes
d Égypte. D'un autre côté, Weber avait, comme nous le ver-
rons dans l’article suivant, compris ces Onites dans le genre
Ateuche, le nom grec dreuyfs, QUI signifie 20n armé.
Onite sacré. Onitis sacer. Le chaperon offre six dentelures; le corselet ne porte point de cornes, les élytres sont lisses, les jambes postérieures ciliées. C’est le Bousier sacré de Linné, que l’on trouve, non-seulement en Égypte, mais dans le midi de PEurope. Le corselet est ponctué et chagriné sur le côté et lisse au milieu. Les élytres sont striés et légèrement chagrinés.
La plupart des espèces de ce genre sont tout à fait étrangères à l’Europe.